Non, notre Dirpub n’est pas un anonymographe

Voilà plus de trois mois qu’une rumeur stipude disait que notre Dirpub, Adama Dramé, était en train d’aider un Français à écrire un livre sur IBK, son fils et son régime. Naturellement, nous n’avions pas, à l’époque, pris cette rumeur très au sérieux. Puis la rumeur a enflé. Notre dirpub n’aiderait plus un quelconque auteur à écrire un livre, mais c’est plutôt lui-même qui en serait le principal auteur. Que d’ailleurs,  c’est la raison de ses nombreux déplacements vers la capitale française.   
Là, on s’est dit que la rumeur prenait des proportions très sérieuses. Nous avons alors décidé d’enquêter. Cette rumeur, que disions, cette fadaise,  est sortie directement de l’imagination pas très fertile d’un laudateur, porte-flingue et porte-mallettes du fiston national. Lequel a avisé le maitre des céans du Château de Sébénikoro qui, malheureusement a pris ces sornettes très au sérieux. Le nom dudit thuriféraire a été cité récemment dans une affaire de tentative d’assassinat d’un désormais tristement célèbre chroniqueur de la place. Sans, naturellement, être inquiété outre mesure, parce que très proche du régime.
S’en est suivi une enquête sur nous,  diligentée par la Sécurité militaire (eh oui !), des filatures par des agents de la Sécurité d’Etat sur tous ceux qui fréquentent notre journal.
Au « Sphinx », nous nous sommes toujours assumés. Nous n’avons  rien à voir avec ces autres anonymographes qui se sont caché derrière leur petit doigt pour sortir ATTcratie, qu’ils ont signé justement « Le Sphinx » dans le seul but de nous créer des ennuis à l’époque. Aujourd’hui, ce sont des hommes qui gravitent autour de la galaxie IBK.

Nous nous sommes  toujours assumés. Nous avions même assumé la lâcheté de quatre de nos confrères qui ont participé à la sale besogne, en refusant de donner leur identité
Si nous devrions écrire un livre sur IBK et son sulfureux fils, nous nous ferons le grand plaisir d’en informer nos lecteurs. Sans aucune équivoque possible.

Basta !

 

 

PVI: un marché captif

Bien avant le lancement du marché du Programme de vérification des importations, des Maliens de l’Extérieur qui ont vraiment envie de travailler pour leur pays et sont en contact avec de grands groupes, nous confiaient qu’ils n’allaient pas postuler à un marché captif. Ils n’avaient pas tort car Webb Fontaine qui était choisi par la Commission de dépouillement des offres est sur le point de perdre le marché au profit de Bivac.

L’on se rappelle que lors du marché précédent qui avait porté Bivac aux affaires en ce qui concerne le Programme de vérification des importations, la société Cotecna avait de loin la meilleure offre et avait rencontré le choix de la commission. Mais au dernier moment, elle a été éliminée pour un motif anodin : une des pièces administratives n’était pas de dimension internationale comme prévu par le cahier des charges. C’est ainsi que le marché est revenu à Bivac dont le partenaire principal n’est autre que Véritas qui était déjà titulaire du marché.

Cette année encore, Webb Fontaine, sur un petit détail, est en train de perdre le marché, malgré la résistance du Conseil national du Patronat du Mali qui tient à faire respecter le choix de la Commission de dépouillement. Mais puisque Véritas, disons Bivac a les racines profondément ancrées dans le sol malien, il n’est pas facile de les déraciner surtout si l’un des principaux administrateurs reste un des hommes forts du pouvoir actuel, contrôlant ainsi, à la fois, les entrées par les routes et les ports d’une part, par les aéroports d’autre part. Tout cela pour les mêmes gens ! Suivez notre regard…  

 
Armée nationale : des radiations pour refus de partir au front

 Ils seraient au nombre de quelque dizaines, une soixantaine, nous a-t-on rapporté. Tous seraient des éléments de la garnison militaire de Kati. L’année dernière, ces éléments devaient partir en 4ème Région afin de prendre la relève de leurs compagnons d’armes à Nampala, Diabaly, etc.

Des semaines après leur affectation, ils n’ont pas daigné bouger. Mais après des palabres, quelques-uns finirent  par regagner Ségou mais pas au-delà. Malgré les avertissements et mises en garde, ils n’ont pas accepté d’avancer. Autrement dit, rejoindre le front. Certains qui se trouvaient déjà à Gao, faisaient comme eux. Par finir, leur attitude agaça la hiérarchie militaire. Un conseil de discipline est tenu. Et en ce début de mois, le couperet est tombé sur la tête des éléments accusés « d’indiscipline, d’insubordination » entre autres. Tous ont été radiés ainsi des effectifs de l’Armée. Ils disent qu’ils  n’étaient pas dans les conditions idoines pour défendre vaillamment le pays et que c’est la raison pour laquelle ils ont refusé de bouger

 

Elections du 17 décembre : des listes RPM invalidées

Le parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (RPM), traverse décidément une mauvaise passe. Incapable de défendre seul ses couleurs, le parti d’IBK,  en alliance avec d’autres partis politique, assiste maintenant à l’invalidation de certaines de ses listes. C’est le cas de la liste du parti dans la région de Koulikoro. Conduite par l’ancien ministre Nancouma Kéita, dans la course pour l’Assemblée régionale, cette liste a été retoquée en début de semaine pour non- respect du genre. Idem pour la liste RPM au Conseil de cercle de la même ville.  Mercredi, c’était l’invalidation de la liste RPM au Conseil de cercle de Kolokani. Donc avant les urnes, le RPM est out dans trois circonscriptions.

C’est dans ce contexte que s’est tenue une rencontre du cadre de concertation Gouvernement-Partis politiques. Au menu, les élections locales et régionales du 17 décembre 2017. Les échanges ont porté sur les préparatifs du scrutin. Dans l’ensemble, il est ressorti surtout la sécurisation du scrutin dans les circonscriptions concernées.
Selon des indiscrétions, le Gouvernement, par la voix du ministre de l’Administration Territoriale, aurait  confirmé être en discussion avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) pour assurer le bon déroulement du scrutin. Et qu’il faudrait incessamment  attendre la publication d’une déclaration dans ce sens. La rencontre aura duré plusieurs heures sans qu’une décision finale soit entérinée. Mais pour de nombreux observateurs, tout porte à croire que l’on s’achemine vers un report des élections. Sollicitée,  en effet, par le gouvernement pour participer à la sécurisation du scrutin, la mission onusienne (MINUSMA) a émis des réserves relatives à la position des groupes armées signataires de l’Accord de paix, à savoir la CMA et la Plateforme. Pour la Munisma, a-t-on précisé, l’Accord de paix concerne trois postes : gouvernement, CMA, Plateforme. Les deux dernières (CMA, Plateforme) ayant estimé que les élections ne devraient pas avoir lieu dans les conditions actuelles, la Munisma a donc jugé inutile de s’y mêler