​​LES SARAKOLÉS DU MALI À TRAVERS LE MONDE ENTIER MANIFESTENT…

Contre les autorités judiciaires de Kayes dont ARIZO Maïga nouveau P.G de Bamako

A la suite de ceux des Etats-Unis et du Japon, les Sarakolés de France battront pavé demain samedi à Paris (France) pour protester contre les autorités judiciaires de Kayes parmi lesquelles, le nouveau P.G de Bamako, actuellement en service à Kayes en qualité de Procureur Général. Mais pourquoi donc ce vaste mouvement de protestation et de colère ? A cause d’un fait divers !

Les faits se déroulent à Oueleguela dans le cercle de Yelimané dans la nuit du 13 au 14 Avril dernier. Un groupe d’assaillants prend pour cible une famille abritant de nouveaux mariés en noces. Le groupe avait été auparavant été aperçu par les voisins suite à ses manœuvres suspects.  Ils ont été en effet vus dans des postures suspectes, achetant des crédits de recharges téléphoniques et en transférant de l’argent. Tout cela, non loin de la villa abritant les nouveaux mariés, qui sera par la suite, leur cible.

La même nuit (13-14 avril), ils passèrent à l’attaque en s’introduisant dans a famille en question, munis de fusils de chasse.

A l’intérieur, ils intimèrent ordre à tous les occupants de se mettre plat-ventre. Le premier qui tenta de réagir, à savoir le chef de famille, reçut la première balle. Il fut grièvement blessé. Le second, le frère de cette première victime tenta à sa on tour. Il reçut un coup de crosse qui l’assomma net. La panique s’empara des autres membres de la famille et les assaillants n’hésitèrent pas ouvrir le feu en vue de les dissuader. On déplore un mort et trois blessés dont deux par balles.

Les bandits emportèrent ainsi tous les biens des nouveaux mariés en plus de deux téléphones portables et disparurent dans la nature. Les enquêtes menées par la Gendarmerie de Yélimané sur instruction du Procureur ne donnèrent rien. Les victimes décidèrent alors de faire appel, au Procureur de la Commune III lequel émis un soit-transmis à la Police et l’affaire fut confié à l’Inspecteur Divisionnaire Papa Mambi Keïta surnommé l’Epervier du Mandé de la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ), section Cybercriminalité.

Arrestation des malfrats et… opposition du Procureur Arizo Maïga

Pourquoi la section cybercriminalité de la BIJ à Bamako ? Souvenez-vous-en : les suspects ont procédé à l’achat de crédits téléphoniques et à des transferts d’argent avant de passer à l’attaque. Aussi, parmi leurs butins, se trouvent deux téléphones portables qu’ils ont piqués chez leurs victimes. Les traces de ces outils informatiques pouvaient donc permettre de les retracer. D’où l’appel à la section cybercriminalité de la BIJ, une structure, soit dit en passant qui a une compétence nationale.

Munis d’un ordre de mission en bonne et due forme et d’un soit-transmit du Tribunal de la Commune III, à savoir, Alou Nampé, l’Inspecteur de Police se rendit donc sur place avec son équipe. Et comme prévu, il parvint à retracer les malfrats et même à les arrêter dans les 72 heures. C’est au moment de les amener à Bamako en vue de les présenter au juge Alou Nampé que les autorités judiciaires de Kayes s’opposèrent. Motif évoqué : la compétence territoriale ! Les policiers laissèrent donc sur place les malfrats. Mais les victimes ont une crainte.

Ce n’est pas une première

Selon toute évidence, les victimes n’ont pas confiance en ces autorités judiciaires de la région. De l’avis de certains, des malfrats reconnus comme tels ont été graciés dans des conditions douteuses. Raison pour laquelle justement, ils ont porté plainte auprès du Procureur de la Commune III lequel a émis un soit-transmis à la BIJ. Pour tout dire, les autorités judiciaires de Kayes et Yélimané ont été victimes de la méfiance des populations. Elles ne peuvent que s’en prendre à elles-mêmes !

En clair, les Sarakolés de la première région craignent que les malfrats soient libérés dans les mêmes conditions que les précédents. D’où l’alerte à tous les Sarakolés du monde !

D’ores et déjà, ceux des Etats-Unis et du Japon ont réagi. Paris marchera demain samedi de Montparnasse à l’Ambassade du Mali. D’autres suivront ! Ils n’écartent pas l’éventualité d’une saisine des Institutions internationales.

A suivre

Batimah Sissoko

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