HUICOMABOUGOU à BAMAKO : 954 déflatés réclament leurs droits

 

Ils campent depuis le 5 janvier à la Bourse du Travail, siège de l’UNTM/ Hommes, femmes et enfants  venant de Kita, Koulikoro, Koutiala et Bamako, ils sont retraités ou licenciés de la société Huicoma (Huilerie cotonnière du Mali). Sous le paiement intégral de leurs droits légaux, ils n’entendent pas bouger d’un iota. C’est pourquoi les larmes aux yeux, cheveux blanchis par la misère, habits presqu’en haillons, que les actuels pensionnaires de la Bourse du Travail parviennent à s’exprimer. A leur tête, Bamana Dicko (Président du Collectif des travailleurs licenciés et retraités de Huicoma. « Nous étions  là de novembre 2009 à novembre 2010. En guise de solidarité nationale, l’Etat nous avait octroyé quelque chose. Et qu’après nos droits seront réglées ? Mais, depuis rien n’a été fait, confie-t-il en rappelant ceci : la répartition de cette somme n’a pas été orthodoxe. Des noms ont été  délibérément omis. Il y aurait eu des noms fictifs ? Bref, il y a eu détournement du fonds  public. Pendant tout ce temps, nous sommes restés dans l’attente »

A la question est de savoir quel était l’état de la situation de ceux que l’on pouvait appeler les ex-travailleurs de Huicoma. Hamane Dicko dira : » Nous sommes au total au nombre de 954. Il y a eu des morts parmi nous, des divorces ont été enregistrés, des familles brisées et la scolarité des enfants détruite. » Y aurait-il alors une lueur d’espoir ?

Réponse du Président du Collectif ; «  Nous sommes à la Bourse du Travail  le 5 janvier. Il y a des progrès timides dans la mesure où le  Secrétaire  général de l’UNTM est en train de s’investir sérieusement pour un  dénouement  rapide de la situation de crise que nous vivons : « la réclamation de nos droits légaux »

Même son de cloche chez Séni Coulibaly (Président des retraités de Koutiala) Sidi Diarra (Koutiala), Djénéba  Cissé (veuve de retraité de Koutiala)  et Mariam Coulibaly (également veuve). «  Nous bravons ici le froid, les moustiques, la poussière. Nous avons fermés les portes de nos maisons pour nous rendre à Bamako afin que l’on règle nos droits. Le Plan social tant attendu est la seule solution,  concluent les uns et les autres.

K.D