GRÈVE DES MAGISTRATS

Nous pas bouger !

Edité par Batomah Sissoko le 07-09-2018

La grève des magistrats ne semble être prête de s’arrêter. Et pour cause. Le Gouvernement joue au dilatoire et les grévistes restent droits dans leurs bottes.
Contactés par nos soins, un responsable du Syndicat autonome de la magistrature (Sam) signale que le Gouvernement a donné la preuve de sa mauvaise foi. La preuve, à ses dires : « Ils ont prétexté l’absence d’activités gouvernementales pour cause de scrutin présidentiel. Mais au même moment, ils ont procédé à de nombreuses nominations lors du conseil des ministres qui a suivi. C’est la preuve de leur mauvaise foi ».

Et invité à se prononcer sur les cas d’enlèvements suivis d’une tentative de judiciarisation, ce syndicaliste rétorque : « Nous déplorons et condamnons les enlèvements. Mais une éventuelle tentative de judiciarisation des affaires ne nous concerne pas. C’est l’affaire du gouvernement et il n’ignorait nullement que nous étions en grève ». Point !

Par ailleurs, une grave crise menace en ce moment les commissariats de police et brigades de Gendarmerie. Elle est justement consécutive à la grève des magistrats. En effet, brigades et commissariats sont désormais si remplis de prévenus que l’on envisage ici et là, de libérer sans délai ceux sans suite judiciaire pour faire de la place.

Batomah Sissoko