Visite à Sikasso : IBK arrose tout le monde sur son passage

En route pour la capitale du Kénédougou, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita ; a arrosé tout de monde de billets de banque. Avant-hier, lors de son escale à Bougouni,  il a donné publiquement six millions de FCFA au chef des chefs de village et très discrètement, la même somme aux imams de la même ville.

Selon nos sources généralement très bien informées, IBK est parti avec 100 millions de FCFA en coupures de 5 et 10 000 Francs en guise de « woro songo », colas en bambara aux chefs religieux et griots de la région de Sikasso.

La campagne présidentielle a commencé et tous les moyens sont bons pour dilapider les fonds publics. Selon nos radars pointés vers Koulouba, la visite aurait coûté la bagatelle de 380 millions de FCFA. Sacrifices rituels compris comme celui fait dans un  cimetière de Sikasso en présence de trois membres de « Ma Famille d’Abord ».

 

 
Corruption au niveau du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

 Les policiers qui travaillent dans le système des Nations-Unies se disent harcelés par leur hiérarchie qui a instauré une cotisation obligatoire d’un montant de 50 dollars US, l’équivalent de 30 000 FCFA qu’ils sont obligés de payer chaque mois afin, leur dit-on,  de financer les activités des chefs au Mali, sans aucune autre précision. Pour faire pression sur eux des bureaux des contingents ont été mis sur place dont les présidents sont  en relation directe avec le Secrétaire particulier du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, en l’occurrence le colonel Diassana pour recevoir des instructions.
Pour chaque demande de signature sur les documents administratifs, l’un desdits policiers qui requis l’anonymat, a dit  au « Sphinx » qu’ils sont obligés de crasser au bassinet sous peine de rejet des documents/ Last and not least, contrairement aux autres pays qui cherchent à augmenter la durée de leurs compatriotes  policiers au sein du système des Nations-Unies afin que leurs pays gagnent en retombées économiques, le Mali a écrit officiellement aux Nations-Unies au début de cette année pour demander de réduire de 02 ans à 18 mois la durée de mandat des policiers maliens . Malgré une lettre d’indulgence des Nations-Unies, cette mesure a fait ses premières victimes cette année, avec, à la clé, le renvoi de 49 policiers maliens du Congo, d’Haïti, de la Centrafrique et du Soudan. Selon les policiers renvoyés, la décision du ministre est consécutive à leur refus de payer les 30 000 FCFA.

Selon des sources onusiennes, le Mali est le premier pays au monde, depuis la création des Nations-Unies à demander la réduction de la durée de mandat de ses ressortissants, contrairement autres pays qui se battent  pour avoir une rallonge. Il faut rappeler que le recrutement des policiers se fait par concours organisé exclusivement par les Nations-Unies sans la participation des pays membres. Cette transparence  est gênante pour les autorités maliennes qui veulent envoyer elles-mêmes leurs protégés. Cette année, sur les 1 500 candidats au concours de recrutement, seuls 145 policiers  ont été déclaré admissibles pour suivre les tests médicaux et les interviews pour la sélection définitive.

Selon des sources proches du Syndicat de la police, dans le cadre du mois de la Solidarité, les autorités policières sur instruction du cabinet du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, en intelligence avec différents chefs des contingents  des différentes missions, ont exigé une cotisation de 100 dollars US des policiers pour dit-on une question de visibilité du ministre Traoré et de soutien aux actions du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

A ce jour, notre pays a 91 policiers qui travaillent dans le système des Nations-Unies à travers la planète. Toujours selon nos sources, le Mali est le seul pays de la sous-région  dont toutes les démarches administratives sont traitées par le pays, alors qu’il dispose d’une représentation permanente au siège Nations-Unies qui ne se limite qu’à transmette les courriers contrairement aux autres représentations  des autres pays qui traitent eux-mêmes les dossiers de routine sur place, à New-York. Selon un policier malien du système des  Nations-Unies, frappé par la nouvelle mesure du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, un policier malien dépense 1 000 000 de FCFA de bakchich pendant la durée de sa mission. Ces pots-de-vin sont destinés à l’Administration, au Ministère de tutelle et aux Ministère des Affaires Etrangères.

Dans le Mali d’IBK, on aura tout vu ! 

 

 

Enquête sur la mort des soldats US à la frontière Niger-Mali


L’Ambassade  des États-Unis au Mali a informé, sans autres précisions, les autorités maliennes de la présence d’une commission d’enquête US sur le territoire malien pour une mission de 10 jours. Les lascars qui ont commis ce lâche attentat seraient-ils venus se cacher au Mali ?

 
Sommet sur la Sécurité de Dakar : mais où est donc passé le discours d’IBK ?

 C’est un chef d’Etat, une fois de plus très bourdonnant   qui a pris la parole devant ses pairs récemment à Dakar. Mais à peine qu’il eut terminé son insipide speech que des fuites fusèrent sur la Toile. Les internautes se régalèrent sur le fait que le chef de l’Etat avait  tenu un discours improvisé, sans panace. Pour d’aucuns, il aurait oublié le précieux papier à Bamako. Ce discours oublié alimenta encore les causeries plusieurs jours durant.

Avec le recul, les langues comment à se délier. Selon des indiscrétions, le chef de l’Etat aurait bel et bien voyagé avec son discours. Et qu’en la matière, tous les effets (sacs, chemises cartonnées, téléphones….) du chef de l’Etat sont mis à la disposition de l’Aide de camp. Le fameux discours était censé donc se trouver  dans la mallette que celui-ci  portait. Nos sources rapportent qu’un esprit malin aurait subtilisé le discours de la mallette lors d’un moment d’inattention. Qui serait alors cet esprit malin ?

Une autre source est aux antipodes de cette thèse. Selon elle,  IBK aurait tout simplement oublié de demander qu’on lui prépare un discours. Un trou de mémoire accentué par un problème familial survenu tout juste avant son départ sur Dakar.

En tout état de cause, cela démontre la légèreté, le manque de sérieux de nos dirigeants.

 

Gouvernement AIM : le sort de Me Bathily se discute dans les allées


 La crise ouverte entre l’actuel ministre des Affaires foncières et des Domaines de l’Etat, Me Mohamed Aly Bathily, et le corps de la magistrature, suite à certaines déclarations, continue de polluer le climat au sein de l’équipe gouvernementale. Selon nos sources, son collègue de la Justice, Me Mamadou Ismaël Konaté, serait très remonté contre lui. Et face à la levée de boucliers des syndicats de magistrats contre Bathily et son fils Ras Bath, le bouillant et populaire chroniqueur, l’on suggérerait à le faire partir du Gouvernement. Le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga et son ministre de la Justice en auraient parlé. Les déclarations de Me Bathily sur les antennes auraient été transcrites et mises à la disposition du PM. L’on attendrait plus que le chef de l’Etat afin qu’il décide de quelque chose. Avant son séjour  dakarois, il en avait eu vent. Selon nos sources, à son retour de Sikasso, les protagonistes seront en face de lui.
Partira, partira pas ? Wait and Sée ! Comme on le dit à Londres.

 

Tournées présidentielles : Sikasso comme Kaye
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Ces voyages du chef de l’Etat se suivent et se ressemblent. A la différence près que cette fois-ci, IBK empruntait la route pour rejoindre Sikasso. Sinon au retour, il sera dans l’avion. Pour son déplacement à Kayes, une cohorte de militants du parti présidentiel avaient été mobilisés pour la circonstance. Les cadres de la région mis en contribution (physique) et les écoles primaires fermées pour réserver  à l’hôte du jour un accueil chaleureux. La suite est connue. Cette semaine, le tour est revenu à Sikasso de recevoir le chef de l’Etat, c’est bis repetita. En fin de semaine dernière, les locaux des services de Douanes étaient remplis des matériels nécessaires au voyage présidentiel. En tout cas, durant deux jours, le travail ne s’est pas déroulé normalement à cause de la présence de ces matériels encombrants. Des bus ont été affrétés pour encore transporter les « Bamakois » vers le Kénédougou. Des chefs de partis de la majorité, originaires de la région, ont été envoyés depuis au moins trois jours. Presque tout le cabinet présidentiel, une pléthore de ministres accompagnés des membres de leurs cabinets sont du voyage dont le coût est estimé à plus de 370 millions. Sacrifices rituels compris. Comme cette escapade dans un cimetière de Sikasso où l’on a enterré les photos de plusieurs membres de l’Opposition en présence de trois membres de « Ma Famille d’Abord »

 

Promesses présidentielles : des chômeurs rappellent à IBK sur leur sort


 Mercredi matin, à l’appel d’une association, plusieurs  dizaines de diplômés chômeurs avaient rendez-vous à la Bourse du Travail. C’était en fait le point de départ d’une marche pacifique. Leur parcours devait les conduire jusqu’au Ministère du Travail. Sur leur banderole, il était écrit ; «  IBK et nos 200 000 emplois ? » Rien de grave donc si ce n’était de rappeler au chef de l’Etat, IBK ses promesses électorales et ses slogans de campagne. Mais c’était sans compter avec la volonté du pouvoir de ne laisser apparaître aucune contestation populaire, a fortiori rendre au pouvoir ses mots propres. C’est ainsi qu’un imposant dispositif  s’était mis en branle. Tous les alentours de la Bourse du Travail furent bouclés. Même la cour des syndicalistes a été envahie. Suite logique, des chômeurs renoncèrent à leur marche non sans avoir crié leur colère..