Vers un nouveau bras de fer autour de l’OCLEI


Après quelques temps de répit, les militants du Syntade (Syndicat national des travailleurs de l’Administration d’Etat) pourraient reprendre leur lutte syndicale. Face au Gouvernement qui avait mis sur pied l’Oclei (Office central de lutte contre l’enrichissement illicite) ; sans consultation ni concertation des forces vives de la Nation et qui s’avérait être un instrument braqué contre certaines catégories de travailleurs, le Syntade avait mené une grève d’avertissement de 72 heures. Le mouvement de grève devait se poursuivre juste après. Il aura fallu l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour ramener le Syntade  sur sa décision. Un accord de dernière minute signé entre le Gouvernement et le Syntade prévoyait en effet de relecture de la loi sur l’Office. En attendant, il avait été convenu de mettre fin aux activités de l’Office.

Lundi dernier, les deux parties devaient se retrouver sous la houlette des médiateurs. Mais la veille, dimanche 10 décembre, à la faveur de l’Espace d’interpellation démocratique (EID), le chef du Gouvernement, Abdoulaye Idrissa Maiga, avait eu la maladresse de déclarer que l’Office «  travaillerait dans toutes ses dispositions légales ». Avant d’ajouter que rien ne l’empêcherait de faire son travail. Des propos qui n’ont guère échappé aux syndicalistes. C’est ainsi  que lors des retrouvailles de lundi dernier, les émissaires du Syntade tapèrent sur la table. « Nous réclamons du Premier ministre des éclairages. Si ses propos du dimanche lui ont simplement échappé alors qu’il les démente. Dans le cas contraire, nous allons assumer toutes nos responsabilités ». Dès lors, les réunions de bureau ont repris de plus belle au niveau de différentes sections du Syntade. Histoire, assure-t-on, de préparer la riposte idoine à ce qui est considéré comme un reniement d’accord. Autant dire alors que les prochaines semaines seront chaudes pour le Gouvernemen


 

Encore une fausse alerte à la voiture piégée à Bamako

 Mardi 12 décembre 2017, dans l’après-midi, c’était pratiquement le sauve- qui-peut sur l’esplanade de la Bourse du Travail, Boulevard de l’Indépendance, dès 14 heures, une équipe d’agents de police avait investi les lieux. Ordre fut donné aux vendeurs ambulants, aux boutiquiers, de déguerpir.
Des policiers demandèrent aux agents de santé de la PMI centrale d’évacuer leurs engins. Même les taxis furent sommés de prendre le large. Vers 15h30, des éléments de BSI (Brigade  spéciale d’intervention) firent leur apparition ? Une équipe de déminage les rejoignit dans la foulée. Mais pourquoi toute cette mobilisation ?

Il se trouve que depuis plus d’un mois, un véhicule était garé sur l’esplanade. C’était une grosse cylindrée Land Cruiser, couleur grise, immatriculée Q 1193 MDE. Son propriétaire n’ayant jusque-là donné signe de vie, le véhicule paraissait donc suspect aux yeux des forces de Sécurité.

Après avoir évacué tous les abords de la Bourse du Travail et du Centre de Santé, les voies ont été coupées à plus de 100 mètres, les démineurs se mirent au travail.
Après des tests à la dynamite jusqu’aux environs de 18 heures, ils eurent la certitude qu’il n’y avait rien de dangereux ou de mortel. Le véhicule suspect fut alors embarqué tout de même. Rappelons qu’il n’y pas longtemps ; un cas similaire s’était déroulé à l’entrée de Hamdallaye ACI 2000. Un client anonyme avait laissé sa voiture sur le parking de la société LG durant deux à trois jours. Là aussi, des démineurs avaient dû passer aux tests pour rassurer les populations. Ils ont raison : mieux vaut prévenir que guérir.

 

Le Trésor public à sec
Les travailleurs avaient cru que le Gouvernement allait déclarer le vendredi 8, jour de Maouloud férié et ordonner ainsi le pont jusqu’au lundi 11 décembre afin de faire plaisir  aux musulmans en ce début de campagne électorale. C’était du reste le vœu de président de la République. Mais les tenants des cordons de la bouse lui ont savoir que cela n’était pas possible à cause des tensions de trésorerie que traverse le pays. Pour eux, il n’était pas question d’offrir un autre jour de farniente aux Maliens qui doivent se mettre au travail plus que tout le monde. Car disent-ils, les caisses du Trésor public sont à sec. Le mois dernier, ils ont pu faire les salaires qu’en puisant dans les fonds générés par le renouvellement de la licence d’Orange-Mali. L’Hôtel des Finances est en train de mettre la pression sur les travailleurs de l’Assiette pour glaner le maximum de recettes possibles pour pouvoir faire face aux salaires du mois de décembre. Malgré cela le BPN du RPM a demandé à IBK et son épouse de tout faire pour accorder aux fonctionnaires un treizième mois de salaire en cette période de fin d’année 2017afin que le président de la République puisse remonter dans les sondages. Pour eux, cette décision fera rentrer Ladji Bourama dans l’Histoire du pays et sera un bon slogan de campagne pour la future présidentielle de 2018.

Mais ce qu’ils ne savent pas,  c’est que les nombreux voyages de Ladji Bourama ont fait des ravages dans les fonds publics.

 

 

IBK défie la France
Lors de sa rencontre avec le BPN du RPM, IBK dans sa logorrhée verbale a dit que certains se croient des protégés par la France, mais qu’ils sachent que ce n’est pas la France qui viendra voter au Mali.

Décidemment, Ladji Bourama a la mémoire courte. C’est pourtant bel et bien François Hollande, à l’époque président de la République française, après moult tergiversations, suite aux recommandations de Martine Aubry et manuel Valls, qui a fini par choisir IBK comme leur candidat préféré. Pour la petite histoire, François Hollande a fait pression sur Dioncounda Traoré et surtout sur Alassane Ouattara afin qu’il laisse en rade Soumaila Cissé qui était son protégé. Ce que ce dernier finira par faire, sans état d’âme.

 

Moussa Sinko traumatise IBK

 Quand il a appris l’incendie du Marché Rose, le lundi très tôt, IBK a appelé le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, pour lui dire que le pays continue à vivre malheur sur malheur. Ce dernier lui coupa aussitôt la parole pour lui dire qu’en réalité, l’incendie est dû aux  installations électriques anarchiques qui sont à la base du court-circuit qui a mis le feu au marché. Excédé, IBK lui dit : « Mais, pourquoi tu me coupes la parole à chaque fois je te parle. Tu veux mon fauteuil ou quoi ?

Le Pm lui répondit : « Si je voulais votre fauteuil, j’allais créer mon propre parti. »

-Ah !  On me l’avait dit, tu es avec Moussa Sinko ; je suis au courant. Mais tu vas voir après mon retour de Paris ». Sur ce, il coupa net la communication.

Selon des témoins, à l’aéroport, irascible, Ladji Bourama lui aurait dit qu’à son retour, Abdoulaye Idrissa Maiga allait voir de quel bois il se chauffe.

 

 

Le renouvellement du plateau technique : un autre projet volé à Cissé Technologie

Lors  de la présentation des textes de base du Régime d’Assurance Maladie Universelle, l’on a beaucoup parlé du renouvellement du plateau technique hautement qualifié rentrant dans le cadre l’amélioration de la couverture sanitaire qui nécessitera  la mobilisation d’importantes sommes d’argent.

Seulement, il y a un hic. Le projet de renouvellement du plateau technique ressemble comme deux gouttes d’eau au projet que Cissé Technologie a présenté aussi bien aux autorités de la Transition qu’ aux nouvelles autorités élues en septembre 2013.

On soupçonne « un expert », connu de la place, spécialiste  en manipulation et en chausse-trapes,  d’avoir volé ledit projet que Cissé Technologie lui avait justement confié pour étude comptable et financière.

Nous y reviendrons.