Economie nationale : règne des sociétés fictives

De l’agriculture aux télécommunications, en passant par la Santé ou l’Education, pas aucun secteur ne semble leur échapper dans notre pays. Leur mode opératoire consiste à créer au préalable leur entreprise, peu importe son appellation. Ladite entreprise n’est point enregistrée au niveau des services d’assiettes de l’Etat. L’entreprise postule aux marchés publics. Curieusement, elle en devient bénéficiaire. Puis, des démarches sont menées en ville pour sous-traiter les marchés. Ni les impôts, ni le Patronat, n’ont connaissance de l’existence d’une telle entreprise.

Ainsi, les marchés publics sont surfacturés, leur exécution pose problème, les entreprises à jour sont sevrées, et l’Etat continue à saigner. Certaines voix ont récemment attiré l’attention des plus hautes autorités du pays sur ce qui se passe. Apparemment sans résultat. Des chefs d’entreprises ont fini par jeter  leur dévolu sur les syndicats. Ils estiment en effet que le mal se situerait dans les hautes sphères de l’Etat même. Explication fournie, lorsque les industries nationale fermeront leurs portes faute de marché, les travailleurs seront au chômage. L’on estime pour l’heure le préjudice à plusieurs milliards de nos francs.

Ah ! La Famille d’Abord.

 

 
Gouvernement AIM : atmosphère de changement

 La récente mise au placard du projet de révision constitutionnelle n’expliquerait pas tout. Dans certains ministères, les choses ne bougeraient pas. En tout cas, aux yeux de l’Exécutif. Un léger chamboulement de l’équipe dirigée par Abdoulaye Idrissa Maiga (AIM) ne saurait tarder, nous confie une bonne source. Lors des conseils des ministres, l’air ne sent plus bon du tout. Pour  ne rien arranger, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, avait fait apparaître une mine qui en disait long sur son état d’âme. C’était la semaine dernière lorsqu’il partait au Burkina Faso.

Selon des témoins présents à l’aéroport, le véhicule présidentiel est allé sur le tarmac, au pied de l’appareil. Aussitôt descendu, Ladji Bourama est monté dans son avion, sans se donner la peine de saluer les ministres présents sur place. Cela en a rajouté à l’inquiétude des uns et des autres. Partira, partira pas, chacun s’interroge.

 

Une bonne route pour le Cardinal

Le tout nouveau Cardinal Jean Zerbo qui est revenu de Rome le lundi a été accueilli par une immense foule de Maliens dont le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Depuis, plusieurs fidèles lui rendent visite à l’Archevêché situé à la Base aérienne non loin de l’immeuble UATT. Comme nous l’avions signalé déjà, la route qui mène au domicile du saint homme est quasiment impraticable depuis plusieurs mois à partir du siège d’Ecobank à cause de nombreux trous sur l’asphalte. On pensait que Ladji Bourama allait, à défaut de reprendre carrément le bitumage, au moins donner l’ordre, avant l’arrivée du premier cardinal de notre pays, de boucher les « nids de poule » qui jonchent le parcours. Mais hélas, l’état du chemin s’est encore plus dégradé avec la saison des pluies. Bref, aller rendre visite au cardinal Jean Zerbo devient un véritable chemin de croix.
La balle est désormais dans le camp du camarade ministre secrétaire général Baber Gano.

 

 

       

 

 e.