APRES L’AVOIR AGRESSE PHYSIQUEMENT 

Le Colonel-Major Diby Keïta poursuit la victime jusqu’à l’hôpital

Edité le 07-09-2018 par Batomah Sissoko

«Je ne peux comprendre qu’un Colonel-Major qui aspire au grade de Général se rende coupable d’un tel comportement… » confie la victime dont nous avons recueilli les propos. Et quel comportement ?

 Oumar Diakité est Inspecteur des Finances, Fonctionnaire des collectivités. Il a été agressé et poursuivi jusqu’à l’Hôpital Gabriel Touré par son bourreau, dans la nuit du 18 au 19 août dernier. Il accuse formellement le Colonel-Major Diby Keïta, contre lequel il a d’ailleurs engagé une procédure judiciaire. Voici l’histoire telle que racontée par la victime, elle-même !

 « Vers 02Heures 30 du matin, je venais dans le sens de l’ancienne Salle de Cinéma Babemba vers le Rond-Point Carrefour des Jeunes et eux (le Colonel Major Diby et autres) venaient dans le sens opposé. Ils étaient à bord d’un véhicule de marque Toyota immatriculé AV 8400 MD.

Nous nous sommes croisés au niveau du jardin dévolu au jeu de pétanque et eux avaient des phares blancs qui m’éblouissaient. Je me suis donc arrêté !
Je circulais effectivement sur ma gauche parce qu’un gros engin était stationné à droite ! Eux aussi se sont arrêtés et ont fait un jeu des phares ! Dans un premier temps, j’ai compris qu’ils voulaient que je m’arrête pour autre chose. Et puis que j’étais ébloui, je me suis arrêté.
Un monsieur est alors descendu du véhicule et s’est avancé vers moi pour me dire de céder le passage.
Je voulais bien, mais il y avait ce gros engin à ma droite et leurs phares continuaient à m’éblouir. Je leur ai donc demandé de faire l’effort de me contourner, me permettant de me rabattre sur la droite en dépassant le gros engin. Et chacun pouvait ainsi continuer son chemin.

Le monsieur est reparti à la voiture. Et entretemps, je me suis baissé pour prendre mes verres (j’étais ébloui)… Et lorsque j’ai levé la tête, j’ai vu arriver sur moi deux personnes sorties du véhicule d’en face pour s’arrêter l’un à ma gauche et l’autre à ma droite. Ils ont chacun tenté d’ouvrir les deux portières par la force. Ils n’ont pu. Alors, j’ai décidé d’ouvrir moi-même et de sortir pensant qu’il s’agissait d’une banale incompréhension qu’une saine explication ferait passer.

Mais dès que je suis sorti, le Monsieur arrêté à mon niveau m’asséna un coup de tête qui éclata mon nez. Sans explication ! Et je suis tombé à la renverse. Et il est reparti vers le véhicule.
Quelque temps après, je me suis ressaisi et je me suis senti en danger ! J’ignorais à qui j’avais à faire. Ils pouvaient être des bandits (ils étaient tous les deux habillés en jean – T-shirt). Ils pouvaient, en effet, être n’importe qui à cette heure-là. Et pendant que je cherchais à m’extraire, celui qui s’était présenté en premier lieu est revenu à la charge et m’a dit : « N’est-ce pas que je t’avais mis en garde ! ».

Là je me suis dit qu’il ne s’agissait pas d’enfants de chœur. Il fallait donc que je me sauve !
C’est donc en sang que j’ai sauté dans ma voiture pour foncer vers l’hôpital. Entretemps, un des policiers qui se trouvaient au niveau du Rond-Point du Carrefour des Jeunes est venu vers nous et a, par la suite, appelé son chef de poste pour lui signaler qu’il y avait un problème et avec un blessé ! Le policier a tout suivi !
Je me suis donc rendu à l’hôpital Gabriel Touré. Et lorsque j’ai garé la voiture pour sortir et accéder au bloc des urgences, j’ai été saisi par derrière par l’un de mes agresseurs d’il y a quelques minutes et qui cherchait maintenant à m’étrangler ! Je ne comprenais pas ! Pas du tout !

Je suis parvenu à me dégager et je montais les marches du bloc des Urgences lorsque le même Diby Keïta est venu, une fois de plus, me saisir sur la terrasse des Urgences…
C’est en ce moment que les agents de la santé ont protesté. Ils n’étaient pas d’accord ! Et les policiers en faction sont également intervenus. C’est également en ce moment que le chef de poste au niveau du Carrefour des Jeunes est arrivé lui aussi. Il s’appelle Cheick Hamallah Keïta. Avec les jeunes policiers présents, ils sont parvenus à le contenir et j’ai pu me rendre à l’intérieur en vue de bénéficier de soins.   Et pendant que j’étais à l’intérieur, ils s’agitaient à la porte.

Plus tard, une infirmière est venue avec un Monsieur répondant au nom de Kanté Modibo pour me dire qu’ils allaient me déplacer en vue de me cacher à la vue de mes agresseurs et aussi dans le souci de préserver les autres malades. C’est ainsi qu’on m’a amené à l’intérieur, rien que pour échapper à une autre tentative d’agression !

Et c’est là qu’on m’a confié au Docteur Keïta à l’ORL. Le Médecin présent aux Urgences était le Docteur Landouré, lequel a justement établi un rapport.  Et le chef du poste de police audit hôpital, ce jour, s’appelle Bagayoko… J’ai donc reçu des soins grâce au concours de tout ce personnel.

Le matin, je me suis rendu à la gendarmerie en vue de porter plainte. On m’a remis une fiche d’enquête préliminaire destinée à l’hôpital. Et je leur ai amené le résultat.
Le dossier est en ce moment au niveau de la Brigade de Recherche de ladite Gendarmerie. La procédure est en cours ! Et immédiatement après la fin de la grève des magistrats, j’introduirai une plainte auprès de la juridiction compétente. Je suis prêt à aller au bout ! J’ai d’ores et déjà constitué un avocat qui suit le dossier.
Je ne peux comprendre que quelqu’un qui aspire au grade de Général (il est Colonel-Major), se rende coupable d’un tel comportement… ».

A suivre donc !

Par Batomah Sissoko