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RANDGOLD RESSOURCES
Un grand regard vers Loulo-Gounkoto pendant que la fermeture de Morila prend forme


 Même dans sa phase de post-exploitation minière, la mine d’or de Morila continue de délivrer de la valeur. Mais, il faut trouver les plans pour convertir le site en un centre commercial agricultural après sa fermeture en 2019. Telle est l’ambition de Mark Bristol, le Directeur exécutif Randgold Resources.

C’est dans le cadre de la traditionnelle rencontre périodique entre la société Randgold Ressources et les hommes des médias que les responsables de la société minière ont  animé un point presse  portant sur les activités de la mine de Loulo-Gounkoto et celle Morila dont la fermeture est annoncée pour 2019. C’était mardi dernier dans la salle de conférence du site minier de Morila. 
Aux dires du directeur général Marc Bristow, la mine de Morila continue de délivrer de la valeur dans sa phase post-exploitation minière pendant que les plans pour convertir le site en centre commercial agricultural après la mine en 2019 progressent. Il faut rappeler que la mine de Morila a commencé sa production depuis 2000. Du début à nos jours, la mine produit  plus de 6 millions d’onces d’or et distribué plus de 2 milliards de dollar US aux parties prenantes. Le traitement  actuel des résidus pour les tourner en dépôt dans la carrière est une  partie de sa stratégie d’autofinancement pour la fermeture. Bristow  a indiqué que cette capacité d’autofinancement sera renforcée par le développement du gisement satellite de Domba qui vient d’être approuvé par les communautés locales et dont la délivrance du permis environnemental final est attendue.
Selon lui, l’exploitation de ce site est envisagée après la prochaine saison des pluies. Il a fait savoir que pour minimiser l’impact économique de sa fermeture, Morila a dépensé 2 millions US à travers une initiative destinée à convertir le site après réhabilitation avec les infrastructures restantes en zone agricole de 3000 hectares dont  les estimations pourraient directement profiter à quelques 50 000 résidents locaux. Cette initiative est en train d’être partagée avec le groupe Songhaï qui a conduit avec succès des projets similaires dans d’autres pays africains a indiqué le directeur général.

Pour lui, l’objectif visé est qu’une équipe conjointe de Songhaï et de Morila/Randgold puisse se développer afin de réaliser une étude de faisabilité et un plan d’affaires qui seront présentés aux actionnaires pour approbation et au gouvernement malien pour endossement. Marc Bristow dira que le souci de Randgold est de faire en sorte que le gouvernement puisse s’intéresser à ce projet après fermeture. Pour lui, il s’agit d’ « un challenge ». Il pense qu’on peut venir en Afrique puis montrer qu’après l’exploitation d’une mine, il restera quelque chose. Loulou et Gounkoto en sont des exemples de grands pôles agricoles a-t-il fait savoir. Par ailleurs, le directeur général de la société a invité les entreprises privées aussi à s’intéresser à ce projet de Morila.

A noter qu’après la fermeture en 2019, la mine de Morila a prévu un plan de réhabilitation et un plan social. Selon Mark Bristow, il y aura un fond pour fixer les natifs, et un autre fond social pour les travailleurs, mais pour lui, le plus important reste l’agro-business (partenariat, gouvernement, populations et privés) le projet phare sans aucun doute. Il a indiqué que 334 ha de boue seront enlevés, un lac sera réaménagé où on peut y faire de l’agriculture sur 45 km.

A signaler aussi qu’en termes d’électricité, une centrale de production d’énergie de 30 MW existe. L’apiculture et l’élevage de volaille existent et le site est par excellence propice au tourisme et à l’écotourisme ont indiqué les dirigeants de l’entreprise,  tous des Maliens. Selon Marc Bristow, Randgold veut avoir le gouvernement avec lui aussi bien que les populations. En effet, au cours des 20 années que Randgold a passé au Mali,  ils ont investi 1500 milliards de francs CFA (2,8 milliards de dollars), et contribué pour 2 500 milliards CFA (4,7 milliards de dollars) dans l’économie du pays sous forme de taxe, redevance,  salaires,  paiements aux fournisseurs locaux, et d’initiatives communautaires.

« Morila est maintenant presque au terme de sa vie mais elle a  encore devant elle trois années de production rentable pendant le complexe Loulo-Gounkoto est en voie pour battre sa prévision de production de 2016 et continuera de produire plus de 600 000 onces d’or par an pendant les 10 prochaines années avec une durée de vie qui dépassera cet horizon. » a-t-il ajouté.

« Une industrie minière couronnée de succès et durable pourrait jouer un rôle majeur dans le développement de l’économie malienne si les nouveaux investissements étrangers pouvaient être attiré à travers un régime fiscal clair et stable, sécurisé par une convention » a ajouté Mark Bristow.  Lequel a invité le gouvernement Malien à prendre en main dans le cadre de son développement agricole, l’agropole du village de Morila réalisé par la mine.

 A. M. NIANG