Armée malienne

Vol d’armes de guerre à nouveau


Les mauvaises habitudes ont décidément la peau dure dans la Grande Muette. Alors que les enquêtes relatives aux disparitions d’armes et munitions de la Garde nationale et  de l’ex-Intendance militaire tardent à livrer leurs secrets, et que l’opinion publique sent l’insécurité prendre de l’ampleur, voilà que l’on signale des cas similaires, toujours dans les rangs des bidasses. Les faits se sont déroulés exactement à l’ex-SNJ  et ex-Intendance militaire  où se trouve aujourd’hui le Commissariat central des Armées.  Il s’agit de la disparition de six (6) armes de guerre. De vol d’arme en réalité puisqu’aucun ordre formel n’autorisait leur sortie du magasin.
Fort heureusement  pour les paisibles citoyens, lesdites armes furent saisies sur des individus qui n’avaient qualité de les détenir ? C’est ainsi que les enquêtes conduisirent à l’interpellation d’un agent des services des Douanes maliennes qui servait d’intermédiaire d’un sous-officier, magasinier de son état et très bien connu dans le milieu militaire. D’après nos sources toujours bien informées, c’est ce douanier qui se procurait auprès du militaire des  armes et tenues avant de les revendre à des particuliers, notamment des Guinéens qui raffolent de ces équipements de l’Armée  malienne.
Depuis la semaine, nos deux fonctionnaires indélicats se trouvent dans les mailles des enquêteurs. Le magasinier, sous –officier de son état, était en poste depuis 1994. Ce qui veut dire qu’on ne doit pas être surpris si l’on découvrait d’autres sales affaires, disons plutôt d’autres crimes commis par l’indigne sous-off.

 
Magouilles dans le choix des sous-officiers pour des études au Canada

On aura tout vu dans le Mali d’IBK. Il s’agit d’un tout jeune sortant de l’Ecole des Sous-officiers. Présenté comme titulaire d’une Maitrise en Anglais, il fut rapidement présélectionné, puis sélectionné dans le but d’une formation au Canada au détriment de ses nombreux promotionnaires.

Fin décembre, il s’envola donc pour son lieu de formation. Mais le Canada n’est pas le Mali. Les rigueurs des études, stages et formations s’appliquent à tous, y compris les fils des hauts responsables du pays.

Notre jeune « sous-offi » fut ainsi soumis à un test d’évaluation. Résultat : nul. Sans autre forme de protocole, le Canada annula sa bourse de formation. Et il fut invité à retourner au bercail, dans son Mali natal. Aux dernières nouvelles, il serait incessamment attendu à Bamako.

Quel gâchis pour l’Armée malienne ! Qui a donc pris sur lui la lourde responsabilité de laisser partir le supposé « maîtrisard » en Anglais ? Et pourquoi ? Ne devrait-il pas payer  lui et tous ses complices ?