PRESENTATION DE VOEUX DE L'URD A LA PRESSE

Pour l’avenir de notre pays, le Président sortant doit partir

 

Pour ses meilleurs vœux du nouvel an 2018, à l’endroit du peuple malien en général et des journalistes en particulier, le président de l’URD Soumaila Cissé souhaite la sortie du président sortant Ibrahim Boubacar Keita.  

« Le mal qui ronge le Mali devient de plus en plus inquiétant. Le pouvoir ne parvient pas à assurer la sécurité, après le nord du pays, la violence s’étend dans le centre. Ce fut encore le cas récemment avec l’attentat de Boni et l’attaque sur les camps militaires de Youwarou, Soumpi et de Ménaka. Le pays est à bord du gouffre. Le Président sortant doit sortir ». Dixit Soumaila Cissé

Le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), l’honorable Soumaïla Cissé, non moins chef de file de l’opposition était face aux hommes des médias mardi dernier à la Maison de la Presse pour la présentation de ses vœux de l’année 2018 à la presse malienne. C’était en présence du représentant du président de la Maison de la presse de Bamako, Mamadou Talata Maïga, des responsables, militants et sympathisants du parti de la poignée de main. Ce mardi, l’occasion était bonne pour  le président de l’URD devant des centaines de journalistes toutes presses confondues de dénoncer l’insécurité qui mine le Mali, la corruption à ciel ouvert, et surtout la mauvaise gestion du pays par le régime actuel. A cet effet, pour Soumaïla Cissé, pour en finir avec la crise que traverse  notre, le Président sortant Ibrahim Boubacar Keïta doit sortir.

Dans son allocution, il dira que l’année 2017, tout en étant riche en évènements, mais a été particulièrement éprouvante pour  les journalistes. En effet, 65 journalistes et collaborateurs ont été tués selon le bilan publié le 19 décembre 2017 par l’ONG « Reporters sans frontières » contre 74 en 2016. L’ONG  relève que dix femmes ont été tuées en 2017, contre cinq en 2016. C’est tout simplement inadmissible et révoltant.  Outre les journalistes assassinés, « Reporters sans frontières » a recensé un total de 326 journalistes emprisonnés dont 202 journalistes professionnels, 107 blogueurs et 17 collaborateurs des médias, contre 348 en 2016.

Soumaila Cissé a aussi déploré la disparition de notre confrère et collègue  Birama Touré disparu le 29 janvier 2016, il y a juste deux ans jour pour jour. 

Selon lui, on n’a jamais vu un pays se redresser économiquement, améliorer le sort des populations et rétablir la sécurité dans la mauvaise gouvernance et la corruption ! Face aux graves défaillances du pouvoir et à son incapacité à rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire, 2017 n’a apporté aucune amélioration. Au contraire, faute d’un leadership incontesté et incontestable au plus haut sommet de l’Etat, la situation ne fait qu’empirer aux dépens de la population. Le pays est au bord du gouffre. En une année, plus de 700 personnes ont perdu la vie.  Depuis septembre 2013, ce sont plus de 2 000 personnes qui ont trouvé la mort dans des attaques ou des attentats. Ce fut encore le cas récemment avec l’attentat de Boni et l’attaque sur les camps militaires de Youwarou, Soumpi et de Ménaka. Force est de constater que le pouvoir ne parvient pas à assurer la sécurité alors que la violence s’étend dans le centre du pays, a fait savoir l’honorable Soumaïla Cissé. Avant d’ajouter  que le mal qui ronge le Mali devient de plus en plus inquiétant. « La déliquescence du pouvoir nous conduit dans l’impasse. L’incompétence et l’incapacité avérée des différents et nombreux gouvernements qui se sont succédé depuis 2013 ne sont pas une fatalité. Les maliens méritent mieux que cela. La mystification du Président sortant qui parle beaucoup mais qui ne fait rien pour son peuple n’est pas à la hauteur des enjeux. Les Maliens ont été dupés. Pour sauver le Mali, il faut organiser des élections libres et transparentes. Pour en finir avec la crise, le Président sortant doit sortir. C’est de la responsabilité de tous ceux qui portent et incarnent une alternative crédible et démocratique. En tant que chef de file de l’opposition, je ne me déroberai pas à mes responsabilités. Il faut mettre un terme à l’incurie des uns et au désespoir des autres. L’avenir de notre pays est en jeu. Nos voisins se désespèrent et sont inquiets », a souligné le chef de file de l’opposition.

 

A.M.N