BREVES ET CONFIDENCES DU SPHINX


A quand la réfection de la route de l’Archevêché ?

La route qui mène à l’Archevêché est complétement impraticable depuis plusieurs mois avec des trous un peu partout. Il est grand temps que les autorités prennent des dispositions pour refaire ladite  route, à partir du siège d’Ecobank jusqu’à l’immeuble UATT où se trouvent les bureaux  de l’Union européenne, un de nos grands bailleurs de fonds. Les hôtes de marque qui viendront nombreux pour  féliciter l’archevêque de Bamako qui vient d’être créé cardinal, ne doivent, en aucun cas,  subir les affres de ce chemin cahotant et chaotique qui mène à l’Archevêché/

La balle est désormais dans le camp de Ladji Bourama.

 
Deux ambassadeurs dans le collimateur d’IBK.

A cause des différentes pressions qu’il subit de la part des dirigeants de ces deux importants pays de l’Union européenne, Ladji Bourama a décidé de limoger les ambassadeurs du Mali accrédités auprès de ceux-ci, sous le fallacieux prétexte qu’ils ne le  défendent pas comme il faut.

Depuis un certain temps, la cote du châtelain de Sébénikoro s’est très dégradée auprès des dirigeants de ces deux pays dont l’un d’eux lui a même demandé de ne pas se représenter à la future présidentielle de juillet 2018, dans l’intérêt du peuple malien. Ce fut la goutte d’eau qui a débordé le vase.

Mais en réalité que peuvent faire nos deux pauvres diplomates qui font tout de même de leur mieux pour défendre l’image de leur pays qui est mise en mal par un certain Ladji Bourama justement à cause de ses promesses non tenues et de ses coups bas..  

 

Chut : IBK négocie avec Iyad

Les services de renseignements français ont la quasi-certitude que Bamako négocie depuis un certain temps avec Iyad Ag Ghali par le canal d’un élu de Kidal et d’un chef religieux très proche de l’ennemi public N° 1. Au grand dam des Français et des Américains pour qui il n’est pas question de parler avec un homme aux mains remplies de sang.

Il n’est pas exclu que lors de son passage à Bamako pour le sommet du G 5, Macron se décide finalement de retirer ses soldats du sol malien à cause justement de cette cachotterie de Ladji Bourama qui, in fine, fait sienne la proposition de l’opposant Tiébilé Dramé qui avait demandé d’appeler Iyad à la table de négociation. . Et la dernière sortie d’Idriss Déby qui menace lui-aussi de retirer ses troupes n’augure rien de bon pour notre pays incapable aujourd’hui d’assurer sa propre sécurité.

« On ne me trimbale pas », « On ne me traînera pas dans la boue », «  je ne négocierai pas avec les gens qui ont la main souillée de sang malien », « Le Mali d’abord » Décidemment « Le Kankélétigui » est devenu « Kantiamatigui »

La devise du Mali de Ladji Bourama est devenue : vingt  peuples, vingt buts, une foi…re » Qui l’eût cru ?

 

Centre régional d’énergie solaire (CRES) à Badalabougou

Les travailleurs en difficulté à cause du Comité de suivi de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali

Mis en place au lendemain de la signature de l’accord de paix au Mali en mai et juin 2015, le Comité de suivi de l’Accord de paix et de réconciliation  a non seulement du mal à atteindre ses objectifs, mais aussi est en train de faire du mal aux travailleurs du centre régional d’énergie solaire (CRES). En effet, certains membres du bureau du Comité de suivi de l’Accord sont logés dans cet établissement au compte de l’Etat.  Mais, depuis un certain temps, l’Etat ne paye rien au CRES qui emploie une centaine de personnes. La salle de conférence qui est une source de revenus pour l’établissement, est permanemment occupée le comité pour leurs réunions interminables.  Un cadre du CRES qui a préféré gardé l’anonymat nous a fait savoir que le personnel a passé la fête de l’Aïd El Fitr les poches complètement vides, car leur salaire du mois de juin n’est pas tombé jusqu’à présent.  Cependant, il faut signaler que quelques-uns des membres du Comité de suivi de l'Accord touchent mensuellement entre 1,4 et 2,2 millions de francs CFA par mois ont une maison à Bamako, certains ont des parents dans la capitale, mais sont toujours logés au CRES. Quel gâchis !

 

500 million de FCFA pour rédaction du projet de constitution

Me Kassoum Tapo a beau nier, le Mali a payé 500 millions de FCFA à des juristes pour la rédaction du projet de la nouvelle constitution. Dans un premier temps,  400 millions ont été débloqués. Sur lesquels,  une personnalité de Koulouba a eu, elle seule,  100 millions. Les 300 autres millions ont pris la direction de Paris et ont été partagés entre 3 personnes dont Me Ceccaldi, l’avocat de Gbagbo. Ce dernier a d’ailleurs reconnu avoir été payé par ça.

Ensuite, un membre important du processus référendaire qui a appris le paiement de 400 millions à l’officine de Paris, a exigé sa part. On lui a donné 100 millions. Ce qui fait en tout la bagatelle de 500 millions de FCFA ! Quelle honte !

 

Ces rappeurs qui irritent le régime

Après les opus ayant pour thème le projet de révision  et dédiés à la Plateforme « An té A Bana. Touche pas à ma Constitution » dont les refrains sont fredonnés aujourd’hui par les jeunes et même les enfants, de sérieuses menaces pèsent sur les rappeurs Master Sommy, Roberto Magic Sapeur et Dragon.  Leurs maisons ont été repérées par des barbouzes du régime qui n’entendent qu’un ordre pour sévir.

La Munisma qui est là pour protéger les citoyens maliens en danger doit prendre des mesures avant que ça ne soit trop tard. Que Le bon dieu sauve le Mali

 

1 000 FCFA pour aller au meeting d’Amadou Koita

Deux émissaires du ministre de la Jeunesse, deux griots plus précisément,  sont venus voir, mercredi dernier,   à 14h 30 plus précisément,   les réparateurs de portables qui se trouvent devant Malitel pour les prier, au nom d’ Amadou Koita, de se présenter au meeting que ce dernier organisait, le même jour,  au Pavillon des Sports sis à l’ACI 2000.  Un des griots, qui ne connaissait même pas le nom du ministre, leur a rappelé qu’il s’agit du ministre qui leur a permis d’occuper la cour du Carrefour des jeunes quand leurs kiosques ont été démolis par le gouverneur du District de Bamako, Ami Kane. Les deux émissaires invitèrent tous ceux qui voulaient se rendre audit meeting de prendre à la station Total,  tout juste en face de Malitel, 1 000 FCFA d’essence pour répondre à l’appel de « bienfaiteur ». Ceux qui avaient du carburant dans leur moto pouvaient réclamer leur billet de 1 000 FCFA une fois au meeting.

Mon Dieu, ils exploitent même la misère de leurs compatriotes !

 

Tréta droit dans ses bottes

Lors d’une réunion du Bpn du RPM qu’il a tenu chez lui, Bocari Tréta, le bouillant président du RPM a affirmé que le référendum sur la révision constitutionnelle aura lieu quoi qu’il advienne. Ce qui  ne serait pas l’avis de certains proches  d’IBK qui lui ont conseillé vivement de surseoir audit référendum.

 

IBK chez Moussa Traoré

On a aperçu Ladji Bourama chez l’ex-chef d’Etat, Moussa Traoré à la Base aérienne de Djikoroni-Para. Il était accompagné d’un important dispositif militaire.
Tout juste après, il a reçu les généraux Moussa Diawara, NDaou, Bamba Moussa Kéita et Salif Traoré. Pour certainement donner des ordres à ses sécurocrates quant à la tenue à avoir vis-à-vis de la marche pour le oui et du meeting de la plateforme « An Té a Bana, Touche pas à ma Constitution »

 
Marche pour le Oui

 Pour que la Marche pour le Oui soit un succès, Ladji Bourama exige la présence des ministres, des directeurs généraux et centraux, de l’ensemble des élus de la Majorité, de Sabati ; Recotrade et de l’Apcam. Pour ladite marche le RPM va dégager 40 millions de francs.
Le ministre de la sécurité a assuré au Premier ministre qu’il peut assurer la sécurité. Tandis que les autres services de sécurité conseilleraient plutôt à Ladji Bourama d’annuler la marche à cause des risques.

Décidemment,  le ridicule ne tue plus au Mali. Bon Dieu, la Majorité ne marche dans aucun pays au monde. Et puis comment le gouvernement peut-il décréter l’Etat d’urgence et demander à ses membres de marcher ?

 

Bigoterie chez le capitaine-général


Plusieurs notables de Sélingué ont profité de la fête de l’aid el Fitr pour rendre visite au capitaine-général, Amadou aya Sanogo dans sa prison dorée située dans la même ville. Sur instruction du pouvoir, l’ex-homme fort de Kati a passé la fête avec sa femme et ses deux enfants.

 

 
Manassa chez Ladji Bourama

Nos radars ont aperçu  la présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa Danioko, chez Ladji Bourama à Sébénikoro où elle a passé une vingtaine de minutes. Que se sont-ils dit ? Mystère, boule de gomme.  Certainement la conduite à tenir dans le dossier de révision constitutionnelle

 

Sidiki annule tout sur ordre du ministre Touré.

Après le refus de Me Tapo de participer à un débat contradictoire avec Me Demba. Après un entretien téléphonique entre lui  et le ministre Touré, ordre a été donné au DG de l’Ortm d’annuler purement et simplement  le débat qui était prévu pour le mercredi dernier.

 

Diré : la bronca de la jeunesse.

1 mort par balle, 4 blessés, 4 maisons de policiers saccagées, coups de feu en ville, voilà le triste bilan des affrontements qui ont eu lieu mardi dernier à Diré.

Tout aurait commencé quand des agents de police ont interpellé deux jeunes revenant d’un enterrement la veille. Le lendemain, les policiers auraient exigé 25 000 FCFA pour leur libération ce que aurait provoqué la bronca de la population qui affirme être rançonnée en permanence par les poulets. Elle a alors commencé à tout casser. Le commissaire fut lynché et ne dut son salut que par ses jambes et certaines bonnes âmes. Quatre maisons des policiers furent saccagées. Les policiers et leurs familles seront finalement regroupés à 300 m de la préfecture

Kidal : MSF cambriolés

Les locaux de Médecins sans frontière ont été cambriolés. Les malfrats ont dérobé frigos, ordis, TV, kits de secours et 25 cartons de médicaments. Que dit alors la CMA de cela ?


 A Moribabougou aussi 

Décidemment, les citoyens sont révoltés contre la Police. Après Diré, les chauffeurs de sotrama  de Maribabougou se sont mis en grève mercredi dernier contre ceux qu’ils qualifient de tracasseries policières avec son lot de PV de stationnements. Ils ont barricadé la route à trois niveaux et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes. Bilan : 5 blessés

On n’est pas loin de la désobéissance civique.

 

Le niet de Mme Sy

Pendant qu’ils étaient à la bourre à la Pyramide du souvenir, une délégation  de soi-disant notables de Sikasso est venue voir les dirigeants de la plateforme « An Té A bana. Touche pas à ma Constitution » pour leur demander de renoncer à leur meeting qui doit se tenir le samedi à la Place du Cinquantenaire  sise à l’ACI 2000 près de la Clinique Pasteur. Elle a reçu un niet cinglant de la part de la présidente de la plateforme, Mme Sy Kadiatou Sow et de tous les autres qui étaient présents.

Hum ! Samedi, ça va chauffer..