VOL ET VANDALISME AU SIÈGE DE LA FEMAFOOT SOUS LE CONOR

La Fémafoot fait un constat d’huissier pour porter plainte

 Le bref séjour des membres du désormais défunt Comité de normalisation (Conor) au siège de la Fédération malienne de football où, rappelons-le, ils étaient entrés par effraction sur ordre du ministre Poulo, a été marqué par des cas de vol de divers matériels de bureau, de cartons de savon, d’un stock de thé et de sucre, des ballons, maillots, godasses et autres équipements sportifs, et même d’un costume.  Plus grave, les licences des équipes de football affiliées à la Fémafoot ont disparu du bureau du secrétaire général. Du vrai sabotage pour empêcher la Fémafoot de fonctionner car il est difficile, en l’absence de licences, de tenir un championnat correct et de suivre les joueurs au plan administratif.

De toute façon, le Comité exécutif de la Fémafoot présidé par Boubacar Baba Diarra a été surpris de l’ampleur des dégâts en regagnant les locaux de Malifoot pour reprendre du service. Il a été fait appel à un huissier qui a constaté les faits et la Fémafoot ne compte pas s’arrêter là. En effet, les avocats conseils du bureau exécutif ont été saisis et une plainte est en gestation pour que les responsabilités soient situées.

L’on verra bien maintenant comment la Direction nationale des Sports pourra se tirer de cette affaire, elle qui a ordonné l’ouverture forcée des locaux du siège de la Fémafoot pour les faire occuper par le Comité provisoire qui se faisait appeler abusivement Comité de normalisation, sans aucune procédure judiciaire. Non seulement le portes ont été cassées pour accéder aux locaux, mais les battants des armoires et les tiroirs des bureaux ont été tous visités par les voleurs, après les avoir cassés.

En d’autres termes, le Conor qui se voulait justicier, a commencé par des comportements contraires en entrant dans les locaux de la Fémafoot par effraction, même si c’était sur ordre de son mentor de ministron des Sports. Ce qui n’augurait rien de bon de la part de ce Comité provisoire qui se confondait finalement avec le groupe de frondeurs qui voulait empester l’atmosphère du football.

K.D.