Cour d’Appel : Karim Kéita (re)mord la poussière


La Cour d’Appel de Bamako a finalement vidé le délibéré du procès opposant Karim Kéïta et le Directeur de Publication de votre journal préféré après deux mois de renvoi en ces termes :
- Statuant publiquement et contradictoirement en matière correctionnelle et en dernier ressort. En la forme reçoit l’appel,
- Au fond le déclare mal fondé
- Confirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions.
- Condamne l’appelant aux dépens.
Le verdict donc est tombé comme un couperet en mettant fin aux desseins machiavéliques de Karim Kéïta et ses complices qui consistaient à faire condamner votre journal préféré afin de jeter le discrédit sur toutes les révélations qu’il a faites dans les cinq années du magistère de son père.
Mais fort heureusement, il y a eu un magistrat courageux du nom de Faradji Baba qui a dit le droit malgré les pressions en première instance. C’est grâce à lui que notre tête mise à prix a été sauvée. D’autres magistrats suivront en Cour d’Appel quand ils ont écouté, durant sept heures d’horloge notre Directeur de publication faire des révélations sur l’historique de l’Hôtel des Hirondelles, l’inventaire des recoupements des informations qu’il avait eues, la scandaleuse libération de Seydou Bathily dit Lo qui avait donné quatre faux chèques Bsic d’un montant total de 5 milliards à la Douane pour couvrir ses intentions d’importation de carburant ; les noms des différents complices qui ont prêté leur nom pour couvrir de sordides opérations, les connexions qu’Oryx -dont l’actionnaire principal est Sénégalais- a au Mali etc. etc. Toutes choses qui ont permis à la cour de se faire sa religion. Ces révélations qui sont, comme il l’a dit haut et fort, un secret de Polichinelle.
Nous saluons aussi le courage du Substitut au procureur de la République, Diakaridia Goïta qui a dit que notre Directeur de publication n’avait rien à faire devant eux. Qu’au contraire il demandait aux avocats de Karim Kéïta de lui dire de retirer sa plainte parce que les révélations du journaliste qu’il venait d’entendre ne l’honorent pas.
Vous l’aurez constaté chers lecteurs, durant les dix mois qu’aura duré cette joute judiciaire, nous nous sommes gardé d’écrire une seule ligne des minutes  du procès pour ne pas essayer d’influencer les juges qui étaient en charge de se prononcer sur la prétendue diffamation faite contre le fils du président de la République et non moins président de la Commission Défense de l’Assemblée nationale.
Nous remercions nos avocats, Me Cheick Oumar Konaré, Me Alassane Diop et Me Abdramane Mamanta Touré qui nous ont défendu gratuitement avec un seul objectif la défense de la Liberté de la Presse.
Ah, ne l’oublions pas : les avocats de Karim Kéïta ne nous réclamaient plus,  en appel, 4 milliards mais 32 millions somme que nous avions annoncée comme honoraires que le nouveau nabab de Bamako leur a payés. Chose d’ailleurs qu’ils n’ont pas niée. A la question que leur a posée  notre jeune et excellent confrère Ammi Baba Cissé lors de la conférence de presse qu’ils ont animée après leur revers en première instance, Me Yaro avait répondu péremptoire : « Han ga ni kuma to yé folo », Traduisez : « Laissons cette question d’abord ». Tout un programme !