Nouvelle offre politique: L’ambition des Abeilles

 C’est en début de semaine que la Commission dite Moustapha Dicko (CMD) a déposé son rapport. En fait, un document d’une quinzaine de pages devant déblayer le terrain au futur candidat du parti, l’Adéma-Pasj, à la prochaine présidentielle.

S’articulant sur trois axes principaux, le document devrait–être soumis à l’examen  du Comité exécutif du parti. Il s’agit, entre autres, du projet de société, du programme de développement du parti à moyen terme (2018-2023) et  projet de plateforme d’alliance politique. Un pas important vient donc d’être franchi dans le processus de choix du candidat des Abeilles à l’élection présidentielle de 2018/ Ce processus, on le sait, été enclenché au sortir de la 19éme Conférence nationale du 29 mars  dernier qui avait recommandé une telle éventualité.

Une première réunion du Comité exécutif prévue en milieu de semaine, n’a pas eu lieu. Des excuses de dernière minute auraient renvoyé les débats à une date ultérieure. En attendant, partisans déclarés de l’idylle avec le pouvoir IBK et initiateurs d’une reconquête du pouvoir se livrent des bisbilles ? En tous cas, leur ambition s’affiche.

 

Région de Tombouctou : des trafiquants s’installent à Ber   

 Ce sont des populations abandonnées à leur sort qui s’adonnent actuellement à tous les genres de trafics : carburant, produits alimentaires, armes et munitions, drogue. A Ber, à quelques dizaines de kilomètres de la ville de Tombouctou, des témoignages font état de rotations régulières d’aéronefs (gros porteurs, hélicos) déchargeant des « choses ».

L’armée malienne, présente dans la région, n’aurait aucun accès dans la localité. Raison pour laquelle, le vrai patron de Ber est un ex de la CMA, déserteur militaire, chef d’un groupe armé  local. Et pourtant il se dit membre de la plateforme,  pro-gouvernementale.

« Pour rentrer ici, déposez vos armes d’abord. Sinon, il faudra marcher sur mon corps » aurait-il récemment lancé à une patrouille de l’armée qui avait eu le courage de s’y aventurer.

Après donc In Khalil, carrefour stratégique de la région de Kidal, non loin de la frontière algérienne, voilà Ber qui s’illustre dans les trafics. A ce rythme, que restera-t-il de l’Etat malien dans ces zones ? Les autorités nationales ignoreraient-elles tout cela ?