Voir Macron et mourir
François Soudan vient de dire tout ce que votre journal préféré avait révélé dans un article titré : «  Voir Macron et mourir »,  mais en des termes plus durs.
« Hélicoptères français dans le ciel, sécurité française au sol, véhicules officiels maliens fouillés, militaires maliens soigneusement tenus à distance ou, quand on ne pouvait faire autrement délestés de leurs chargeurs et de leurs cartouchières : Barkhane a agi ce jour-là comme un régiment colonial au Soudan français. Trois jours auparavant, le président français avait téléphoné à son homologue malien, pour lui expliquer que, contrairement à ce que ce dernier souhaitait, il ne passerait pas par sa capitale Bamako, mais qu’il le verrait volontiers à Gao. A priori, on imagine ce qu’aurait été la réaction d’un Alpha Oumar Konaré, lui qui refusa, il y a vingt ans, de se rendre à la convocation de Jacques Chirac à Dakar pour un sommet régional. On a beau faire appel aux mânes de Soundiata Keïta et de Samory Touré, quand on dépend d’une puissance extérieure pour sa propre sécurité on se place objectivement en dessous de la main qui donne. Il a donc fallu, sans broncher, replier le tapis rouge dont M. Macron ne voulait pas, renvoyer à l’écurie le cheval blanc, remballer les cadeaux de bienvenue qu’il ne souhaitait pas plus recevoir et accepter que l’entretien se déroule dans une salle choisie, aménagée et sécurisée par la partie française ». Tout cela en toute souveraineté. Dieu veille.

 
Poste de péage de Sanankoroba: Révélations sur l’attaque du 25 octobre 2016
Depuis cette date, aucune information officielle n’est venue éclairer les lanternes de l’opinion publique. Durant tout ce temps, l’on a laissé nourrir les rumeurs. Eh bien ! « Le Sphinx » est en mesure de vous en dire quelques choses : la première, c’est que ladite attaque n’était pas d’origine terroriste. Elle avait été planifiée par d’ex-éléments de la garnison de Kati, des soldats radiés, en complicité avec un responsable du poste de péage.

La seconde, c’est qu’après leur forfait, les malfrats se partagèrent l’argent volé et ont pris la direction de Sikasso pour un bon moment.

A leur retour à Bamako, des divergences apparurent entre eux. C’est ainsi que les limiers  eurent vent de leur présence à Kati et environs. Finalement, deux éléments furent arrêtés ainsi que l’agent de péage avant d’être écroués à la prison centrale.

 
Révision constitutionnelle: Missions infructueuses des députés

Les 17 et 18 juin derniers, certains députés sillonnaient les cercles de Kadiolo, Yanfolila, etc. Leur mission, c’est d’aller expliquer les bienfaits du projet de révision constitutionnelle. Toute l’administration locale avait été mobilisée pour la circonstance. Des moyens colossaux furent déployés.  Selon nos sources, les populations concernées n’ont en aucun moment voulu écouter les députés, émissaires du pouvoir.

Aucune assemblée générale d’information n’a pu avoir lieu. C’est donc bredouille que les élus de la Nation retournèrent à Bamako. Des comptes rendus ont été adressés à qui de droit. Certainement que cela a également fait fléchir le pouvoir sur le projet.

 

 Des malfrats avec les nouveaux PA de la police nationale

La semaine dernière, le Commissariat du 13ème Arrondissement a interpellé des groupes de malfrats. Certains excellaient dans le vol de véhicules de Mercédès 190, d’autres s’en prenaient aux motocyclistes.  
Sur ces derniers, les investigations ont abouti à la découverte d’armes à feu parmi lesquelles il y avait un pistolet automatique (PA), communément appelé « blog », d’origine chinoise, c’est la nouvelle dotation des policiers. Seulement, deux containers remplis de ce genre de PA avaient été réceptionnés. Et déjà, des malfrats arrivent à s’en procurer. C’est très grave.

 
 Les coulisses de la grande marche

La grande marche du 17 juin dernier a été autorisée suite à la mise en demeure d’Amnesty international et la mise en garde de l'Union Européenne. Pour conjurer la marche, des hommes dans deux véhicules 4x4 escortés par des hommes armés ont versé sur l’itinéraire des marcheurs du lait et des noix de cola blanche. Une centaine d'agents en civil ont  marché avec les marcheurs pour parer à toute éventualité.

Pour avoir marché le 17 juin, IBK a ordonné le retrait des quatre policiers qui étaient chargés de protéger Chouala Bayaya Haidara qui fait l’objet d’une fatwa des djihadistes.
Toujours à l’occasion, le Rpm avait dégagé un budget de 5 millions pour louer des Sotrama afin d'empêcher les marcheurs d’An té A Bana ‘Touche pas à ma Constitution de se rendre au lieu de regroupement convenu pour la marche.
Selon notre confrère « Le Figaro du Mali », IBK a piqué une très grande colère contre la police et les cadres du Rpm à cause de la réussite de la marche. La police était chargée de gêner au maximum les marcheurs.

 
Révision constitutionnelle : La Plate-forme An té, A bana ‘Touche pas à ma Constitution ‘ plus déterminée que jamais

Mme Sy Kadiatou Sow, la Présidente de la Plate-forme « An té A bana,  Touche pas à ma Constitution »  a donné le chronogramme des marches à venir. C’est ainsi qu’avant- hier, comme prévu, Mopti et Koulikoro ont organisé des manifestations. Hier une marche a lieu à Sikasso de la Maison du Peuple au Gouvernorat à 9h (voir photos)

- 23 Juin : Paris organise une manifestation devant l’Ambassade à 17h

- 27 juin : meeting à Bamako dans les communes 4 et 5

- 28 Juin : meeting à Bamako dans les communes 6 et 1

- 29 Juin : meeting à Bamako dans les communes 2 et 3

- 1er  Juillet : grande marche à Bamako

- 8 Juillet : grande marche à Bamako, dans les régions et à l’étranger.

 

 
Blague du jour
Pour montrer sa place dans sa nouvelle famille, une belle-mère explique chaque poste de la maison à sa belle-fille nouvellement mariée.

" Moi, la maman de ton mari, vois-moi comme la vice-présidente, ministre de l'intérieur ainsi que ministre des finances de cette maison.

Ton beau-père est le Président, ministre de la défense et ministre des affaires étrangères.

Mon fils, je veux dire ton mari, dirige le ministère du commerce et de l'approvisionnement.

Ma fille, qui est ta belle-sœur dirige le ministère du planning et du développement.

Maintenant, quel poste vas-tu occuper??" La belle-fille regarde sa belle-mère avec un sourire et lui dit :" Chère belle-mère, je serai le CHEF DE L'OPPOSITION."