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COMITÉ DE NORMALISATION DU FOOTBALL AU MALI

Entre manipulation, affabulation  et mensonge !

Il parait que le ridicule a cessé de tuer au Mali. La preuve par Poulo et son fameux comité de normalisation.

A en croire les responsables dudit Comité, la requête en vue de la levée de la suspension du Mali par la FIFA a été jugée recevable par le Tribunal arbitral du Sport (TAS). Et donc, poursuivent-ils, il y a lieu d’espérer. Nul, dit-on ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Ce ne sont pas les Magistrats et Avocats membres de ce comité qui nous démentiront.

Quand le Ministre et son CONOR insultent l’intelligence des Maliens

 Le Comité de normalisation (CONOR) n’a jamais déposé une quelconque requête auprès du TAS. Nous insistons : jamais ! Qui donc alors et pourquoi cette correspondance du TAS ? Là est toute la question. 

C’est un groupe (Yeli et consorts) se réclamant abusivement de la FEMAFOOT et non le CONOR, qui a introduit une requête auprès du TAS. Et c’est la correspondance dudit Tribunal qui l’atteste. Il y est écrit ceci : [Affaire] «Concerne TAS2017A575 FEMAFOOT c. FIFA».

Et pour plus de précision, l’auteur de la correspondance, enchaîne : « Par la présente, j’accuse réception d’appel déposée le 06 Avril par la Fédération Malienne de Football Malienne («l’appelant» ou «FEMAFOOT») auprès du Tribunal Arbitral du Sport «Le TAS») contre la Fédération Internationale de Football Association «l’Intimée» ou la «FIFA» à l’encontre de la décision rendue par le Bureau du Conseil de la FIFA le 16 Mars 2017… » (Voir fac-similé).

Nulle part n’apparaît le nom du Comité (CONOR). Et cela est tout à fait conforme à la procédure dans la mesure où seules les fédérations sont habilitées à ester auprès du TAS, non, les Etats et/ou leurs émanations à l’image du CONOR. A propos, ce comité s’est juste contenté de déposer une lettre d’information auprès du TAS et non de requête.

Cependant, puisque c’est au nom de «la FEMAFOOT», une fédération nationale de football que la requête a été déposée, le TAS est en droit de l’examiner. C’est cette procédure qui est en cours.  

Il y a cependant un paradoxe ! La présumée «FEMAFOOT» qui a introduit la requête a été dissoute par l’Etat du Mali avant d’être suspendue par la FIFA. A l’heure actuelle donc, elle n’existe officiellement et juridiquement ni aux yeux de la République du Mali ni à ceux de la FIFA. Alors, comment une telle entité fantôme peut-elle subitement renaître de ses cendres au point de s’octroyer le droit d’attaquer la décision de la FIFA qui ne l’a suspendue qu’après sa dissolution par l’Etat du Mali ?

Il y a pire, ou du moins, plus drôle ! C’est Yeli Sissoko et consorts, déjà en conflit avec la véritable et légitime FEMAFOOT (l’atteste «la procédure du TAS 2016/A/4913 Yeli Sissoko et consorts c. FEMAFOOT» au niveau du même TAS et non encore complètement vidée ; c’est ce même Yeli et consorts, disions-nous, qui attaquent aujourd’hui la FIFA en se prévalant du titre de la FEMAFOOT !

Récapitulons : Yeli et consorts attaquent la FEMAFOOT suite à une querelle de leadership et le dossier est toujours en instance au niveau du TAS ! L’Etat malien dissout la FEMAFOOT ; en réaction, la FIFA suspend la même FEMAFOOT et enfin, YELI consorts se réclament de la même FEMAFOOT et attaque la FIFA auprès du TAS !

Depuis quand donc Yeli Sissoko et consorts toujours en conflit avec la FEMAFOOT peuvent-ils se réclamer de la même FEMAFOOT et attaquer la FIFA auprès du TAS où leur contentieux, toujours avec la même FEMAFOOT, n’a pas encore été tranché ? Drôle non ? Voyez-vous, le ridicule a véritablement cessé de tuer au Mali ou du moins, il est de ces personnes qui s’amusent à insulter l’intelligence des autres.

A suivre ! 

Batomah Sissoko

 

Encadré

Le Mali désormais englué dans des procédures interminables et contre-productives. Pendant ce temps…


Il existe à l’heure actuelle, deux procédures au niveau du TAS et toutes deux introduites par Yeli Sissoko et consorts. Il s’agit de celle récemment engagée le 06 avril dernier (TAS2017A575 FEMAFOOT c. FIFA) et la première datant de 2016 portant référence TAS 2016/A/4913 Yeli Sissoko et consorts c. FEMAFOOT.

C’est le même groupe qui attaque à la fois et la FEMAFOOT et la FIFA en se réclamant, en second lieu, de la même FEMAFOOT. C’est à n’y rien comprendre ! Mais le plus grave reste à venir.

Dans leur seconde requête (TAS2017A575 FEMAFOOT c. FIFA), les plaignants demandent à ce que jonction soit faite entre les deux procédures.

Voici la réponse du TAS : « 7. Jonction avec la procédure CAS2016/A/4913 : Je note finalement que l’Appelante sollicite que la présente procédure soit jointe à la procédure du TAS 2016/A/4913 Yeli Sissoko et consorts c. FEMAFOOT. Dès lors que les décisions attaquées ont été rendues par deux organismes sportifs différents, il n’est pas possible de procéder à une consolidation des procédures selon les termes de l’article R52 al.4 du code.

Cependant, dès que les deux affaires ont le même objet, il est proposé aux parties que la présente procédure et l’arbitrage TAS2016 /A/4913 soient soumis à la même formation arbitrale en vertu de l’article de l’article R50 al.2 du code.

Par conséquent, j’invite les parties à me faire de leur position à ce sujet d’ici le 18 Avril 2017 au plus tard».

Ce n’est donc qu’après le 18 avril prochain que le TAS se prononcera à condition bien entendu que les deux parties (FIFA et FEMAFOOT, mais quelle FEMAFOOT ?) conviennent sur la jonction des deux affaires. Et c’est seulement après que le TAS entamera ses travaux pour une durée dont nul ne peut présager.

Mais voilà : la CAF (Confédération Africaine de Football) qui a d’ores et déjà suspendu la participation de l’équipe nationale du Mali à la CAN Cadet U-20 Gabon 2017, statuera sur le cas des Séniors pour la CAN Cameroun 2018, au plus tard le 15 Avril prochain, date coïncidant avec celle limite du dépôt des propositions des parties en conflit au niveau du TAS. C’est dire tout logiquement que la CAF n’attendra pas et qu’elle appliquera aux séniors maliens la décision ayant prévalu chez les cadets. La nature, dit-on, a horreur du vide !

Et encore pendant ce temps, au moins 12 clubs de D1 et la majorité des ligues se disent eux aussi prêts à attaquer la démarche de Yeli et consorts devant le TAS. Décidemment !

Batomah Sissoko