​​Carte biométrique Cédéao

Le gouvernement et Cissé Technologies accordent enfin leurs violons

Le gouvernement malien et Cissé Technologie, son partenaire, l’Imprimerie de France,  se sont, in fine,  mis d’accord sur le prix de la carte nationale d’identité sécurisée Cédéao. C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée par Boubacar Touré ingénieur en informatique et en électronique au siège de la société sise à Faladié Sema.

Selon le conférencier, « la carte nationale d’identité sécurisée Cédéao qui sera disponible dès juin 2018, sera biométrique et comprendra tous les éléments  de sécurité fiduciaire définis dans les spécifications de la CEDEAO destinés à limiter les risques de falsification ou de contrefaçon. Elle comportera également une partie électronique répondant aux normes internationales et régionales de la CEDEAO pouvant faire évoluer la carte vers de nouveaux services. A ce titre, cette partie assurera aux citoyens les prestations de santé de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et des autres organismes de santé concernés que sont l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) et de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale(CMSS). »

Données biographiques et biométriques fiables

 

La CNIS sera dotée de :

Un système d’enrôlement et de remise qui a la capacité de capturer des données biographiques et biométriques conformes aux normes internationales ainsi que de les restituer ;
Un AFIS (Automated Fingerprint Identification System) civil. Un système d'inspection automatique d'empreintes digitales (AFIS) capable de vérifier l'identité des citoyens.
Un système de Personnalisation qui interagira avec le système central pour obtenir et recevoir les données de personnalisation permettant de personnaliser un eDocument conforme aux recommandations de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

La durée de vie de la nouvelle carte sera supérieure à 5 ans

 

Le couplage Santé

 Selon Boubacar Touré de Cissé Technologie, depuis 2015, sa société et son partenaire CEGEDIM accompagnent la CANAM dans la mise en place d’une nouvelle solution de gestion permettant la dématérialisation des échanges entre les professionnels de santé et la CANAM, et utilisant déjà des cartes biométriques.

La décision du gouvernement de coupler la carte d’identité avec la carte santé de l’AMO permet de répondre à la nouvelle exigence de sécurité tout en mutualisant les coûts de fabrication et en facilitant l’enrôlement des assurés, dans des conditions de sécurité maximale.

 

A l’horizon 2018, l’opérationnalisation de la Couverture Médicale Universelle (CMU) fera augmenter significativement le nombre de bénéficiaires qui passera d’environ 800 000 de nos jours à 12 millions et élèvera le niveau d’exigence en termes de sécurité et de fiabilité des documents d’identification maliens auprès des autorités sécuritaires du monde entier.

 

A très court terme, c’est-à-dire dès la mise en place de la CNIS, l’enrôlement sera grandement simplifié et allégé pour la CANAM et les assurés puisque chaque citoyen sera désormais détenteur d’une carte d’identité que la CANAM devra simplement activer pour que l’assuré bénéficie de ses droits. Pour activer la carte l’assurance maladie sur la carte d’identité ID, l’assuré devra se présenter à l’Organisme Général Délégué, muni de sa carte ID.

La CNIS permettra à l’assuré santé de s’authentifier auprès du système de sécurité biométrique anti-fraude de l’infrastructure santé.

 

A long terme, la CANAM pourra donc s’appuyer sur cette carte unique pour faire évoluer ses services, notamment vers la prévention.

 Les droits de santé contenus dans la CNIS seront activés dans les bureaux de la CANAM après instruction du dossier.

La mise en place de la carte d’identité biométrique CEDEAO du Mali couplée avec l’assurance maladie a été un très bel exemple que la CEDEAO a voulu partager avec tous les Etats membres en les conviant à Bamako.
C’est un instrument d’intégration qui forge désormais une identité communautaire à toutes les populations de la zone CEDEAO

 

Un recrutement de 700 jeunes attendu dans un premier temps

Selon le conférencier, la société CISSE TECHNOLOGIE et son partenaire ont fait un effort significatif en accédant à la proposition du Gouvernement relative au prix afin d’accompagner ce dernier qui offrira  gratuitement la première CNIS à tous les citoyens. En outre, ce partenariat a tenu compte du pouvoir d’achat des citoyens qui devront acheter les cartes lors de leur renouvellement à la modique somme de 6 000 FCFA

 

Toujours selon Touré, le projet commencera dès janvier 2018, la première distribution des cartes aura lieu dès  juin 2018. Il permettra le recrutement d’environ 700 jeunes dans un premier temps, un chiffre qui va naturellement augmenter avec l’accroissement des citoyens à enrôler.

La carte d'identité biométrique répond aux normes internationales de l’OACI (ICAO compliant) et aux cas d'usage spécifiques de la région. Elle est dotée d’une puce sécurisée et contient des informations ou données biométriques sur le propriétaire de la carte et relatives notamment à son nom, prénoms, sexe, date de naissance, lieu de naissance, adresse, taille, couleur des yeux, empreintes digitales et photo faciale. Elle présente plusieurs avantages tenant, entre autres, aux systèmes de sécurité et de fiabilité rendant toute falsification impossible et aux usages multiples pouvant être faits de sa base de données.

Véritable instrument d’intégration, la carte biométrique intervient dans un contexte sécuritaire préoccupant. C’est un document de voyage qui va, non seulement, simplifier les conditions d’entrée et de séjour des citoyens CEDEAO sur l’ensemble de la zone, mais aussi garantir leur sécurité.

Enfin Cissé Technologies en partenariat avec l’Imprimerie de France pourront exécuter un marché qu’ils ont remporté dans les règles de l’art et qu’on voulait torpiller à tout prix.

Bientôt les Maliens vont avoir eux aussi leur carte d’identité biométrique à l’instar des autres citoyens de la zone Cédéao. Nos cartes d’identité en carton-pâte, un tantinet démodées,  qui faisaient sourire certains agents d’aéroports des pays de la Cédéao, ne seront plus qu’un mauvais souvenir.

Que de transactions, de chausse-trapes et même de contre-vérités distillées par certains confrères de la place. A ce propos, « Le Sphinx » a approché les responsables de la société. Ils sont formels, Cissé Technologies n’a jamais travaillé avec GLI que certains concurrents ont contacté et poussé à distiller de fausses informations. Ils envisagent même de porter plainte contre ladite société à qui Cissé Technologies ne doit pas un franc. GLI est en fait un sous-traitant de leur partenaire Cegedim. Mais en attendant ils ont mis en notre disposition un courrier de ce dernier que nous publions ici in extenso.

N.S