Quand Karim et Boubèye snobent le PM

La cérémonie qui s’est tenue avant-hier mercredi à l’Ecole de Police entre 9 h et 10 h a été un véritable bazar. On notait la présence de huit ministres parmi lesquels, Salif Traoré, Thiémoko Sangaré, Kassoum Tapo, Hamadoum Konaté, Mamadou Ismaël Konaté entre autres. On notait aussi la présence de Soumeylou Boubèye Maïga, son frangin, Tiégoun et l’incontournable Karim Kéita,  surexcité comme un pantin sorti de sa boite. Saluant par-ci, interpellant par-là, ne ratant aucune occasion de  se montrer. Quand le Premier ministre arriva, il s’est comporté comme si quelqu’un n’était pas venu. Il l’a multiplié par zéro, comme l’on dit côté de Bagadadji, en continuant à s’agiter. Il n’a même pas daigné se lever, comme tous les ministres présents, sauf un, Soumeylou Boubèye Maïga qui, ne l’oublions pas, a lui aussi, rang de ministre. A l’arrivée du PM, ce dernier est resté assis en faisant  semblant de causer avec son jeune-frère,  Tiégoun, lequel s’était levé mais s’est aussitôt rassis quand il a compris le manège. Le show de Karim continuait de plus belle jusqu’à l’arrivée de son père. Il se leva alors poliment, s’est rassis et ne bougea plus. Puis IBK a fait son show comme à Kati, le 22 septembre,  en se déhanchant tout en fredonnant le chant des sportifs : « zoba ô zoba ». Comme le disait Lamartine : Honte à qui chante pendant que Rome brûle, s’il n’a l’âme et le cœur et la voix de Néron.

 

Faladié Est-Extension: les gendarmes continuent d’empêcher toute construction.


Comme nous l’évoquions dans « Le Sphinx » N° 659, les gendarmes continuent à empêcher toute construction dans la zone de Faladié Est-Extension. Selon la déclaration liminaire de Tidiani Sow,  Président de l’Association des propriétaires de terrains de Faladié Est/Extension, les gendarmes sous la houlette du commandant Harefo Bruno Dacko, à  la veille du sommet Afrique- France, leur avaient demandé d’arrêter les travaux de construction au motif de la « Sécurisation de la zone ». Après le sommet et jusqu’au jour d’aujourd’hui les pandores continuent à les agresser en détruisant au passage tout le matériel de construction et en arrêtant les ouvriers qui se trouvent sur le site.

Pour tout document, les gendarmes leur ont brandi un simple communiqué sans numéro et non signé du ministre Mohamed Ali Bathily demandant   l’arrêt immédiat des travaux dans cette zone qu’il qualifie d’aéroportuaire et qui aurait été attribuée illégalement.

Il est grand temps que la justice qui a demandé la cessation des agressions faites par les gendarmes prenne ses responsabilités. On va vers un affrontement qui n’arrange personne en définitive.

 

                                          Aéroports du Mali : la passation cale

Après la relève, il y a cinq jours,  de Mme  Faye Fatou Dem, la Directrice adjointe des Aéroports du Mali, qui assurait l’intérim du DG,  les inspecteurs des finances n’ont pas pu faire la passation parce que cette dernière n’a pas accepté, à juste titre d’ailleurs, qu’on l’ait fait porter la responsabilité d’une gestion antérieure. Elle demande des justifications par rapport à ces gestions qui émanent du  nouveau rentrant qui travaille dans la boite depuis 2011. Elle a dit qu’elle est responsable de la date de sa nomination jusqu’à sa relève (Mai à mi-septembre 2017). Le nouveau rentrant (ex-chef d’exploitation) n’a pas pu fournir des documents sur une somme de 3 milliards de FCFA qui manquaient avant l’arrivée de Mme Faye Oumou Dem. Ce qui  fait que le blocage continue.  On veut faire pression sur la bonne dame afin qu’elle accepte de signer les documents de passation avant le passage des Contrôleurs, elle a refusé. Ils ont ensuite amené le déficit à 2 milliards puis à 1 milliard, elle a encore dit niet.

Quand l’ancien DG a été relevé, il y a eu une période de flottement, au cours de laquelle toutes ces malversations se sont passées avant la nomination de Mme Dem ; Détournement des anciens matériels, ordinateurs, chaises, banquettes et les équipements fournis par Serval pour le camp Boiteux.      

 

A propos du Hadji 2017 : Echanges de bons procédés entre le Ministre et les membres du Haut conseil islamique


 

L’organisation du pèlerinage, le transport aller-retour des pèlerins, leur séjour aux lieux saints, le processus des préparatifs, tels ont été, entre autres, les sujets d’une rencontre entre le ministre des Affaires religieuses et du Culte et les membres du Haut conseil islamique du Mali (Hcim).

Selon nos sources, la rencontre devrait rester dans les annales du département cité ; tant les échanges ont été aigres-doux entre les parties. Sur les ratés encore survenus lors du hadj, l’imam Mahamoud Dicko et les siens n’ont pas été du tout tendres avec le ministre Thierno Hass Diallo. Au point qu’en un instant donné, l’imam aurait lâché ceci : « Tout cela est de la faute d’IBK. C’est lui qui a laissé des adeptes de l’eau de Bacchus (dieu du vin, chez les latins) organiser  le pèlerinage. »

Réplique du ministre Diallo en ces termes : « S’il y a des buveurs de cette eau, désignez- les. Ce que je sais, c’est que ces gens-là ne s’adonnent pas à l’adultère. »

Des propos qui auraient apparemment auraient vexé les représentants du Haut conseil islamique.

Quelques jours après, à la faveur d’une entrevue avec le chef de l’Etat, le sujet est revenu sur la table. Toujours d’après nos sources, l’Imam Dicko aurait rappelé à IBK les propos tenus par son ministre. Comme toute réponse, ce dernier aurait dit ceci : « Mais, il n’a cité personne »

 

L’Assemblée coupée d’électricité pour 180 millions d’impayés

L’EDM a coupé le courant hier à l’Assemblée nationale, rendant nos (dés) honorables députés furieux. La société d’électricité après plusieurs avertissements est finalement passée à l’acte. En effet la deuxième institution du pays lui doit la bagatelle de 180 millions de francs.

A l’heure où nous mettons sous presse, il nous est revenu que le questeur s’est présenté avec un chèque de 40 millions pour prier le directeur d’EDM de rétablir le courant.

Mais qu’est-ce qui explique l’audace actuelle des responsables d’EDM ? La réponse est toute simple : leurs  fournisseurs en carburant étant eux-mêmes les décideurs de ce pays, ils exigent désormais à être payés rubis sur ongle. Il n’y a pas de raison que Bagadadji ne paye ses charges d’électricité qui sont, tout de même, prévues dans le budget de l’Assemblée nationale. Voyez-vous tout s’explique.  

 

Gouvernement AIM : deux caisses pour le jeune ministre

Notre pays, le Mali, est pauvre. Des Maliens sont cependant riches, a-t-on coutume de dite. Très, très riches, avancent certains. L’exemple d’un membre de l’actuel gouvernement, jeune parmi les jeunes, est révélateur. Selon nos radars, la famille du jeune ministre a récemment réceptionné deux (2) véhicules haut de gamme. Monsieur s’est contenté d’une Prado, nouvelle version, de couleur blanchâtre. Pour madame, l’on a trouvé une BMW dernier cri. Des spécialistes qui auraient aperçu les deux caisses estiment leur valeur pas en dessous de 70 millions de nos francs chacune

Problème, notre jeune ministre est censé mieux gérer les fonds publics. S’il ne procède pas à des rejets de factures de fournisseurs, il excelle dans  les coupes de fonds çà et là. Contexte oblige, les Maliens sont dans la déche, voir qu’un ministre de la République s’expose de façon ostentatoire avec l’argent volé au contribuable,  font d’eux des « hassidis » en plus.

Décidément, le ridicule ne tue plus au Mali.