Présidentielle 2018 : Soumaïla Cissé et Modibo Sidibé

Deux poids lourds de l’opposition investis candidats par leur parti et coalition


 

Soumaïla Cissé et Modibo Sidibé deux prétendants sérieux à la conquête de Koulouba ont été respectivement investis candidats à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 par l’Union pour la République et la Démocratie (URD), et le Nouveau Pole Politique de la Gauche républicaine et démocratique (NPP samedi et dimanche).
Soutenu par 30 partis politiques et plus de 200 associations et clubs de soutien, l’honorable Soumaïla Cissé Président de l’Urd a été investi  le samedi 12 mai dernier candidat à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018.
Placée sous le signe de la paix et de la renaissance, et de l’espoir, la cérémonie de l’investiture s’est déroulée au stade 26 mars de Bamako en présence des militants, sympathisants de l’Urd, et de plusieurs invités de marques venus de l’intérieur et de l’extérieur du pays.
Prenant la parole le premier, le secrétaire à la communication de l’Urd, Me Demba Traoré dira que le candidat Soumaïla Cissé est un homme de vision, d’action et passionné pour le  Mali et pour l’Afrique. Selon lui,  Il  incarne l’exigence de la compétence ayant fait preuve de don de soi pour le Mali. Grand praticien du développement, un marqueur de l’intégration nationale et africaine et fervent militant de la démocratie.
Quant à Soumaïla Cissé, candidat de l’URD à la présidentielle du 29 juillet 2018, il a indiqué que cette rencontre donne ainsi le top départ pour le  changement. 

«  Merci à la Coalition pour l’alternance et le changement. Chers camarades, sachez que c’est le début du changement, nous avons pris le chemin irréversible ! Sachez qu’on ne peut plus reculer ! Sachez que la victoire est certaine ! La victoire est certaine, car votre spontanéité  suffit, votre engagement suffit, votre présence suffit… pour montrer que nous sommes sur la bonne voie ».
Le candidat de l’URD a ensuite exhorté ses militants et sympathisants  à rester mobiliser et s’armer du courage.
«  Courage, encore du courage, soyons vigilants. Pas de tricherie ni de fraude comme en 2013. Nous n’accepterons plus cela. Votre combat c’est pour votre victoire. Donc, votre victoire c’est votre victoire. Votre présence ici c’est pour votre victoire et vous l’aurez. Vous l’aurez parce que je vous l’ai garantie et Vous l’aurez parce que vous le méritez ». A-t-il déclaré, avant de remercier la jeunesse malienne en ces termes « Merci aux jeunes du Mali ! Merci aux jeunes du Mali  qui savent balayer au bon moment et savent dire non au bon moment.  Ils  ont montré qu’ils aiment leur pays et qu’ils peuvent aller au-delà. Nous (Urd) sommes avec vous et derrière vous. Et c’est pour vous que nous nous engageons en vérité ».
Plus de 80 000 personnes avaient répondu à l’appel de l’URD.

Le lendemain dimanche, au palais de la culture Amadou Hampaté Bah de Bamako, le tour de Modibo Sidibé d’être investi candidat du Nouveau Pole Politique de la Gauche républicaine et démocratique (NPP).

Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie d’investiture de Modibo Sidibé dont les responsables des partis de l’opposition comme de la majorité.

Selon le représentant des partis signataires de la charte du NPP, Amadou Tiéman Sangaré, le choix de Modibo Sidibé n’est pas fortuit, car, il a un programme qui peut faire sortir le Mali de l’ornière. A ses dires, le NPP et son candidat prônent le respect des libertés humaines. Plusieurs personnalités, dont Makan Sidibé de la Diaspora Malienne, Salim Makadji de la Convergence patriotique pour le changement, le président de la jeunesse Fare Anka Wuli, Amadou Cissé, Boubou Lah de la société civile, et Astou Thiam l’épouse de Modibo Sidibé,  abonderont dans le même sens.

Quant à Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, porte-parole du CDR (Collectif pour la défense de la République), il a fait savoir que les Maliens veulent être rassurés par un président qui a la solution à l’éducation, à la santé, à la sécurité etc. « Le Mali est très mal gouverné. Les promesses tenues par Boua (IBK) n’ont pas été réalisées. Des milliards de FCFA ont été détournés sous ce régime. Si Boua ne décroche pas, on va le lui retirer. IBK n’en peut plus ».

Au cours de cette cérémonie d’investiture, Modibo Sidibé a dénoncé la gestion « chaotique » du pays, et a promis de réparer le Mali.

Prenant la parole, le candidat du NPP, Modibo Sidibé a pris l’engagement de ne jamais trahir à ses missions.

 « Demain, si par la Grâce de Dieu et la volonté des électeurs, je suis élu Président de la République, je m’engage, sans tarder, à faire droit aux attentes prioritaires exprimées par le peuple, et entamer les réformes institutionnelles et structurelles dont le pays a besoin ». Dixit Modibo Sidibé candidat du NPP.

« Vous venez de me désigner candidat du Nouveau Pôle Politique de la Gauche Républicaine et Démocratique, à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018. Ce faisant, vous avez placé toute votre confiance en ma modeste personne, pour porter haut les valeurs et les nobles idéaux que nous partageons pour notre pays », a Modibo Sidibé de l’opposition. Avant d’ajouter que l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 va se dérouler dans un contexte inédit au Mali et qui est caractérisé principalement par un affaiblissement généralisé de l’Etat, le développement de la corruption, du narcotrafic et de l’économie criminelle, l’aggravation inadmissible de la détérioration constante des conditions de vie, la persistance des affrontements intercommunautaires fratricides etc.

‘’Il nous faut réparer le Mali’’

Selon lui, l’insécurité sévit dans la quasi-totalité du pays. « Face à la situation chaotique que j’évoquais, le choix de la personnalité qui présidera prochainement aux destinées du peuple malien revêt une importance cruciale, car, il ne s’agira ni plus, ni moins que de choisir entre le redressement du pays et son affaissement. Un leader qui saura réactiver les ressorts de notre pays afin de le tirer de l’abîme et de lui redonner un véritable horizon. Avec votre soutien, j’entends incarner cette exigence, parce qu’il nous faut réparer le Mali. J’ai accepté d’être votre candidat à l’élection présidentielle du 29 juillet prochain parce que je suis convaincu qu’ensemble et armés de nos valeurs de patriotisme, d’intégrité morale, de courage politique et de compétence, nous pouvons bâtir cet Etat nouveau et relever les défis de l’heure», a-t-il ajouté.

Le Palais de la Culture a refusé du monde ce jour-là également.

 A.M.NIANG