REPROCHANT A IBK SES MULTIPLES VOYAGES INUTILES ET COUTEUX

Le Fmi veut revoir son aide au Mali

Avec de nombreux voyages coûtant en moyenne 300 millions de FCFA par mois au contribuable malien, soit près de 3,6 milliards de nos francs par an, IBK grève sérieusement le budget d’Etat et c’est ce que le Fonds monétaire international a constaté pour se demander finalement si cela vaut la peine de soutenir financièrement un pays dont le président de la République dépense beaucoup pour des voyages dont les membres de sa famille constituent le gros lot de la délégation.

C’est après une estimation du coût exorbitant des voyages du président de la République que le Fmi s’est mis dans cette posture. En effet, il a été estimé que le carburant, les frais d’aéroport, d’hébergement, de restauration et divers autres frais dont les perdiems, constituent en moyenne 300 millions de francs CFA. Il a été aussi constaté que certains de ces voyages pouvaient être effectués par des ministres avec donc un coût moindre car quelle que soit leur durée, ils n’auraient pas dépassé 50 millions FCFA en moyenne.

Lors de son dernier voyage sur New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies, le président IBK est parti avec une délégation de près de 50 personnes dont 14 sont des membres de sa famille. Il logeait ans un des hôtels les plus chers de New York, l’hôtel Waldorf Astoria où  la nuitée dans une suite présidentielle tourne aux environs de 10 000 dollars soit 5,5 millions FCFA la nuit si l’on convertit à 558 FCFA le dollar. Le prix des autres chambres oscille entre 5 000 et 8 000 dollars. Pour un séjour de quatre nuitées dans cet hôtel comme la dernière fois, il faut voir la fortune que cela peut coûter au Mali.

La chaine de télévision CBS a d’ailleurs fait un reportage sur les hôtels occupés par les Africains lors de la dernière session des Nations-Unies  et ils ont pris l’exemple d’un pays aussi pauvre que le Swaziland. C’était pour démonter, comme c’est précisé dans le reportage, comment « New York est devenu l’endroit où les chefs d’Etat viennent dépenser l’argent de leur pays où on vit avec moins de deux dollars par jour.

Toujours dans ce reportage, une Dame de la Chambre de commerce de New York interrogée par le journaliste, de répondre ainsi : Elle s’en fiche. Ce n’est pas à eux de faire la morale aux chefs d’Etats africains qui sont à la tête de ces pays pauvres. Mais qu’elle est heureuse de ces recettes des hôtels et de cet argent qui reste à New York.

Il est donc temps que nos chefs d’Etat changent de façon de faire car on ne peut pas demander à un peuple de faire des sacrifices en agissant autant, surtout si l’on passe tout son temps à reposer une partie de son budget national sur les recettes provenant de l’aide extérieure. C’est là où réside tout le débat et c’est cela aussi qui irrite le Fmi.