ENTREPÔTS SENEGALAIS AU MALI

Cabale contre la directrice générale

Contre toute attente, une affaire réglée devant l’Inspection du Travail et par conséquent censée être close suite à une conciliation, se retrouve subitement devant le Tribunal et à l’insu de l’une des parties. En effet, c’est par voie de presse que la directrice générale des Entrepôts sénégalais au Mali (Enséma) a appris que son ex-employé, Kalifa Diakité, après avoir signé le procès-verbal de conciliation devant l’Inspection du Travail et pris le chèque affairant à ses indemnités, cherche à amener l’affaire en justice. De quoi s’agit-il ?

 Il y a de cela deux semaines environ, la directrice générale des Enséma a été alertée par deux articles de presse qui font état d’une plainte d’ex-travailleurs contre les Enséma et que l’affaire serait pendante au niveau de la Direction régionale du Travail du district de Bamako.

Vérification faite, il s’agit d’une ancienne affaire en principe clôturée au niveau de l’Inspection du Travail suite à une conciliation dont nous détenons copie du procès-verbal établi par la Direction du Travail du district le 24 novembre 2016 et signé par les deux parties. A la fin du processus de conciliation mené par un inspecteur du Travail, l’intéressé a empoché un chèque de 250 000 FCFA représentant toutes les indemnités dues,  après décompte effectué.

Le tout a été attesté par la signature de l’intéressé, Kalifa Diakité ;  celle du directeur des ressources humaines des Enséma, M. Sambou et sous la supervision de l’Inspecteur du travail qui a aussi apposé sa signature et son cachet sur ledit document. L’autre volet du dossier concernait l’Inps et les Enséma étaient sommés de procéder à la régularisation de la situation. Ce qui est en cours.



























Comment donc un dossier clos normalement à ce niveau, peut-il rebondir pour se retrouver au Tribunal et à l’insu de la directrice générale des Enséma qui ne sera informée que tard par son directeur des ressources humaines, qui a pourtant mené tout le processus ? Et encore qu’elle aille interroger le DRH pour qu’il se décide à l’informer de l’existence d’un dossier au Tribunal sur cette affaire que lui, le même DRH, avait géré à la Direction régionale du Travail ! Quelque chose ne tourne pas rond dans cette affaire qui a tous les relents d’une cabale contre la directrice générale.






















Une situation qui étonne aussi la direction nationale du Travail lorsque les cadres qui ont instruit cette affaire ont appris la suite que l’on tente de donner à ce dossier. Ils ne manqueront pas de faire le nécessaire ensuite.

Au vu de la médiatisation qui accompagne ce petit dossier et les commentaires qui ciblent directement la directrice générale, l’on comprend aisément mieux l’intention de nuire à sa personne, elle qui fait l’objet d’un règlement de compte de la part d’un ex directeur général des Enséma et sa horde de souteneurs jusqu’au sein des Enséma. Il s’agit de gens qu’il avait lui-même amené dans cette boîte et le plaignant est l’un de ses anciens collaborateurs.

C’est le vrai sens qu’il faut d’ailleurs donner aux commentaires qui ont accompagné les écrits sur cette affaire, comme s’il s’agissait de trouver un prétexte pour envoyer un message à Dakar en vue de dénigrer Mme Mbayang Diagne, actuellement à la tête des Enséma.

En effet, comment comprendre que le directeur des ressources humaines ne puisse lâcher mot de tout ce qui se tramait contre sa direction générale au sein de laquelle il travaille quotidiennement. Mystère et boule de gomme ! Même si nous ne voulons rien insinuer.

Retenez que la directrice générale n’a été informée de cette démarche judiciaire que bien après tout le monde. Lorsque le mal a commencé à produire des effets. A coup sûr, l’hypothèse du complot contre la directrice générale n’est pas retenue car elle a été affectée à la tête des Enséma, expressément pour remettre sur le bon pied cette structure qui était chancelante suite à une mauvaise gestion. Au point que le Sénégal cherchait même à s’en débarrasser, faute de pouvoir rentabiliser les investissements. Ce qui n’est plus le cas à l’heure actuelle. Ce qui, comme toujours dans pareils cas, ne peut plaire à tout le monde.

Rappelons que le plaignant, Kalifa Diakité, était préposé au nettoyage des toilettes avec l’affluence attendue, notamment de la part du public, constitué des camionneurs, leurs accompagnants, le personnel ouvrier, les transitaires et autres. Bref, un public divers, attendu dans le cadre du trafic. Mais pendant plusieurs années, Kalifa a vécu cette période de dèche noire où les Enséma ressemblaient à un champ de ruines abandonné, suite à la gestion du vieux Ibra Guissé, d’ailleurs épinglé dans un rapport d’audit accablant et dont Le Sphinx s’en était fait l’écho. Justement, Kalifa, tout comme le directeur des ressources humaines, ont collaboré avec cet ex directeur général.

De toute façon, l’Inspection du Travail estime que cette affaire est close et attend de voir quelles raisons ont poussé le plaignant à entamer cette nouvelle procédure après avoir accepté la conciliation et encaissé le chèque y afférent.

Affaire à suivre !

K.D.