Sébénikoro

Moussa Coulibaly victime d’un harcèlement judiciaire sans précédent


Quand les travaux de redressement ont permis à Moussa Coulibaly, un résident de Sébénikoro, d’hériter d’une partie de la maison de son voisin, il était heureux ? Aujourd’hui, ce bonheur s’est transformé en cauchemar pour lui, balloté qu’il est devant les tribunaux  par le jeune-frère de ce dernier qui ne détient ni procuration de son frère, ni aucun titre quelconque. Et pourtant….

Le sieur Moussa COULIBALY résidant à Sébenicoro depuis 1985  est victime d'intrusions répétées de la part du colonel de douane à la retraite  Amady Camara résident  a Djikoroni derrière le camp para, qui se dit propriétaire des lieux .Auparavant, il avait envoyé à deux reprises un intermédiaire pour négocier  l’achat de « sa » maison ou ce qui en était resté.

 Moussa Coulibaly    est ouvrier dans le bâtiment, pauvre certes mais honnête. Depuis  1985, il vit à Sébénikoro au même endroit  jusqu’à nos jours.  Il a hérité de son père la maison dont il est  propriétaire depuis  1975.

Le quartier étant spontané,  on a procédé à son redressement  qui a été  finalisé en 1996 et à l’issue duquel il a  bénéficié de la parcelle BC/4  sur laquelle il vit avec ma famille par décision du Gouverneur du district. (Voir document)
Quand les autorités communales  ont initié une mise en valeur, elles ont proposé un redressement au lieu d’un lotissement  au cours duquel des lots  ont été rasés et uniformisés. Une opération qui ne laissa aucun choix aux pauvres habitants qui n’ont aucun endroit où aller
Apres la mise en place  d‘une commission de lotissement, celle –ci a procédé  premièrement à un recensement des propriétaires occupant ou non   les différentes concessions. Moussa Coulibaly a été recensé sous le n°D 231.
En phase 2, il y a eu les tracés des  routes et des rues .Les lots concernés par les tracés ont été compensés dans une zone réservée au recasement. Certains lots dont les trois-quarts ont été engloutis par la route ont été tous compensés  sauf ceux dont les propriétaires  ont demandé à conserver leur lot ou ce qui en reste,  en refusant la parcelle de compensation.
A  la suite du tracé de la route RN5 et de la rue 565, la concession de Coulibaly a été amputée du côté Sud par la route RN5 et de l’ouest par la rue 565 et son voisin du côté de l’ouest. En revanche le reste de la concession  à l’est appartenant au sieur Tiémoko Camara recensé sous le N D232 a été ajouté à la  concession  et désigné  sous la parcelle BC/4.
Le sieur Tiémoko Camara a alors été compensé par la parcelle NN/2 située dans la zone de recasement. Il pouvait,  s’il le voulait en son temps,  renoncer à la compensation et conserver ce qui restait de sa concession .Ce qu’il n’ a pas jugé utile de faire , le bout de terrain qui restait n’avait plus de valeur.
Après le recensement et les tracés, il a été demandé aux déguerpis de démolir leur maisons  avant l’arrivée du Bulldozer et ainsi celles qui maintenant  se trouvent  chez le nouveau propriétaire  sous peine d’en perdre  le bénéfice à la fin des travaux de redressement. Tout le processus finit en  1996  avec la décision du gouverneur du district.
En 2000, un certain Amady Camara se vantant d’être colonel, ami personnel d’ATT et troisième  personnalité de la douane, expert de la CEDEAO,   convoque Moussa Coulibaly à la mairie de la commune IV  pour revendiquer les lieux dont le sieur Tiémoko  Camara était  précédemment propriétaire. Il s’est avéré  qu’Amady Camara n’est autre que le jeune-frère de Tiémoko  Camara propriétaire légitime et bénéficiaire du lot de compensation NN/2. Doit-on  et peut-on indemniser deux membres d’une même famille  pour une parcelle? Que nenni. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les différentes administrations  ont refusé d’indemniser le colonel.

EN 2015, croyant que  tout fini, Amady Camara a commencé à  harceler Moussa Coulibaly par ses différentes intrusions dans sa famille. Prenant des photos faisant des tracés bidon essayant d’établir des documents qui ne résisteront à une expertise pertinente.
Il convoque Moussa Coulibaly une deuxième fois  à la mairie de la commune IV avec les  mêmes résultats de 2000.  Enfin, il se résout à l’assigner en justice en omettant délibérément d’y joindre les pièces justifiant sa demande.  Naturellement Coulibaly demande au tribunal d’accéder aux documents fournis par le colonel. Mais bizarrement, le colonel de la douane entretiendra  le flou ? Dans sa requête Amady Camara remet en cause la  décision administrative prise  par le gouverneur du District  en 1996  d’injuste et d’illégale parce que ladite décision ne l’a pas indemnisé. Il reproche à l’Administration de l’avoir dépossédé, lui qui a rendu d’énormes services à son pays au détriment d’un simple ouvrier.
Amady Camara a choisi de  s’en prendre à Moussa Coulibaly,   au lieu au gouvernorat du District par la simple raison qu’il n’a ni titre ni droit pour ce faire. D’ailleurs il n’a jamais vu Camara, c’est plutôt son frère qui habitait les lieux. De guerre lasse, ce dernier attaquera le pauvre Coulibaly pour impenses sur la propriété d’un tiers, propriété qu’il n’arrive pas à prouver. Dans ses manœuvres, il est malheureusement soutenu par certains magistrats tapis dans l’ombre. Dans ses affirmations abracadabrantesques, il prétend avoir construit un appartement avec annexes sur une parcelle non lotie, au sort incertain qui appartient à son frère sans aucune attestation de vente. Et pourtant le lot de Coulibaly a lui aussi été rétréci au profit d’un voisin, il n’en a pas fait un fromage.
Toujours avec l’appui de forces occultes, Camara parviendra à faire condamner Moussa Coulibaly à lui payer une somme de huit millions six cent mille pour une maison en ruine sise sur sa parcelle attribuée par les autorités compétentes. Ce  que du reste Amady lui-même ne conteste pas. Le plus cocasse dans cette affaire est qu’Amady réclame un bâtiment  rectangulaire de 12m x 6m soit 72m2 et le bâtiment  en place est triangulaire (11m x10m soit 55m2) correspondant à la partie ajoutée  au lot de Coulibaly parce que justement insuffisante pour faire un lot à usage d'habitation.

Malgré qu’il soit indéniable que  la parcelle BC/4 appartient à Moussa Coulibaly et à lui seul, il est victime d’un harcèlement. Le tribunal non content de lui réclamer des impenses a  délivré une citation de confirmation de droit coutumier en faveur du colonel malgré son permis CUH délivré par le maire du district. On est plein mélodrame kafkaïen !

Adama Dramé