L’ex-directeur général des douanes admis à la retraite, Modibo Kane Keïta, nommé président du Conseil d’administration de la Sotelma-Malitel

Depuis quelques temps on parlait du retour de Modibo Kane Keïta dans les affaires suite à son départ à la retraite le 31 décembre dernier, mais on ne connaissait pas encore son point de chute. Finalement, il remplace l’ex-ministre Ousmane Thiam au poste de président du Conseil d’administration de la Sotelma-Malitel. Un bon poste pour Modibo Kane Keïta que le président de la République ne voulait pas lâcher, ne voulant se départir d’un très bon travailleur qui a fait ses preuves à la tête de la Direction générale des douanes du Mali. Mais à cause des fuites savamment orchestrées à partir du ministère de Mme Diarra Racky Talla, les noms des cadres partant à la retraite étaient placardés dans les colonnes de quasiment tous les journaux et les jeunes loups aux dents longues, avides de promotion, avaient commencé à vociférer car pressés de voir les anciens partir pour prendre leurs postes.

 


Le saviez-vous ? Le projet d’adduction d’eau de Kabala a été conçu sous Alpha et devait être réalisé sous ATT à partir de 2005

Le projet d’adduction de Kabala qui devra régler définitivement le problème d’approvisionnement en eau potable de Bamako date de plus de 15 ans. En effet, c’est en 2005 que ce projet devait être réalisé. Mais faute de pouvoir boucler son financement, ce projet a dû attendre encore quelques années et tomber sous IBK qui est en train de le réaliser. La réticence des bailleurs de fonds était due au fait que le président ATT, dans le cadre de sa politique sociale, avait imposé à l’Energie du Mali qui gérait l’eau et l’électricité une baisse de ses tarifs sensible de ses tarifs et lui assurer une subvention étatique pour équilibrer ses comptes. Ce que les bailleurs de fonds n’avaient pas apprécié. Mais ATT était resté ferme dans son option d’alléger les consommateurs du fardeau des factures trop lourdes.

 

Assassinat du supporter Zakaria Traoré du Djoliba à Hérémakono: des auteurs de l’agression identifiés par des témoins


Rappelons que feu Zakaria Traoré dit Zaki a été assassiné par des hooligans du Djoliba, près du terrain du club à Hèrèmakono. Il a été battu à mort par un groupe d’individus qui, selon les témoignages recueillis, lui en voulaient parce que considéré comme un proche de Mamadou Lamine Haïdara dit Mao, nouveau président du Djoliba Ac. Heureusement que des amis qui étaient agressés en même temps que lui ont pu être sauvés par la police arrivée rapidement sur les lieux. Mais Zaki eut moins de chance qu’eux. Au cours de son transfert à l’hôpital, il succombe des suites de ses nombreuses blessures occasionnées par les coups reçus. Une plainte a été déposée au niveau de la police et naturellement comme dans pareils cas, on essaie de trouver un accord sous le prétexte que c’est la famille du Djoliba, par conséquent il faut laver le linge sale en famille. Mais après mort d’homme !  De toute façon la famille du défunt ne l’entend pas de cette oreille et attend que justice soit faite. Ce qui sera facilité certainement par le témoignage des rescapés de cette expédition punitive qui ont affirmé reconnaître certains des agresseurs et les connaissent bien.

 

Echec et mat au lobby de la spéculation foncière qui voulait empêcher le ministre Bathily  de fouiller dans leurs affaires à partir de son super ministère

Dès la nomination de Mohamed Ali Bathily comme super ministre chargé de l’urbanisme, de l’habitat et des affaires foncières, le grand lobby de spéculateurs fonciers est entré en action pour lui barrer la route afin de l’empêcher de fouiller dans leurs sales affaires. C’est ainsi que leur action avait porté ses fruits car dans le cadre du découpage des attributions de chaque ministère, on avait ôté au ministre Bathily la Direction générale de l’administration des biens de l’Etat, la Direction nationale des domaines et du cadastre et l’Inspection des affaires foncières, confiées au ministre de l’Economie et des finances. Bathily se retrouvait ainsi avec une coquille vide. Mais le connaissant, il n’a pas voulu avaler ce coup tordu orchestré par le lobby du foncier qui semble ainsi bien représenté jusqu’au  cœur du système. Finalement, sachant que valider ce découpage c’est comme se retrouver devant un cas de flagrant délit, on a retourné au ministre Bathily les services préalablement détachés. Espérons que ce n’est pas sous condition et que les attentes nourries par la population le concernant dans le cadre de la lutte contre les prédateurs fonciers ne seront déçues. 

 

La Sénégalaise Soukeyna Kane a pris ses fonctions de directrice des opérations de la banque mondiale pour le Mali, le 1er mai

Nommée au poste de directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, la Guinée, le Niger et le Tchad, la Sénégalaise Soukeyna Kane, ex-chef du service Gouvernance pour la Région Europe et Asie centrale de la Banque mondiale, a pris officiellement ses nouvelles fonctions le 1er mai. Elle est même en train d’effectuer sa première visite au Mali du 1er au 5 mai 2017, au cours de laquelle elle doit rencontrer les autorités nationales. Elle est entrée à la Banque en mars 2003 comme spécialiste senior de la gestion financière et a exercé diverses fonctions au sein de la Région Afrique, de la division Politique opérationnelle et services aux pays (OPCS) et de la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Elle travaillait auparavant à la Banque africaine de développement comme auditrice interne principale, et a en outre à son actif une vaste expérience dans le secteur privé. Elle est passée aussi aux Assurances générales sénégalaises (Ags) et fut directrice et auditrice senior chez ERA Audit et Expertise, AEG Paris et Ernst & Young. Expert-comptable, elle est titulaire d’un master en comptabilité et finance, et diplômée de l’Institut commercial supérieur de Paris.

 

Selon le Fmi, la situation du secteur bancaire de  l’Uemoa reste délicate

L’activité économique du secteur bancaire dans la zone Uemoa est, certes, « vigoureuse », mais la situation reste « délicate ». C’est du moins le constant du Conseil d’administration du Fonds monétaire international(FMI) qui a achevé ses consultations régionales avec l’UEMOA. Il nous revient que selon le Fmi, la croissance du PIB réel, soutenue par une demande intérieure solide et résiliente. Elle est estimée à 6,2% en 2016. L’inflation est restée faible, de l’ordre de 0,4% en moyenne, en 2016, reflétant les récoltes agricoles particulièrement abondantes et des prix de pétrole bas.  Cependant, la croissance de la masse monétaire est restée modérée (10,2%) en raison de la baisse des avoirs extérieurs nets. La dette publique est en hausse et le ratio de couverture des réserves de change a baissé à 3,7% par mois.