IBK en Arabie Saoudite avec une délégation de 80 membres

Enième voyage présidentiel, le déplacement du président Ibrahim Boubacar Keïta en Arabie Saoudite fait aujourd’hui jaser plus d’un dans notre pays. Contexte oblige, le Mali continue de vivre dans une crise multidimensionnelle assortie d’attaques meurtrières contre nos braves soldats et des mouvements de grève répétitif et sanglants.  
Cela n’a pas empêché le président Malien de se rendre en Arabie Saoudite avec une délégation de plus de 80 membres. Il était accompagné de conseillers, parents, membres du protocole et autres personnels dont la présence n’était nullement nécessaire. Quel gâchis !
Aussi, à sa descente d’avion, le président a été accueilli par le prince et non par le roi lui-même. Quelle humiliation ! 

 
Ladji Bourama fait le show

Le  premier conseil des ministres du tout nouveau gouvernement  dirigé  par Abdoulaye Idrissa Maiga avait un air solennel et un chouia  … vaudevillesque. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita a exigé qu’on lui amène trois dictionnaires pour montrer à ses ministres qu’il est très pointilleux sur l’orthographe et la grammaire et qu’il veut désormais que les décrets et autres arrêtés soient écrits dans les règles de l’art. Et comme il corrige souvent ses ministres lors des conseils,  tout en doutant, l’âge aidant,  lui-même de l’orthographe de certains mots, Ladji Bourama a demandé la présence de dicos afin d’éviter les nombreuses fautes dont sont truffés certains documents officiels Ledit conseil des ministres s’est tenu dans une atmosphère exécrable. Plusieurs ministres ont estimé dans leur for intérieur que le Président les insultés. Ladji Bourama s’est dit très fâché contre ce qu’il a traité de fuite d’informations dans la presse, de menaces, de chantages et de complots. Il faisait allusion au chantage de Poulo évoqué qui menaçait de regagner l’opposition s’il n’était pas reconduit évoqué par votre journal préféré et à la CDS de Balise dont les députés ruent dans les brancards du fait que leur parti n’a pas un seul ministre dans le nouveau gouvernement. Après avoir déversé sa bile, Ladji Bourama a refusé de faire la traditionnelle photo de famille.

 
La communauté chrétienne fâchée
La communauté chrétienne n’est pas du tout contente. De mémoire de Maliens, c’est la toute première fois depuis l’indépendance de notre pays, qu’un gouvernement ne contient aucun ministre de confession chrétienne. Et comme  pour narguer  cette même communauté, IBK a tenu ce premier conseil le jour de Pâques.

 
Grève des Blouses blanches : l’heure du bilan

La grève des syndicats de la Santé a causé 214 décès. Les listes de ces nombreux décis qu’on aurait pu être évités sont disponibles dans les différentes structures hospitalières de la capitale malienne. Les statistiques dans les régions ne sont pas disponibles. Les statistiques des morts dans les régions et celles des décès survenus hors hôpitaux ne sont pas encore connues.
Nous osons espérer que le tout nouveau gouvernement va donner le chiffre global des citoyens maliens décédés lors de ces 38 jours de grève.

Hommes de média du Mali, unissez-vous. IBK est un Mobutu en miniature.

IBK est très remonté contre plusieurs radios de la place qui passent tout leur temps à brocarder son régime. Pour les museler il passe par la Haute autorité de la communication qui menace de fermer près de 47 radios libres dont l’incontournable et la cinglante radio Kaira. La censure a déjà commencé, certaines radios n'arrivent plus à faire leurs débats en direct comme Radio Klédu. Comme quoi, même celles qui sont en règle mais hostiles ou libres d’esprit seront muselées. Ensuite, toujours sur instruction de Koulouba, la Hac va s’attaquer aux sites internet dont les commentaires des intervenants sur leur forum sont très critiques contre le régime.

Ils nous tuent, IBK les libère

Ils sont tantôt djihadistes, tantôt rebelles. Et même s’ils sont arrêtés, ils sont libérés puis reviennent nous tuer. La Force Barkane vient de libérer le chef d’état-major adjoint du MAA- plateforme suite à des vives pressions du gouvernement malien et la communauté internationale.

De quoi décourager les jeunes et vaillants soldats français qui sont en train de se battre pour enlever notre pays du joug des djihadistes et des narcotrafiquants

   
51personnes ont désormais rang de ministres

Ne riez pas ! Outre les 35 ministres du gouvernement Abdoulaye Idrissa Maiga, le secrétaire général et son adjoint, le directeur de cabinet, sur instruction du d’IBK, son aide de camp, l’adjoint de ce dernier et le chef de sécurité de la présidence de la République ont tous dorénavant et très discrètement rang de ministre. A ce rythme-là, le chef cuisinier du château de Sébénikoro et son adjoint auront bientôt, eux-aussi, rang de ministre. C’est quand même paradoxal pour un régime qui vient de laisser mourir plusieurs centaines de Maliens en refusant, durant plus de 38 jours, de négocier avec les syndicats de la Santé, sous le fallacieux prétexte, de manque de moyens financiers.