CONSEIL NATIONAL DES JEUNES DU MALI

Complots et mensonges pour déstabiliser l’organisation

La démission de Mouhamed Salia Touré a précipité le Conseil national e la jeunesse (Cnj-Mali) ans une zone de turbulences entretenue sciemment par des caciques du parti au pouvoir pour aller vers un congrès extraordinaire et récupérer enfin le Cnj qui leur échappe, alors qu’ils contrôlent déjà toutes les structures de jeunesse du pays.

 En réalité, la démission de Mouhamed Salia Touré rentre dans le cadre de ce plan mise en place depuis le congrès de Bandiagara où toutes les tentatives menées par Moussa Timbiné et Mouhamed Baby pour remettre le Cnj entre les mains des jeunes du Rpm qui ont échoué.

C’est ainsi que Mouhamed Salia a plaidé pour que le Bureau exécutif national soit élargi à 45 membres au lieu de 27 membres comme c’était le cas. La raison principale était que le Rpm est arrivé à ce congrès avec 27 jeunes à intégrer dans le bureau national et faire ainsi une opa sur la faitière de la jeunesse malienne. Mais face à l’opposition de Souleymane Satigui Sidibé qui tient la base parce qu’ayant quasiment toutes les régions avec lui, le Rpm avait opté pour un plan B, à savoir différer l’opération de contrôle du Cnj en intégrant leur candidat dans le bureau comme deuxième adjoint, devant venir ainsi après Mouhamed Salia Touré et Souleymane Satigui Sidibé.

Le reste consistait à obtenir le départ de Salia en le nommant à un poste de responsabilité et isoler Souleymane au Soudan où se trouve le siège de l’organisation panafricaine de la jeunesse et le tour est joué : le deuxième vice-président qui est imposé par le Rpm, prend les rênes du Cnj.

Mais entretemps, il y a eu maldonne car Mouhamed Salia qui était pressenti ministre de la jeunesse à la place de Mouhamed Baby a déchanté et s’est finalement retrouvé proche d’un futur candidat à la présidentielle de 2018, en l’occurrence l’ex Pdg de la Cmdt, Modibo Koné.  Ce qui a provoqué l’ire du pouvoir mais lui pensait dur comme fer que c’en était fini du régime IBK poussé jusque dans son dernier retranchement avec cette histoire de projet de référendum. Ce qui a finalement précipité son départ qu’il tente maintenant d’imputer à son premier adjoint Souleymane Satigui Sidibé, pour certainement retourner dans les bonnes grâces du pouvoir et en même temps continuer à avoir une mainmise sur la jeunesse malienne.

Ce qui ne sera pas le cas car le Rpm ne peut plus lui faire confiance malgré ses dénégations et jeux de pirouette car des vidéos existent qui prouvent qu’il a cheminé avec un adversaire du président IBK malgré tous les engagements pris avec certains responsables du Rpm.

C’est pourquoi, il faut que le désormais ex président du Cnj-Mali arrête ses élucubrations et tourne la page de cette organisation de jeunesse dont il a usé et abusé afin de chercher la voie de son avenir ailleurs.

Surtout, qu’il clarifie tout ce qui s’est passé au niveau des fonds reçus à titre de subvention du projet qui fait tant jaser et dont le premier chèque a été tiré alors qu’il était encore président du Cnj-Mali. Nous sollicitons d’ailleurs, vivement un face à face entre Mouhamed Salia et Souleymane Satigui sur le plateau d’Africable. Le débat sera plus intéressant que le monologue auquel s’est livré Mouhamed Salia qui est en train de faire le jeu du Rpm en s’attaquant sans raison à Souleymane Satigui Sidibé qui ne lui doit rien. Bien au contraire, Salia aide le Rpm qui mène une guerre de tranchées contre Souleymane Satigui assis confortablement sur sa légitimité sans broncher.

Le problème du Rpm à l’heure actuelle, c’est de parvenir à décrocher Souleymane Satigui comme leur porte-étendard au niveau de la commune II où il habite pour arrêter la saignée provoquée par le nouveau mouvement politique lancé par Paul Boro pour soutenir la candidature de Modibo Koné contre IBK en 2018. C’est parce que Paul Boro, démissionnaire du Rpm, est en train de ratisser large et le Rpm a besoin de Souleymane pour occuper le terrain sous ses couleurs. Un pas que le jeunot n’a jamais voulu franchir, refusant de vendre son âme au diable et de trahir ainsi la jeunesse qui a confiance en lui, même s’il se garde de poser tout acte nuisible contre le pouvoir.

De toute façon la position du ministre qui n’est pas sûr de pouvoir contrôler un congrès extraordinaire pour permettre au Rpm de réaliser une OPA sur le Cnj est très sage car à neuf mois de la Présidentielle de 2018, mieux vaut garder le statut quo actuel au lieu de se hasarder à tout chambouler. Ce qui du reste ne plaît pas au Rpm, lequel a décidé lors d’une de ses récentes réunions à son siège à l’Hippodrome d’enlever Koita du ministère de la Jeunesse. Puisque le président tient à lui, il n’a qu’à l’amener à la tête d’un autre ministère, ont-ils dit, mais il faut qu’il quitte la jeunesse puisqu’il ne maitrise pas la situation au Cnj, ont-ils souligné.

N.S