BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX N° 628

 
Le patron de Sadi dans la jungle libyenne : Oumar Mariko à la tête d’une délégation en visite à Benghazi

Nos radars qui survolaient le territoire libyen ont aperçu le secrétaire général du parti Sadi, Oumar Mariko, à l’aéroport de Benghazi où il est arrivé avec une délégation de son parti. Mais pour voir qui ? La question vaut un peson d’or lorsqu’on sait que Benghazi est le siège du gouvernement rebelle en Libye, plus précisément celui qui n’est pas reconnu par la Communauté internationale. Grâce à nos radars, nous avons pu identifier les membres de la délégation. Outre Mariko, il y avait Souleymane Ouattara, Fatoumata Simpara, Amadou Diapkile, Yahiya Ag Med Aly, Mouhamed Coulibaly, tous du Sadi, accompagnés de Mouhamed Haïdara qui leur servait d’interprète.  Et Idrissa  Nomogo du RPM. Tout ce beau monde se dit amis de la Libye. Mais que diable sont-ils aller faire en terre de la rébellion libyenne contre le gouvernement légal ? Hum… 

 
Marché de pavage des routes à l’occasion du Sommet Afrique-France: une gosse tontine autour de « La Famille »

Si les commerçants détaillants et artisans déguerpis de leur lieu de travail sous le prétexte d’assainissement de Bamako en vue du Sommet Afrique-France sont en train de maudire Ami Kane et ses commanditaires, pour les avoir privé de sources de revenus, c’est tout le contraire de ceux qui souhaitent que se tienne chaque année au Mali un sommet Afrique-France à Bamako. Et pour cause ! En tout cas, ce n’est pas cet autre ami de Katio  qui nous démentira car on vient lui attribuer par entente directe le marché de pavage des rues. Un privilège réservé aux seuls amis du fiston national. Mais en fait ce marché cache une grosse tontine où il fallait distribuer à tour de bras des rétro-commissions, notamment ces 15 hectares de terrain partagés entre des membres du Comité d’organisation, mais aussi et surtout, ces 750 millions de nos francs encaissés comme part de «La famille» par un ex ministre cité dans un énorme scandale financier avant d’être défenestré, puis recyclé dans un autre poste stratégique du pouvoir, avec rang de ministre. 

 
Le capitaine-général Amadou Haya Sanogo pourrait être relâché : doute sur la tenue d’une prochaine session pour le juger
Selon nos sources, le dossier Sanogo fait l’objet d’une discussion de famille en haut lieu et on tente de se faire bonne conscience en reconnaissant enfin que Sanogo a été, qu’on le veuille ou non, un faiseur de roi. Raison pour laquelle, il faudrait trouver une solution autre que ce jugement qui ne ferait que l’humilier. C’est vrai qu’en Afrique tout peut se justifier par une raison d’Etat. Mais le dossier Sanogo dépasse le cadre du Mali car la justice internationale veille au grain en accord avec toutes ces organisations internationales qui suivent ce dossier, comme Human Right Watch et Amnesty international qui a même envoyé une avocate française au procès pour aider à faire éclater la vérité en défendant les victimes. Mais au-delà de la question judiciaire, comme nous le disent des militaires de plusieurs corps très remontés contre le capitaine-général, mieux vaut pour lui d’être en prison que de se promener en ville.

 
Show médiatique des présidents du G5 Sahel à Bamako: le grand bluff de la Mauritanie
Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont fait leur show à Bamako. C’est bon pour le moral de Ladji Bourama qui aime bien les honneurs, surtout qu’il a été projeté à la présidence de cette organisation qui veut croître très vite sur des jambes fragiles. En effet,  après le langage et les politesses imposés par la diplomatie, il est temps de revenir à la réalité, crue et têtue pour se demander à quel jeu la Mauritanie est-elle en train de jouer au sein du G5 Sahel. En effet, pour faire preuve de bonne foi, le président mauritanien ne devait pas attendre une quelconque force d’intervention commune pour donner un signal fort en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, si l’on sait que c’est son pays qui sert de base arrière aux combattants du Front de libération du Macina. C’est connu que les gens d’Hamadoun Kouffa se replient toujours en terre mauritanienne, après avoir réalisé des opérations terroristes au centre du Mali. Les hommes d’Hamadoun Koufa sont en réalité basés en terre mauritanienne entre la localité de Bassikounou et celle de Lerneb encore appelée Tilemsi (ne pas confondre avec Tilemsi du nord du Mali). Une zone qui est en fait l’ancienne base du Front islamique de l’Azawad (Fia). Et l’on se rappelle aussi que lors du déclenchement des hostilités par le Mnla, les cadrs de cette organisation s’étaient terrés à Nouakchott dans des villas cossues et climatisées, à partir desquelles ils commandaient les opérations.

 
La « Karimcologie » frappe encore
Sur instruction de Karim Kéita, l’Inps a changé de fournisseur de carburant. En effet Shell a été remplacée par Oryx par le Directeur Général dudit service. A leur grande surprise, les travailleurs de l’Inps ont reçu des bons d’essence d’Oryx. Last but not least, l’Inps vient de signer un contrat de 4 milliards pour l’équipement en matériels médicaux de son nouveau CEMI  sis dans la zone industrielle de Sotuba tout juste en face de la Sonatam. C’est un nommé Adama Diakité qui a enlevé le marché de consultation restreinte. Il a été le seul à postuler à travers les nombreuses sociétés qu’il a créées pour la circonstance. Encore une fois la « Karimcologie » - un néologisme créé par Ras Bath- est passée par là.

 
Suite aux nombreuses révélations du journal « Le Sphinx » le fiston national commence à douter de la loyauté de son entourage
En privé et en causant avec des amis, Karim Keïta a reconnu à plusieurs reprises qu’il y a un fond de vérité dans ce que dit Le Sphinx à propos de ses agissements. Il s’étonne que votre hebdo préféré puisse en savoir autant sur lui et ne peut s’empêcher de douter de son entourage où il y aurait un manque de loyauté. S’il commence à réfléchir ainsi c’est bien parce que cela nous réconforte d’apprendre qu’il s’étonne de la véracité de nos informations.  Mais le mieux pour lui, c’est e faire amende honorable et de changer de cap car nous, à notre niveau, nous continuerons à faire notre boulot, même s’il changeait son entourage tous les jours.  De toute façon il est bien placé pour comprendre que le Mali fonctionne ainsi à l’heure actuelle et ce sera plus grave pour lui lorsque son pater ne sera plus aux affaires. En effet, il faut méditer l’exemple des enfants du président ATT, sur qui beaucoup de mensonges ont été débités, venant parfois de ceux qui leur étaient proches, au point d’oser partir les réveiller tôt le matin chez eux afin de leur exposer des problèmes à résoudre.

 Fête des retraités à l’Energie du Mali : les propos du directeur général qui font jaser
Lors de la cérémonie organisée en l’honneur des cadres et agents ayant fait valoir leurs droits à la retraite le 31 décembre dernier, la fête fut belle, très belle même, jusqu’au moment où le directeur général a pris la parole pour faire son allocution. Cherchant à jeter des fleurs à l’ancien Premier ministre Ag Hamani et qui, rappelons-le, a été le président du Conseil d’administration de la boîte, le directeur général de rappeler qu’après l’obtention de son brevet, son père l’avait envoyé chez Ag Hamani pour poursuivre ses études au lycée. Déduction faite par ceux qui se posaient moult questions sur comment ce monsieur est parvenu à devenir le patron de la boîte sans être le plus compétent et le mieux indiqué en considérant le profil de chaque cadre : son parrain est donc la clé de l’explication. Qui parlait encore de l’os de la parole !

 
Le front social s’embrase : Mais où est passée la ministre Racky Talla qui aime jouer au sapeur-pompier ?
Mme Diarra Racky Tall a voulu se tailler la réputation de celle qui débloque les situations lorsque ses collègues se plantent et c’est ainsi qu’à plusieurs reprises elle est venu au secours d’un ministre dont le Département brûlait à cause de l’intransigeance des syndicats qui ne voulaient rien lâcher. C’est ainsi que durant l’année dernière, elle a été sur tous les fronts pour avoir enregistré plus de 70 préavis de grève. Mais l’année 2017 démarre très mal pour elle car non seulement les grèves et les préavis de grève commencent à se multiplier (magistrats, greffiers, médecins, éducation, travailleurs u Cicb, ex-travailleurs de Huicoma…) mais sa propre case est en train de brûler avec les travailleurs des services du Travail qui sont sur le pied de grève. Prouvera-telle que « charité bien ordonnée commence par soi-même » ou au contraire, sera-t-elle le cordonnier toujours mal chaussé ?

   
Dans la furie dévastatrice de Donald Trump : Le Mali dans la liste des pays interdits d’entrer aux USA ?
L’info circule déjà. Le Mali serait sur la liste du prochain décret du président Donald J. Trump interdisant l’entrée aux USA des citoyens de 9 pays. La diplomatie enquête sur le sujet. Selon l’Ambassade des USA, le Mali figure sur la liste des pays à risque, mais elle ignore l’exactitude de cette information de projet de liste. Si après l’Europe, le chemin des USA serait fermé aux Maliens, il ne nous resterait plus peut-être qu’à émigrer massivement vers le Tchad de Déby qui se fait le nouveau chantre du discours populiste. Mais en attenant, laissons-lui d’abord le temps de parvenir à payer correctement ses fonctionnaires et l’avenir fera le reste.

 
Manœuvres en vue de l’échéance de 2018 : le Rpm tente de diviser l’opposition
Plusieurs commentaires sur le rapprochement entre le RPM et le Parena. On parle même des consultations programmées entre les deux formations politiques. Ces rumeurs sont distillées par certains dirigeants du parti majoritaire qui n’a en fait qu’un seul objectif : fragiliser l’opposition. En réalité, selon un cacique du Parena que «Le Sphinx» a contacté, la rencontre  entre les deux partis politiques a tourné court. Tandis que le Rpm parlait de partenariat entre les deux partis de gauche, le Parena a suggéré plutôt un cadre de concertation républicain où ils discuteront dans la franchise des vrais problèmes de la Nation qui se trouve ballotée dans tous les sens.  Malgré tout, dans un communiqué, le Rpm se dit content des propos du président du Parena. Cependant, la délégation des Tisserands composée de 17 personnes a refusé de consommer la collation offerte par le Parena. Personne n’a touché à rien du tout. Même pas aux bouteilles d’eau minérale. Pour une rencontre qualifiée de conviviale, c’est quand même bizarre !

 
Pour avoir décidé de présenter un candidat à la prochaine présidentielle, l’Adema fait l’objet d’un chantage du Rpm
Suite à l’annonce  par l’Adéma de la présentation d’un candidat  à la présidentielle de 2018, le Bureau politique national du Rpm s’est réuni au siège du parti pour demander la sortie des ministres Abeilles du gouvernement. La déclaration de l’Adéma-Pasj a été une surprise pour le Rpm qui avait eu l’assurance avec le président des Abeilles de soutenir le candidat du Rpm dès le premier tour. Face aux menaces de les chasser du gouvernement, l’Adéma s’est rétractée et a informé le pouvoir qu’une commission étudiera sa stratégie pour la présidentielle à venir dans l’intérêt du Mali, selon Thiémoko Sangaré, qui a rencontré dans le plus grand secret, tour à tour, le président du Rpm, Bocari Tréta, le fiston national Karim Kéita, Soumeylou Boubèye Maiga et a eu le Premier ministre au téléphone pour se disculper.

 
La Karimcologie contrôle désormais une partie importante de  la hiérarchie militaire
Lors du conseil des ministres du 3 février dernier, il y a eu une série de nominations au sein de la Grande muette et a concerné aussi certains cadres militaires de la Présidence. C’est ainsi que le colonel Boubacar Diallo a été nommé directeur du Génie militaire, le colonel-major Moussa Traoré, directeur des Transmissions et des Télécommunications des Armées, le médecin colonel-major Boubacar Dembélé, directeur du Central des Services de santé des Armées, et le colonel-major Brahima Diabaté, directeur du Sport militaire. Tout ce beau monde a participé à une collation, le 4 février dernier, avec Karim Kéita aux Mess des officiers supérieurs. Ils étaient au nombre de 25 personnes. Au cours de cette fameuse collation, tous les militaires présents ont promis FIDELITE au pouvoir et à Katio, comme l’appellent ses thuriféraires. Le Fiston national qui était courtisé avec sa maman, la Première dame,  depuis plusieurs jours comme l’a écrit « Le Sphinx » dans son avant dernière édition, a beaucoup contribué à leur nomination.
Que Le Bon Dieu sauve le Mali. 

 
Suite à la diffusion des vidéos de l’Urd : Ire et malaise au sein de la Majorité présidentielle

 Les vidéos de l’Urd sur les trois ans d’IBK ont déclenché un véritable malaise chez le  gouvernement et la majorité présidentielle. A ce jour, deux épisodes sur sept sont diffusés. Ces deux épisodes sont suivis avec le plus grand intérêt par l’ensemble des services de renseignements et le pouvoir. La Cellule de communication de la Présidence a commencé à ce jour la préparation de la riposte pour la fin des diffusions. Avec comme thème : « Qu’a fait l’opposition depuis la venue au pouvoir de Ladji Bourama ?». Nous attendons alors impatiemment que soit véritablement engagée cette bataille de vidéos et nous apprécierons le contenu proposé par les deux camps, évidemment avec nos commentaires d’arbitres, en grands jaloux de notre indépendance d’esprit et d’action.

 
Remaniement ministériel: à chacun sa combinaison comme au Pmu
Le prochain remaniement est imminent et les supputations vont bon train. Des noms circulent. Et certains membres du Rpm diffusent même des mensonges en faisant croire à une entrée des membres de l’opposition dans le gouvernement. Ce que démentent leurs militants.
On parle de plus en plus de l’entrée de Pierrette Véronique Sidibé dans le gouvernement, une promesse de longue date faite par Ladji Bourama. Mais il y a un hic. En effet, vendredi dernier, elle a été convoquée pour sans doute savoir si c’est elle qui a filé au journal « Le Sphinx » sa Note d’information sur les marchés et contrats relatifs à la mise à niveau du Cicb. Si rien n’a filtré de cette entrevue avec le Châtelain de Sébénikoro, nous précisons quand même que nous ne connaissons Pierrette ni d’Adam, ni d’Eve.  Rappelons seulement que Ladji Bourama avait promis un strapontin ministériel à Pierrette, c’est la raison pour laquelle cette dernière a quitté l’Urd pour déménager avec armes et bagages au staff de campagne de Joe Brin. Comme le disent nos oncles Bamabara : «A kana sô ci tourouta a da dabi khou ». Ce qui veut simplement dire : « il ne faut pas casser la maison sous le prétexte qu’elle est infectée de puces ». Autrement dit, il ne faut pas qu’il renie à sa parole sous aucun prétexte. Ce qui est sûr et certain, 17 noms ont été remis à la Sécurité d’Etat pour enquête de moralité. Certes il y a beaucoup d’appelés, mais il y aura peu d’élus.