IBK : «Les 7 tours de la Mecque» et «Boua ta bla» : Mais diable, quel rapport ?

IBK à Ségou : «Quand j’entends dire des gens Ko Boua ka Bla, ça me fait rire. Au moment où je faisais les 7 tours de la Mecque, ceux qui disent ko Boua ka bla dormaient tous. Donc, de grâce qu’ils nous laissent faire notre travail. Je ne dis pas que Boua ta bla, mais ce n’est pas le moment. Car, je me porte bien pour relever le défi du développement de notre pays».
Nous n’avions rien, absolument rien, contre les 7 tours de la Mecque de Boua à la Mecque dans la mesure où la pratique religieuse et la foi restent une affaire purement personnelle. Mais «Boua a bla» ou «Boua ta bla», ça, c’est de la politique intérieure du Mali !
Très sérieusement, nous sommes de ceux-là n’ayant encore perçu la pertinence du lien entre les deux sujets. Vu sous cet autre prisme, on évalue mieux l’impertinence : Qu’auraient pensé les Musulmans si, Chrétien, il avait affirmé qu’il est allé 7 fois au Vatican pendant que…
Voyez-vous ? Aucun rapport ! Mais qu’on se le dise tout de suite : nous n’affirmons nulle part que l’orateur divague. Nous ne l’avions jamais dit ! Jamais de la vie !

Ségou : IBK offre 30 millions à 2.221 chefs de village soit… 12.000 F CFA par personne, le prix de 2 gallinacées

Un chef de village ne coûte visiblement pas cher aux yeux d’IBK. En séjour à Ségou, il a fait regrouper 2.221 chefs de villages auxquels il a remis un montant de 30 millions F CFA.  Mathématiquement, cela revient à 12.000 F CFA par personne. C’est le prix de deux poulets dans leurs contrées respectives.
Mobilisation à Ségou : Les populations de la C.III du District de Bamako en renfort : 5000 F CFA/J/personne
Chut ! Ne le dites à personnes ! Des dizaines de cars remplis de «militants» ont quitté Bamako en destination de Ségou en prélude au voyage d’IBK en 4ème région. Ces applaudisseurs programmés et payés pour les besoins de la cause, ont reçu un perdiem de 5000 F CFA par jour pour les 72 heures. Non comprise la restauration. On estime à plus de 300 le nombre des participants venus de Bamako et de la commune 3 plus précisément.
Soit dit en passant, ceux de Sikasso il y a quelques mois, doivent se plaindre : leur perdiem n’était que de 2000 F CFA.


Mort tragiques des chauffeurs de la Minusma : des soupçons sur le MNLA

Leur convoi avait quitté le 13 avril dernier la ville de Kidal pour se rendre à Gao. Mais entre Tabankort et Tarkint, le convoi fut intercepté par des bandits armés qui n’hésiteront pas à les exécuter. Notons au passage que leur convoi n’avait pas bénéficié d’escorte militaire. Seulement, un arrangement avait été trouvé avec le Mnla qui mit à leur disposition un semblant d’escorte. Selon des indiscrétions, peu avant Tabankort, de longs entretiens  téléphoniques ont eu lieu entre les éléments du Mnla qui les accompagnaient et des hommes armés non identifiés, postés sur des dunes de sable.

La suite fut tragique. Le convoi  fut bloqué et les chauffeurs sommés de remettre les clés avant d’être froidement exécutés. Curieusement, les éléments du Mnla disparurent dans la nature sans opposer la moindre résistance.


Des pièces de rechange : pourquoi faire ?

Peu de temps après son arrivée au pouvoir, le Président IBK avait été ébranlé par l’un des plus gros scandales. Scandales liés à l’achat de matériels militaires. A côté, il y avait bien sûr l’acquisition du fameux avion présidentiel « Ladji Bourama Air Force One ». A l’époque, il avait été aussi question de pièces de rechange pour les véhicules et autres engins de l’Armée. Mais de cinq ans seulement, voilà que le département de la Défense lance de nouveaux avis d’appels d’offres concernant encore de pièces de rechange. L’avis N° 2018-016 se répartit en quatre lots. Dans le lot 1, l’on parle de pièces pour les camions de transport (M-120-230), les engins blindés Faho, des véhicules de type ULRA (ancien modèle)…

Dans le lot 2, les pièces seront destinées aux tracteurs, camions Howo, Atego, Ivego et Gaz, etc. Pour le 3éme lot, il s’agira de pièces pour les véhicules de type Rover, des BTR -7°, des Toyota Diesel….

Enfin, le lot 4, ce seront des pneumatiques et des batteries, toujours pour les engins. La question est alors de savoir à quelles fins toutes ces pièces de rechange ? Ne disposait-on pas de véhicules neufs ? Sinon, à quoi auraient servi tous ces achats monstres de 2013-2014 ? Les matériels acquis à l’époque étaient-ils de bonne qualité ?

 

Majorité présidentielle : des chefs de partis tapis dans des hôtels


L’occasion aura été bonne pour la quarantaine de partis politiques encore fidèles au pouvoir

IBK. Leurs chefs ont en effet tout fait pour se faire voir à Ségou lors de la visite présidentielle. Bien que n’occupant pas de fonctions officielles, ils ont réussi à se faire «caser». C’est ainsi que des ministres et chefs de services furent mis en contribution pour satisfaire les besoins de ces invités qui sortaient de l’ordinaire. Pour certains de ces chefs de partis, il ne fallait surtout pas rater « l’annonce solennelle ». Pour l’heure, les hôteliers font leurs petits calculs. Les factures sont salées. Très salées !

Boua pleureur

IBK alias Boua doit-on dire maintenant car à Ségou, contre toute attente, le président de la République, parlant de lui-même a utilisé ce pseudo qui lui colle désormais très bien. Mais dans les jours à venir, mais on ne prendra pas le risque d’allonger cette appellation en « Boua pleureur » même si  pour un oui ou un non il laisse jaillir ses larmes, avec une facilité dont lui seul a le secret. Un chef d’Etat, responsable suprême d’une nation, doit pouvoir maîtriser ses émotions au lieu de se laisser fondre en larmes comme ce fut encore le cas à Ségou.

 

25 milliards pour éviter la famine

Pendant que Boua s’apprêtait à aller prendre des bains de foule à Ségou, Oumar Ibrahim Touré, le commissaire à la Sécurité alimentaire animait une conférence de presse, le lundi 23 avril, pour faire la restitution de la 15ème session du Conseil national de sécurité alimentaire. Il ressort de son exposé que 25 milliards de FCFA doivent être recherchés pour faire face à la période de soudure car selon ses dires,  « plus de quatre millions de personnes se retrouveront dans l’une des formes d’insécurité alimentaire à la soudure 2018 ».
Et dire qu’on est en train de gaspiller l’argent du contribuable dans les tournées-campagne de Boua !  

 

Polémique autour du terrain Bélier de Lafiabougou

Beaucoup d’informations circulent sur le projet d’aménagement du terrain Bélier de Lafiabougou. D’aucuns parlent d’installations pour approvisionner les populations en eau et d’autres parlent d’équipements sportifs. Mais il nous revient que le maire de la commune IV de Bamako, Adama Bérété, a clarifié la question lors du dernier conseil communal qu’il a présidé : il a été contacté par des partenaires qui ont choisi la commune IV parmi d’autres communes pour y aménager les espaces sportifs et c’est ainsi que le terrain Bélier a été identifié pour être aménagé comme un véritable complexe sportif.

 

Encore une histoire d’enlèvement de sous-préfet

Le sous-préfet de Hombori a été enlevé par des hommes armés non identifiés avant-hier dans la matinée, plus précisément vers 8h 30 mn alors qu’il partait pour Mopti. L’acte n’a pas encore été revendiqué, mais c’est la panique chez les préfets et sous-préfets sommés de rejoindre leurs postes respectifs au nord et au centre du pays en vue de la préparation des élections.

Hum, c’est l’insécurité résiduelle !

 

La tontine de Ségou

En vue de la visite du président IBK à Ségou, 2000 recrues de l’Armée ont été acheminées dans cette ville où elles sont arrivées au Gouvernorat la veille, plus précisément le samedi 23 avril vers 19H 45mn. Des tee-shirts IBK leur ont été distribués afin qu’elles se fondent dans la foule. Au même moment, 10 véhicules de la société Ozone étaient garés devant le Gouvernorat en plus des trois autres qui affichaient des posters d’IBK dans la ville et distribuaient des tee-shirts à son effigie.

Les leaders d’opinion de Ségou dont des imams défilaient à l’hôtel Esplanade pour retirer les perdiems de la mobilisation de leurs sympathisants payés par le ministre Zoumana Mory qui se vantait d’avoir 150 millions de FCFA en espèces. Il avait à ses côtés cinq directeurs régionaux et le directeur d’Ozone