Quand un confrère force notre admiration

Article publiée dans « La Sentinelle » N° 265 du lundi 09 Janvier 2016


 

ALERTE ! LES PREMIÈRES MAGOUILLES DU SOMMET AFRIQUE – FRANCE DÉCELÉES

Détournements de primes et des dotations des Agents…

A quelques jours de l’ouverture du Sommet Afrique –France, les autorités en charge de la Sécurité ont du souci à se faire. Motifs : les agents en charge de la  sécurité réclament les frais de formation et dénoncent surtout l’injustice dans le cadre de la distribution des armes individuelles, des munitions, le choix des hommes. Et ce n’est pas tout !

C’est un secret de Polichinelle que de dire que l’organisation du Sommet Afrique – France occupe aujourd’hui tout l’agenda du Gouvernement malien.

Du côté de la sécurité, le ministre Salif Traoré a du fil à retordre au regard des mouvements d’humeur de la troupe. La Commission sécurité est, en effet confronté à de gros problèmes.

Les agents de la sécurité après avoir passé une première séance de formation à Samanko, devraient percevoir un perdiem journalier de 10.000 FCFA. A leur grande stupéfaction, à deux jours de la fin de ladite formation, c’est une modique somme de 15.000FCFA qui leur a été remise. Le Ministre lui, à son tour, leur a offert un bœuf. Mais la question est : quelle destination a donc pris le montant promis ?

Une seconde séance d’une semaine a également été programmée. Il fut encore promis de remettre le reliquat de la formation précédente en plus des perdiems de  celle  en cours. Là aussi, les promesses ne furent pas entièrement tenues. Les participants n’eurent droit qu’à 7.000 F CFA. Et pourtant, le Ministre avait clairement dit que les formations étaient payantes à hauteur de 10.000 FCFA, ont confirmé certains participants.

Autres promesses non-tenues : la prime d’habillement estimée 210.000FCFA pour chaque agent. Il ressort des indiscrétions que les costumes offerts à la place de la prime s’avèrent de piètre qualité et dont les tissus semblent avoir été payés au marché de Médina-Coura. 

 

Par ailleurs,  chaque agent ayant subi la formation devrait bénéficier d’une arme individuelle afin bien mener la mission de sécurisation des personnes et surtout des invités. Mais à la grande surprise, ce sont 39 armes qui ont été offertes à chaque  unité c’est-à-dire à la police, la gendarmerie et à la Garde nationale. Et pourtant, les armes sont bien en quantité suffisante, nous assure-t-on. Pis, des confidences font état d’un commerce honteux à propos des munitions. Alors question ? Que compte-t-on faire des armes et munitions non distribuées ?

Une autre combine  qui fâche : les élèves sous-officiers de la police (stagiaires)  sont privilégiés au détriment des anciens, professionnellement aguerris. Simplement ! Parce les premiers ne peuvent réclamer de droits. Mais où vont donc les ressources financières  mobilisées pour les besoins de la cause ?

Autre grief : à l’heure actuelle, chaque agent se déplace à ses frais dans le cadre de la mission à lui dévolue, de 6 à 17 heures. Et pourtant, il avait été, promis là aussi que tout serait pris en charge y compris les déplacements.

Pour la bonne réussite du Sommet Afrique-France, chacun doit faire un sacrifice certes, mais ce rendez-vous est visiblement  l’occasion aussi pour d’autres de s’enrichir sur le dos des pauvres agents. Aux responsables d’en tirer les conclusions.

Sadio Dembélé