CAMP DE FORMATION MILITAIRE DE MARKALA :

1 mort, de nombreux cas de torture, d’humiliation sexuelle des filles…

Publié le 34 août 2018 par Batomah Sissoko

 

«Non, ce n’est pas un camp de formation militaire, mais de torture… Pas de nourriture et de soins…, les filles sexuellement humiliées ! Il existe de gros risques que les malheureux subissent le même sort que les cinq élèves de l’EMIA de Koulikoro en Octobre 2011». C’est par ces mots pleins de douleur et de crainte que des témoins nous ont fait part de leurs appréhensions !

 Selon les témoins à l’intérieur du camp, les élèves actuellement en formation (CAT1, P1 et P2) à Markala subissent en effet les pires tortures de la part de l’encadrement (nous nous gardons, pour l’instant, de donner les noms, seulement pour l’instant !).  
D’ores et déjà, l’on déplore un mort. Il s’agit de l’élève-Sergent Mbarkatiè Niagaté. Il est décédé lundi dernier des suites de « manœuvre » (Paix à son âme !).
Les élèves en question subissent plusieurs cas d’exactions en violation flagrante du règlement : cas d’injures graves, de coups (gifles)…
Les filles ne sont pas épargnées ! Un des hauts responsables du commandement a osé faire irruption dans leur salle au moment où leur intimité était exposée.

Les malheureux ne bénéficient pas de nourriture et de soins appropriés. D’où de nombreux cas de maladies dues à la malnutrition.

Pour avoir contracté la hernie, un des élèves a été chassé contre l’avis du Médecin-traitant, lequel avait pourtant donné un délai de trois jours pour le guérir ! 

En tout état de cause, à l’heure actuelle à Marsala, nombreux sont les témoins y compris des membres de l’encadrement encore humains, qui condamnent l’attitude des instructeurs et formateurs de façon générale. Craignant à juste raison le scénario de l’EMIA de Koulikoro, ils ont décidé de témoigner.

Pour rappel : le 3 octobre 2011, à l’école Militaire Inter-Arme (EMIA) de Koulikoro, 5 élèves-officiers dont 4 garçons tous Maliens et une Sénégalaise, ont trouvé la mort lors d’un exercice appelé Bizutage. L’affaire a fait grand bruit et ne s’est pas encore tassée ! Malgré le non-lieu délivré par le Tribunal militaire après moult transactions.

Prévenir dit-on, c’est guérir ! Le chef d’Etat-Major ainsi que le ministre de la Défense sont donc avertis.