LIBERATION EN 2011 DES OTAGES AREVA AU NIGER

ATT innocenté par les révélations de Jean-Marc Gadoullet, ex-agent de la Dgse (services français de renseignements extérieurs) dans l’émission «Envoyé spécial» de la chaine française France2
















Le temps reste inexorablement le meilleur des juges. Ne dit-on pas que : «La patience est la clé de la délivrance ?». Ce démenti formel apporté par l’enquête de la chaine de télévision française vient s’ajouter au verdict des députés maliens affirmant l’absence de preuves matérielles aux accusations insensées de «haute trahison» portées contre ATT.
Selon Jean-Marc Gadouillet, à l’époque des faits, Spinetta était le président du Conseil de surveillance d’Areva qui gérait la mine d’Arlit. Il avait obtenu le feu vert d’Anne Lauvergeaon, ex-patronne d’Areva. Gadouillet, ancien journaliste qui était en contact avec les chefs d’Etat africains, activa ses réseaux. Claude Guéant, ex-secrétaire à l’Elysée qui avait la haute main sur les Affaires africaines, les encouragea.
Toujours selon Gadouillet, peu de temps après l’enlèvement Djibril Bassolé, ex-Ministre des Affaires Etrangères de Burkina Faso les mettra en relation téléphonique avec Blaise Compaoré. Ce dernier leur conseilla de prendre langue avec ATT. Ils prirent contact avec ATT, puis retournèrent rendre compte à Compaoré à Ouagadougou. Ce dernier sensibilisa son conseiller, le Mauritanien Moustapha Ghafi qui connaissait bien les ravisseurs d’otages. Des députés du nord du Mali sont également approchés par Gadouillet. Mami Coulibaly, directeur de la Sécurité d’Etat du Mali au moment des faits est aussi mis au parfum.
Selon les négociateurs Gadouillet, Guy Debrel, Abou Zied, le preneur d’otages, semblait prêt à libérer les otages pour une somme raisonnable pour les otages africains qui n’ont pas une grande valeur.
Selon certaines indiscrétions diplomatiques, Gadouillet aurait traité directement avec Mami Coulibaly sans informer le président de la République, ATT. La somme avancée pour la libération des otages était 12 millions d’euros. Mais d’autres sources avancent le montant de 13 millions d’euros.
C’est Guy Debrel, un cadre d’Air France qui apprendra à ATT la libération des otages qui  eut lieu en février 2011. L’ancien président de la République est devenu furieux. Il n’a pas apprécié de n’avoir pas été informé du moment de la libération des otages et du montant réel des sommes versées aux ravisseurs et aux intermédiaires, notamment aux intermédiaires maliens.
Une scène cocasse  se déroula à Koulouba. Ayant appris par l’intermédiaire de Guy Debrel la libération des otages, ATT convoqua illico presto Mami Coulibaly au Palais et lui demanda :

ATT - Mami, es-tu au courant de la libération des otages d’Arlit sur notre territoire ?

Mami -Oui,

ATT - Et pourquoi tu ne m’as pas averti ?

Mami- C’est parce que Spinetta (directeur de la Dgse au moment des faits, Ndlr) m’a dit que c’est le président de la République française,  Nicolas Sarkozy qui a dit que c’est lui qui va t’informer personnellement.

ATT- Mais Bon Dieu, c’est Sarkozy ton président ou c’est moi qui suis ton président ?

Mami Coulibaly, directeur de la Sécurité d’Etat du Mali au moment des faits fut limogé de son poste sous le fallacieux prétexte de l’évasion d’un prisonnier djihadiste tunisien à Bamako. Le président de la République malien, ATT, n’a pas toléré que son chef des renseignements rendit compte directement à l'Elysée du déroulement des négociations avec les ravisseurs sans même le prévenir auparavant.
Certains prétendirent, à tort ou à raison, que ce limogeage marque certainement le début du froid entre ATT et le président français, Nicolas Sarkozy.
J’estime que ces informations émanant d’une source aussi crédible que celle d’un éminent fonctionnaire de la Direction  générale de la sécurité extérieure, couramment connue sous le sigle DGSE, sont de la plus haute importance et méritent d’être portées à la connaissance du grand public.
Elles viennent, en effet, contredire de façon cinglante les rumeurs répandues au Mali, ailleurs en Afrique et dans le monde par certains Maliens animés du souci malveillant de nuire gravement à l’honneur du président ATT, en alléguant, perfidement, qu’il aurait reçu une partie de la rançon versée à AQMI.
Des esprits malveillants ont  même distillé une fausse rumeur selon laquelle les douanes françaises ont vu à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, des billets d’euros provenant de la rançon avec la Première dame Mme Touré Lobo Traoré.
Le temps reste inexorablement le meilleur des juges. Ne dit-on pas que : «La patience est la clé de la délivrance ?». Et avec le temps, c’est autre nom de Dieu Le Tout Puissant,  les vérités les plus cachées éclatent au grand jour en éblouissant les amateurs des mensonges. Ce démenti formel vient s’ajouter au verdict des députés maliens affirmant l’absence de preuves matérielles aux accusations insensées de « haute trahison » portées contre ATT.
La patience, pour ceux qui crient en Dieu, est sans doute,  la vertu la plus sacrée que Dieu peut mettre dans le cœur d’un croyant, comme il est dit dans le Coran (chapitre 2, verset 153) : «  Ô croyants ! Cherchez du secours dans la patience et la prière ! En vérité, Dieu est avec ceux qui persévèrent. »


A.D