Le Cherif de Nioro à la délégation mauritanienne : « IBK comme Abdel Aziz vont quitter le pouvoir »

 C’est un Cherif de Nioro très remonté qui a accueilli la délégation envoyée par le Président mauritanien, Mohamed Oud Abdel Aziz afin d’intervenir auprès de lui pour passer un coup d’éponge sur le conflit qui l’oppose, désormais à jamais, à IBK. Après avoir écouté le chef de la délégation venue de Nouakchott, le Chérif M’Boué Haidara, dans sa réponse a été on ne peut plus clair : « Allez dire à Abdel Aziz qu’entre IBK et moi, c’est fini. Il n’a pas gagné l’élection présidentielle, c’est Soumaila Cissé qui l’a remportée. IBK doit quitter le pouvoir. Lui-même, Abdel Aziz doit quitter le pouvoir (sous-entendu : il ne doit pas briguer un troisième mandat, ndlr). En tous les cas, s’il (IBK) est reconduit, son autorité ne sera pas reconnue ici à Nioro, son pouvoir ne s’exercera ici à Nioro ! C’est clair et net »

 

Cheick Modibo : le tonneau vide

Depuis la proclamation des résultats du second tour par la Cour constitutionnelle, les visiteurs se bousculent la nuit au Château de  Sébénikoro. Qui pour une place, qui pour être maintenu à son poste. C’est le cas de Cheick Modibo qui avait subrepticement rendu visite à Boua pour le convaincre de le nommer Premier ministre. Si rien n’a filtré de leur entretien, nos radars nous ont informé que le maître des céans a écouté Gin-Campari (c’est le surnom de Cheick Modibo, ndlr) pendant environ un quart d’heure avant de lui donner congé. Quand Gin-Campari s’est éclipsé, IBK a dit : « Regarde-moi ce tonneau vide là ? Il croit quand même que je vais faire de lui mon Premier-ministre ? » 

Dommage. Gin-Campari et la Veuve Coquelicot (152 euros : 99 441 FCFA la grande bouteille), ç’aurait été un cocktail détonnant pour le Mali !

 

14 milliards blanchis au Burkina

14 milliards, c’est la rondelette somme que le Président d’un parti politique malien a donnée à blanchir à l’un des fils du richissime homme d’affaires burkinabé aujourd’hui décédé, Oumarou Kanazoé.

Cet argent a été détourné sur un fonds mondial destiné au Mali. Les autorités maliennes ont introduit une plainte auprès des autorités burkinabé qui ont aussitôt mis aux arrêts l’un des complices. L’affaire qui doit passer devant les juges burkinabés, le 18 septembre, risque de faire des vagues. A moins que d’ici là nos autorités ne négocient avec le kleptomane en question pour avoir une part importante du pactole qui visiblement ne retournera jamais aux vrais destinataires. Deux indices : le Malien est le Président d’un parti politique de la majorité présidentielle et le Burkinabé vient d’avoir récemment un non-lieu dans une affaire de « faux et usage de faux en écriture de commerce, d’abus de confiance, de blanchiment de capitaux, fraude fiscale, de tromperie de consommateur et usage frauduleux de numéro IFU ». Entre nous, tout ce beau monde doit être fusillé.

 

Pour n’avoir pas pu bourrer les urnes, onze ambassadeurs rappelés par IBK

Pour avoir échoué dans leur mission d’acheter la conscience de leurs compatriotes de la diaspora avec des centaines de millions de FCFA mis à leur disposition, d’acheter les assesseurs de Soumaïla Cissé et bourrer les urnes comme dans les autres l’ont réussi sur le territoire national ou avoir refusé d’entrer dans ce jeu sordide,  les ambassadeurs du Mali en Algérie, Mauritanie, Guinée Conakry, Côte d'Ivoire, Turquie, Japon, Chine, Italie, Belgique, Canada, Ghana viennent d’être rappelés par Ladji Bourama qui est fou-furieux pour avoir été vomi par toute la diaspora malienne à travers le monde à l’exception de Dubaï, de Libreville où le représentant de Soumaïla Cissé a été expulsé et  de Brazza où, selon les mauvaises langues,  beaucoup de Congolais ont voté à la place des Maliens.

Au lieu de parler d’« incapacité de voler », un nouveau délit créé sous Ladji Bourama, les thuriféraires du régime parlent plutôt d’ « insuffisance de résultats » (ne riez surtout pas), ce qui, naturellement,  n’existe pas dans le milieu diplomatique. Que voulez-vous, les âneries, c’est la chose la mieux partagée actuellement au Mali !

 

Une forte délégation des Maliens de la Diaspora à Bruxelles


Les Maliens d’Europe sont vent debout. Ils viennent d’appeler à une Grande mobilisation pour la manifestation qu’ils comptent organiser aujourd’hui, vendredi 31 août, devant le siège de l'UE à Bruxelles où ils seront reçus par des députés européens. Par cette manif, ils entendent dénoncer la complicité de l'Union européenne dans la mascarade électorale dont l’objectif est de détourner le vote des Maliens et surtout d'imposer une marionnette de la France à la tête du Mali. Demain samedi, une autre manif est également prévue devant le siège de l'Assemblée française.

Et comme le Mali continue à être un enjeu pour elle, la France vient de rappeler son ambassadeur au Mali, Evelyne Decorps. Elle sera remplacée par l’actuel ambassadeur de France à Nouakchott depuis 2014, le très chevronné Joël Meyer.

Hum, que Dieu sauve le Mali !

 

Karim a mis en place un système efficient pour écouter les Maliens

Ancien fonctionnaire de la communauté israélienne du renseignement, le franco-israélien Didier Sabag, né à Casablanca et qui a grandi à Paris, est devenu l'un des courtiers les plus courus en matière de matériel d'interception. A la tête de sa société Sapna, Didier Sabag, qui opère également deux sociétés à Hong Kong, Hamsa et Orot, prospecte ainsi en Centrafrique, au Bénin, en Guinée-Bissau, au Maroc ainsi qu'en Europe de l'Est. Il fait l'interface avec les sociétés israéliennes spécialisées dans les interceptions et les solutions de sécurité intérieure.
Bien qu'il le démente auprès d'Intelligence Online, Didier Sabag, selon de nombreuses sources, prospecterait aussi récemment au Mali, notamment via Karim Keïta, le président de la commission de défense du Parlement et fils du président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Selon plusieurs sources, cette proximité a été permise par l'entregent du courtier-star Steve Bokhobza, qui a été l'un des représentants les plus actifs en Afrique de groupes israéliens de sécurité et de la société d'armement biélorusse BelTechExport (IOL nº764).
Au Mali, l'architecture du service d'interceptions des services locaux a été créée et est opérée par la société française Ercom (IOL nº795).

On comprend mieux maintenant pourquoi il est quasiment impossible de communiquer au Mali où tout le monde est sur écoute, y compris les ministres.
La SE parallèle est de plus en plus active.

 

 

Présidentielle 2018 : L’Adéma Association se prononcera le lundi

L'Adema association se prononcera sur le processus électoral au Mali, le lundi 03 septembre 2018 à la Maison de la presse. Ce sera, sans nul doute, l’occasion pour Mme Sy Kadiatou Sow qu’on appelle ici au journal « Le Sphinx », la Pasionaria de la Démocratie malienne, de fustiger le vol et le bourrage des urnes par les affidés d’IBK et ses alliés de circonstance de la CMA.