Pourquoi le secrétaire général de la Présidence Soumeylou Boubèye Maïga et le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga sont comme chien et chat

 D’emblée, tout le monde pense que Soumeylou Boubèye Maïga et Abdoulaye Idrissa Maïga ne peuvent s’entendre à cause d’un choc d’ambition car l’un a toujours voulu être sheriff à la place du sheriff et voit donc mal l’autre s’asseoir à sa place. Mais nos investigations révèlent que c’est plus profond que tout cela car ceux qui les côtoyaient lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 2013 qui a amené IBK au pouvoir avaient déjà noté un climat de méfiance entre les deux hommes. Ce qui signifie que c’est une affaire antérieure à la nomination de l’actuel Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, qui n’a certainement pas oublié qu’un certain Soumeylou Boubèye Maïga, tout puissant à l’époque au Mali était cité comme la source de son départ du projet Mali-Nord.
Ah, des choses comme ça ne s’oublient pas ! 

 
Le Mali au hadji 2017 : Six à sept pèlerins par chambre

 L’on a été très  loin de la tragédie qui a qui a frappé nos pèlerins l’année dernière, mais l’on a dû retenir nos souffles suite aux récits du calvaire vécu cette année.

De pèlerins, il s’agit de ceux de la filière gouvernementale que le président de la République  aurait mis dans de meilleures conditions si l’on en croit à la grande affiche à l’effigie de ce dernier qui barre le fronton de la Maison du Hadj.

« Nous avons été répartis dans les chambres par groupe de six à sept personnes » a confié au « Sphinx » un pèlerin d’une quarantaine d’années. Avant d’ajouter : «  J’ai immédiatement protesté. Imaginez un jeune avec des vieilles personnes dont l’âge oscille entre 60 et 70 ans dans une même chambre. J’ai été obligé d’aller loger dans un hôtel. Cela m’a coûté 50 000 FCFA par jour. C’était dans la ville sainte de Médine », nous a-t-il précisé.

« Les repas étaient mal faits. Il y a des jours où il fallait chercher  à manger ailleurs » rapporte un autre pèlerin.

Rappelons que le Chef de cabinet a perdu son poste alors qu’il se trouvait en pèlerinage. Ceci expliquerait-il cela ? En tous cas, tout porte à croire que l’intendance a pêché encore au Hadj 2017 pour les Maliens.

Du pipeau ! Toujours du pipeau !

 

 

Recrutement à la Somagep : La colère noire d’un homme puissant du régime

 La société de distribution de l’eau potable devait recruter un certain nombre de jeunes diplômés. Avis a donc été lancé au grand public pour plus de transparence et d’équité. Aussitôt, de hautes personnalités de la République commencèrent à envoyer les noms de leurs rejetons et de leurs protégés. Des partis politiques, et non des moindres, se manifestèrent en envoyant les noms de leurs militants. Le RPM et l’Adéma Pasj figuraient en bonne place.

Mais c’était  sans compter avec les rigueurs de recrutement de la société. Naturellement beaucoup de ces jeunes « recommandés » ne furent pas retenus. Ce qui ne fut pas du goût des responsables des partis politiques concernés. C’est ainsi  qu’un jeune baron du régime, un député élu sous les couleurs du RPM (le parti présidentiel), ne s’est pas privé d’aller protester à la direction de la société. En vain, nous a-t-on rapporté. L’un des cadres de la société aurait au passage essuyé des insanités de la part de notre baron. Hum !

 

Police nationale : des mutations qui font grincer des dents

 Cela pourrait être la seconde fois que la direction générale de la Police procède à des mutations de ses agents. Dans un premier temps, il avait été cas des sous sous-directeurs, de commissaires ou d’inspecteurs, selon les besoins. Récemment, ils étaient des dizaines d’agents, la plupart des sous-officiers, à être répartis sur le territoire national : Kayes, Ségou, Gao, Ménaka, Sévaré, Tombouctou etc. Le hic, c’est que la direction générale a feint d’ignorer les cas des syndicalistes. Autrement dit, des responsables syndicaux des comités et bureaux nationaux ont été mutés. Or, leur mandat syndical est en cours. Il n’en fallait pas plus pour réveiller les vieux démons de la protestation. Protestation d’ailleurs légitime au regard des conventions signées par notre pays.

Dès lors, Le Syntade (Syndicat national des travailleurs de l’Administration d’Etat), regroupant les syndicats de police, a pris le taureau par les cornes. Les réunions et concertations ont débuté à la Bourse du Travail pour voir clair. Il est question d’attirer d’abord l’attention du département de tutelle sur l’opportunité des mutations des syndicalistes. Et dans le cas échéant, un mouvement de grève serait envisagé. A l’heure actuelle, peut-on dire, le gouvernement en a-t-il besoin ?  

 

 Gendarmerie nationale ; la Mutuelle a un nouveau directoire 

Tout semble commencer à rentrer dans l’ordre dans le camp des pandores.
Objet de nombreuses critiques, voire de protestations, la Mutuelle de la Gendarmerie, une sorte de coopérative où chaque agent cotise par mois, a désormais un nouveau directoire. C’est-à-dire  que de nouveaux responsables s’occupent de sa gestion. A maintes reprises, des assemblées générales tenues à l’Etat-major tentaient de situer les responsabilités de la gestion passée. Des centaines de millions de nos francs ont pris des destinations inconnues. Des remboursements de sous seraient en cours. Toutes choses qui auraient apparemment arrondi les angles.