SELON LE RAPPORT ANNUEL DE LA BCEAO 2016

Le Sénégal champion de l’investissement public, le Mali 3è après le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire en queue de peloton

 

« Par pays, les efforts d’investissement public les plus significatifs ont été observés au Burkina (9,5% du PIB en 2016 contre 6,9% en 2015), au Mali (9,3% du PIB en 2016 contre 7,3% en 2015), en Côte d’Ivoire (7,5% du PIB en 2016 contre 6,6% en 2014) et au Sénégal (12,0% du PIB en 2016, contre 11,3% en 2015) » selon le rapport annuel de la Bceao. Le Sénégal est donc en tête des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) où sont observés les efforts d’investissement public les plus significatifs en 2016 dans l’Union.

 

La première puissance économique de l’espace sous régional, la Côte d’Ivoire est en queue du peloton devancée par les autres pays qui sont économiques plus faibles. Le Mali, classé troisième économie de l’Uemoa après la Côte d’Ivoire et le Sénégal, est en troisième position en termes d’investissements de l’année 2016 (9,3% du PIB en 2016 contre 7,3% en 2015), derrière le Sénégal et le Burkina Faso ((9,5% du PIB en 2016 contre 6,9% en 2015.

Selon le rapport 2016 de la Bcéao, les dernières estimations indiquent une progression du produit intérieur brut (PIB) de l'Union, en termes réels, de 6,8% en 2016 contre 6,6% en 2015. L'expansion économique a été portée par le secteur tertiaire, principal moteur de la croissance, avec une contribution de 3,8 points, à la faveur de la bonne tenue des activités commerciales, de transport ainsi que du dynamisme des services financiers et de télécommunications.

Le secteur secondaire a été le deuxième pilier de la croissance économique, avec un apport de 2,2 points imputable essentiellement à la vigueur des investissements publics et privés, qui ont progressé respectivement de 13,4% et 3,7% en 2016. La contribution du secteur primaire s'est élevée à 0,8 point, en hausse de 0,1 point par rapport à 2015, en raison de l'augmentation de la production vivrière (+7,5%) et des principales spéculations (coton graine, arachide et caoutchouc). L'activité économique est restée bien orientée dans l'ensemble des Etats membres de l'Union au cours de l'année 2016, en particulier en Côte d'Ivoire et au Sénégal, où la croissance du PIB en volume est ressortie respectivement à 9,3% et 6,7%.

La campagne agricole 2016/2017 a été globalement satisfaisante. Les pluies ont été abondantes et bien réparties dans le temps et dans l'espace, induisant dans certaines régions des inondations, dont les effets sont restés limités sur les cultures. La situation phytosanitaire a été dans l'ensemble calme et maîtrisée, sauf au Burkina Faso et au Bénin où des dégâts dus aux infestations de chenilles sur le maïs ont été observés. Fort de ce constat, le Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le En 2016, l'activité économique mondiale a été moins dynamique qu'en 2015. Un ralentissement économique a été perceptible dans les pays industrialisés, contrastant avec le léger regain d'activité observé dans les économies émergentes. Le taux de croissance de l'économie mondiale est ressorti à 3,1% en 2016, après 3,2% en 2015, selon les estimations du Fonds Monétaire International (FMI) établies en janvier 2017.

Chiffre d'affaires du commerce est ressorti en hausse au Mali

Dans ce contexte global, les économies des Etats membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont fait preuve de résilience. Le produit intérieur brut de l'Union est estimé en augmentation de 6,8% en 2016, après une progression de 6,6% en 2015. Cette croissance est tirée par l'ensemble des secteurs, avec une contribution plus forte du tertiaire, suivi du secondaire.

Le taux d'inflation s'est établi, en moyenne dans l'Union, à 0,3% en 2016 contre 1,0% enregistré l'année précédente. Cette décélération de l'inflation reflète une hausse de moindre ampleur des prix des produits alimentaires et un repli des prix des produits pétroliers. Par pays, le chiffre d'affaires du commerce est ressorti en hausse au Mali (+20,5%) et au Burkina (+17,7%). En revanche, les ventes se sont contractées au Benin (-26,5%), au Sénégal (-8,5%), au Niger (-6,7%), au Togo (-4,0%), en Guinee-Bissau (-3,0%) et en Côte d'Ivoire (-0,9%).

Les plus fortes hausses des recettes budgétaires, d'une année à l'autre, ont été notées au Burkina (+16,0%), en Côte d'Ivoire (+13,4%) et au Mali (+9,6%).

Par pays, les efforts d'investissement public les plus significatifs ont été observés au Burkina (9,5% du PIB en 2016 contre 6,9% en 2015), au Mali (9,3% du PIB en 2016 contre 7,3% en 2015), en Côte d'Ivoire (7,5% du PIB en 2016 contre 6,6% en 2014) et au Sénégal (12,0% du PIB en 2016, contre 11,3% en 2015).

Au cours de l'année 2016, le réseau bancaire de l'Uemoa s'est consolidé d'une (1) unité par rapport à l'année précédente, pour s'établir à cent trente-huit (138) unités.

L'activité a été globalement bien orientée sur les marchés des capitaux de l'Union. Au niveau du marché monétaire, l'encours cumulé des avances sur les guichets de la Banque Centrale s'est établi à 3.000,0 milliards à fin décembre 2016, contre 2.570,0 milliards à fin décembre 2015, soit une progression de 430,0 milliards (+16,7%) d'une année à l'autre. Sur le marché interbancaire, le volume moyen des prêts s'est situé à 381,5 milliards à fin décembre 2016 contre 310,7 milliards en décembre 2015. Au niveau du marché régional de la dette publique, l'encours global des titres publics est ressorti à 8.621,4 milliards.

Diminution des cadences de production dans le secteur manufacturier

La production minière a connu une évolution différenciée dans l'Union au cours de l'année 2016. Les productions d'or et de pétrole brut se sont renforcées contrairement aux autres minerais extraits dans la Zone. L'indice de la production de la branche « activités extractives » a baissé de 1,1%, en variation moyenne sur l’ensemble de l'année 2016, principalement sous l'effet de la chute de la production au Mali, au Niger et au Togo.

L'extraction d'or est estimée en hausse de 2,6%, en s'élevant à 110.349,1 kg en 2016, à la faveur principalement de l'accroissement de la production au Burkina Faso (+6,0%), en Côte d'Ivoire (+2,1%) et au Mali (+0,9%). Au Niger, la quantité d’or produite a baissé de 26,9% en 2016.

La production industrielle dans l'Uemoa est demeurée orientée à la hausse au cours de l'année 2016, quoiqu'en léger ralentissement.

Elle a enregistré, en moyenne, un accroissement de 8,8% en 2016, après une progression de 9,5% observée un an auparavant.

Cette légère modération du rythme de croissance traduit principalement la diminution des cadences de production dans le secteur manufacturier, qui a enregistré une croissance de 6,5% en 2016 contre 14,0% notée l'année précédente.

Synthèse de N.S.