De la République du Mandé aux Etats-Unis de Kamita Meri, un livre à lire absolument
 

Le quarante-deuxième livre de Doumbi Fakoly : «  De la République du Mandé aux Etats-Unis de Kamita Meri » Editions Menaibuc, France, 2017 est dans les rayons des librairies. C’est un roman de fiction très proche de la réalité et même de l’actualité. Quand bien même que l’auteur situe le canevas en l’An 6254. Il narre l’histoire d’Isaac Bourbon Keta dit IBK qui, depuis qu’il est devenu président de la République du Mandé, grâce à un masque trompeur de restaurateur de Vérité et de Dignité nationales, a révélé à ses concitoyens son vrai visage. Le modèle d’Issac Bourbon Keta dit IBK, en réalité, a toujours été bouffon Jean Bedel Bokassa, l’éphémère empereur de l’éphémère empire de Bérengo.
Prenant le soin de s’entourer de ministres-courtisans, ses yeux et sa voix étant l’Office de Radio Télévision du Mandé, Isaac Bourbon Keta dit IBK, vit son rêve d’empire si envoûtant qu’il a égaré le sens des réalités.
Nouvel avion impérialo-présidentiel pour faire le tour du monde avec une écuelle de mendiant à la main, dépenses inutilement somptuaires, confiscation au peuple et distribution de privilèges insoupçonnés à la famille et à un entourage de serviteurs zélés, Isaac Bourbon Keta dit IBK est convaincu d’être l’heureux élu d’une monarchie divine sur laquelle veille Allah Subhana Wa Talla au nom de Dieu Ternaire,  Jéhovah ;  Dieu le Père-de-Jésus, Allah lui-même.
Pour amener le peuple du Mandé à partager cette certitude, il donne ordre à ses apologistes sincères et ses adulateurs opportunistes de transformer la Constitution  républicaine en une Constitution monarchique.
Il sera ainsi inamovible, trustant aussi bien le sénat que l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle que la Haute Cour de justice et le commandement des Forces Armées.
Isaac Bourbon Keta dit IBK, à l’exemple de tant d’autocrates, à la faiblesse de croire que son pouvoir est éternel et transmissible par héritage.
Mais des signes annonciateurs inattendus du redressement de ce destin truqué qu’il a voulu tracer pour son peuple, assombrissent soudain son propre destin politique. Deux grandes manifestations du refus de sa Révision constitutionnelle ont raison de sa confiance aveugle en sa mission divine.
Dribleur habile, même de son ombre, comme son prédécesseur, ATT, il met à contribution les guides religieux pour se tirer d’affaire.
Trop tard. Excédé, le peuple du Mandé lui a retiré le fonio de confiance et de respect qu’il avait encore pour lui. Se sentant humiliées par leur incapabilisation volontaire, étant sevrées d’armes sur ordre de l’étranger, les Forces Armées Anéanties du Mandé dites FAAMA prennent leurs distances.
Persistant et signant dans leur volonté de maintenir Kamita dans le giron de ses ennemis, le Cartel et l’entente francs maçonniques cherchent à s’appuyer, eux aussi, sur une armée de l’ombre. Car la France-Afrique ne peut les aider avec son armée mécanique, fonctionnant à l’énergie artificielle, et leurs loges-mères n’ont pas les connaissances mystiques des sociétés secrètes kamites.
Mais ils rencontrent un refus poliment catégorique des thaumaturges de leurs pays qui doivent modifier le profil de l’année favorable à Kamita, annoncé dans leurs investigations devant les représentations diplomatiques et tous les centres d’intérêts significatifs.
La répression n’entame pas leur détermination renforcée par le soutien inattendu des Maîtres des abeilles et les criquets pèlerins, dont les attaques en masses nuageuses compactes, font se débander les policiers et les gendarmes en mission de répression.
Elles continuent d’exiger la réalisation immédiate de l’aspiration générale d’une Fédération des  Etats Kamites. La multiplication de ces affrontements finit par décider certains militaires à changer de camp pour sauver leur honneur. Ils suivent l’exemple de leurs frères d’armes du Mandé.
Ils prennent le pouvoir à Sama Dugu, à Soso Dugu et à Faso Dugu et se déclarent prêts pour la création immédiate des Etats-Unis de Kamita.
Ils rejoignent le CMRN en même temps que les Présidents de Sunugal et de Gambiaka à Mali-ko, capitale du Mandé.
Ainsi sont créés les Etats-Unis de Kamita lors d’une cérémonie couverte par les médias du continent et du monde. Afin de garantir la pérennité de la Fédération, des objets sacrés de tous les pays étaient, auparavant, réunis pour une prestation de serment solennelle des artisans de la fédération et de tout leur gouvernement. Gare aux maîtres et aux maitresses, francs-maçons infiltrés et autres opportunistes serviteurs de leurs propres intérêts. Et des privilèges de leurs maîtres.

D.D