1. Dramane Dembélé


 

« Cette troisième conférence extraordinaire restera un piètre rendez-vous politique entaché de d’achats de conscience, d’intimidation. »

 

 

Dramane Dembélé, l’Enfant terrible de l’Adéma-Pasj est plus que jamais déterminé à briguer le suffrage de ses compatriotes. Dans cette interview qu’il nous accordée, il nous explique tout. Les chausse-trappes, les manœuvres et magouilles élaborées par certains membres du Comité exécutif de l’Adéma-Pasj pour étouffer dans l’œuf toute tentative de candidature au sein du parti ; sa détermination. Florilèges 

 


 
Le Sphinx: Dramane Dembélé, vous avez décidé de briguer le suffrage des Maliens malgré les velléités et les chausse-trappes de certains membres du Comité Exécutif de l'Adéma-Pasj dont vous venez, semble-t-il, d'être exclu. Qu'est-ce qui vous a poussé, excusez-nous l'expression, de rester droit dans vos bottes ? 

Quand la situation du pays appelle et interpelle, il est du devoir du Citoyen de se mettre à la disposition de la Nation, du Service public. En 2013, en modeste fils d’un anonyme du terroir, j’ai partagé avec le peuple mon ambition  pour le Mali, à travers un livre intitulé « Quand l’espoir est permis.... ».  Dans la continuité de ce service à la Nation, je propose en 2018 Le Nouveau Pacte  Social  Solidaire, Une offre politique ambitieuse, un Ensemble de réponses concrètes à nos préoccupations communes. Oui, lors de mes nombreuses rencontres avec le pays profond, vous avez partagé avec moi vos difficultés quotidiennes et vos peurs liées à la situation préoccupante de notre pays. Mais, dois-je aussi dire que vous m’avez aussi fait part de vos attentes et de vos espérances, non moins légitimes. J’ai, avec parcimonie, pris le temps de vous écouter et de comprendre vos nobles aspirations. En réponse à ces échanges, ouvert et résolu à apporter ma modeste contribution à nos chantiers communs, j’ai décidé d’être candidat au scrutin présidentiel de cette année. 

Parlant de ces responsables de l’Adéma-PASJ qui veulent transformer notre patrimoine commun à un club de soutien pour des raisons alimentaires. Ces cadres politiques n’aident ni le pays à fortiori le Candidat accompagné. Simplement j’ai honte et « la honte est un sentiment révolutionnaire » disait Marx. C’est pourquoi nous avons lancé la résistance pour le redressement de la Démocratie. Si nous laissons prospérer l’OPA sur l’Adéma-PASJ à terme ça sera la faillite des politiques aux yeux des citoyens alors tous les démocrates et républicains sont interpellés pour faire échec aux marchandages de la vocation d’un parti politique au Mali.

Vous faites allusion à mon exclusion. Je voudrais vous rappeler cette mesure arbitraire pour plaire viole les textes du parti. Et cela a été dénoncé par les pères fondateurs du parti. Donc je suis, resté et demeure Adéma-PASJ.

 

 Sur quels soutiens comptez-vous au sein de l’Adéma-Pasj pour pouvoir  mener vaillamment votre combat qui est justement celui d’une candidature interne ?

 

Le front de la résistance est né pour le redressement plus jamais ça dans l’Adéma-PASJ. Les essaims d’abeilles sont en mouvement pour faire échec à la vente de leur patrimoine. Débout pour leur dignité et leur respect l’OPA ne marchera pas. Je suis en mission pour prendre le drapeau et suis prêt à l’ultime sacrifice au nom de mon engagement militant.

 

 Pour revenir à cette fameuse conférence extraordinaire, où les choses ne se seraient pas déroulées conformément au règlement et aux statuts de l’Adéma-Pasj, qu’est-ce qui s’est réellement passé ?


 

 

Cette troisième conférence extraordinaire restera un piètre rendez-vous politique entaché de d’achats de conscience, d’intimidation. Le prix des délégués entre 2 millions et 3 millions pour preuve l’huissier en salle a intercepté une conversation entre un secrétaire général de section de Bamako et une déléguée de sa structure en des termes «  i yé es-tu tiama minê ka bila i ka borè kono aw baba » : traduction « maintenant que tu as mis beaucoup d’argent dans ton sac ça y est non » et un autre de Bafoulabé au pupitre s’exclama « aw koniya minê aw bita a labè so tigodi, Bafoulabé ko adema ka Tièbo » traduction « Nous avons pris mais la section de Bafoulabé est pour une candidature interne mais au retour nous allons essayer de gérer ». Les noms de ses camarades seront cités lors du procès politique historique.

De l’intimidation : Il y avait une colonne de policiers à l’extérieur et à chaque palier d’accès des policiers et des gros bras prétextant un espace privé « Hôtel MAEVA ». Dans la salle des gros bras habillés avec les couleurs de parti derrière le pupitre pour assurer la police des prises paroles cela a été tellement gros après protestation de certains délégués,  le camarade 1er vice-président les a fait changer de position mais cependant ils sont restés en salle. J’ai interpellé personnellement le Camarade Président Tiemoko qu’il n’avait pas besoin de cela si on veut construire un consensus et pousser dans le même sens. Du fait de vouloir refuser l’accès des délégués des quatorze (14) sections de l’extérieur à la salle de conférence vu les enjeux d’une élection présidentielle qui concerne les Maliens de l’extérieur. La conférence devrait trancher leur qualité de délégué avec voix délibérative ou consultation. Malgré le débat le Camarade Tiemoko président de séance n’a pas voulu soumettre au vote et de son chef il décida de les accepter avec voix consultative. Il était dans la provocation avec sa police des débats. Nous avons supplié les sections de l’extérieur de rester en salle.

Dans la salle,  les badges d’organisateurs étaient sur les membres des cabinets des ministres Adéma et sur les gros bras qui faisaient beaucoup de bruits, applaudissaient et huaient. Dans un tel climat des débats,  il y avait deux positions : l’accompagnement négocié ou la candidature à l’interne. Il y a eu deux séquences de 20 prises de paroles de 3 minutes. Le camarade vice-président Bah Boubacar a pris la parole pour dire. Certains ont prédit qu’ils ne se mettront jamais d’accord sur un Candidat après Dioncounda nous avions entrepris et parlé entre eux voilà ils ont accepté et en mission le camarade 2ème vice-président Dramane Dembélé comme notre porte étendard. Le cabinet et les gros bras se sont mis à huer. Il était simple de le passer aux voix mais non le désir de prendre en otage la conférence était plus fort que lui et surtout de façon maladroite. Au total 24/40 étaient pour la candidature interne conforme à la décision de leur section, conforme aux résolutions des 15e et 16e conférences nationales. À côté du Président à sa gauche il m’a refusé de prendre la parole. Je lui ai suggéré de passer au vote les deux options sinon il est en train d’opérer la plus grande erreur politique de sa vie. Il est resté de marbre par  la suite,  je suis sorti de la salle. Comme d’habitude les journalistes étaient là et j’ai affirmé que je suis le candidat mis mission et serais investi le 25 Mai date anniversaire de la création de notre Adéma - le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice.

 

 

Plusieurs coalitions de partis politiques vous ont contacté afin de dégager un candidat de consensus au sein de l’opposition, lesquelles ? Et quelle est votre position en la matière ?


 
Effectivement mais pour une question de cohérence j’ai décliné les offres. Notre combat est un Candidat interne pour respecter la vocation première d’un parti politique : la conquête et l’exercice du pouvoir. Surtout l’Adema-PASJ a un projet qui a lancé la base de notre vivre ensemble, de notre encrage démocratique et à mon avis n’a pas fini sa mission historique. Alors notre engagement militant ne peut pas s’accommoder avec un accompagnement mercantile. Nous ne sommes pas un club de soutien. Vous savez La défaite politique n’est pas dans la perte de l’exercice du pouvoir mais dans le refus de le reconquérir. Je tairais volontiers nos conciliabules.

 

La nouvelle loi électorale qui a été quasiment imposée à l’opposition, est très contestée. Pensez-vous qu’il puisse y avoir une élection juste et transparente le 29 juillet prochain avec la quasi- guerre civile qui se déroule au centre du pays ?

Il nous faut ces élections même si c’est à  minima. Les implications d’une non-tenue ne sont pas bonnes pour la République et l’Etat- Nation. Cependant il nous faut construire un compromis de confiance en quoi faisant: 1-Rendre transparent le processus par une validation entre partie prenante des zones où il sera impossible de voter. 2- Éviter de segmenter et personnaliser le débat politique 3-Soyons des hommes de foi.

 

Vous avez certainement un programme, quelles en sont les grandes lignes ?


 J’ai une offre politique «  Un nouveau pacte social solidaire ». Aujourd’hui nous vivons une crise de confiance entre gouvernant et gouverné, entre acteurs de la société civile avec la politique de diviser pour mieux régner. C’est pourquoi il nous faut un pacte pour notre vivre-ensemble. Il nous faut un nouveau pacte mettant l’humain au cœur des actions publiques.

Ce Nouveau Pacte Social Solidaire : NPSS c’est pour un Mali pour nous tous:

Un Mali pour nous tous doit mettre l’éducation au cœur de son modèle social.

Un Mali pour nous tous doit être un pays où il n’y a pas de fixation de faciès.

Un Mali pour nous tous doit être un pays où la justice sociale et l’égalité de la chance Républicaine sont une réalité.

Un Mali pour nous tous doit rouvrir les portes de l’espoir.

Les grandes lignes de notre programme sont autour de six chantiers : (i) l’éducation et l’emploi; (ii) Défense et la sécurité; (iii) la création de la richesse; (iv) la Gouvernance territoriale; (v) la culture et la santé; (vi) la diaspora et l’intégration.

 

Votre dernier mot ?

 Un appel aux abeilles:

Tenons haut notre dignité!

Tenons haut notre honneur.

Restons débout car l’Adéma-PASJ n’est pas à vendre. Résister est une mission sacrée.

Enfin je lance aussi un appel à tout le mouvement démocratique par accord ou par désaccord ce qui se passe dans l’Adéma -PASJ interpelle notre engagement politique.

 

Propos recueillis par Adama Dramé