Karim Kéita achète les Hirondelles à 4 milliards


« Les Hirondelles » vous connaissez ? C’est le fameux hôtel où se trouvait,  dans les années 70, le célèbre et très select night-club « Africana » et qui était fermé depuis plus de 25 ans, pour cause de litige entre feus Diabaté et Mady Fofana. « Les Hirondelles » rebaptisé hôtel Séfeto  vient d’être acheté par le nouveau nabab de Bamako, Karim Kéita, à 4 milliards de FCFA ! Oui vous avez bien lu : 4 000 millions de FCA. Last et not least, le même Karim, le fils du président de la République et non moins député de la Commune II serait le propriétaire à côté du même hôtel Séfeto un terrain où il est en train d’ériger une station-service (Oryx) très certainement.
4 000 millions, voilà une somme qui peut résoudre pas mal de  problème. De la Santé ou bien de l’Education nationale par exemple. Combien de forages à Koulouba ville et Point G dont les femmes descendent pour chercher de l’eau à Bamako.
Mon Dieu où est-ce que Karim a pu avoir autant de milliards en si peu de temps ? Et si c’était l’argent de papa,  susurrent les mauvaises langues.

Hum ! Ça va finir par se savoir. 

 

Grogne dans l’Armée

Les anciens sous-officiers sont très remontés contre leur hiérarchie et sont prêts à le leur  faire comprendre. La poussée d’adrénaline a été provoquée par la manière dont a été organisé le concours du BA 1 et BA 2, autrement dit du Brevet d’Armes N°1 et le Brevet d’Armes N°2. Et pour cause,  plusieurs sous-officiers BA 1 de la promotion 2012 sont passés, par coup de piston, pour la plupart,  au BA 2 alors que plusieurs autres sous-officiers des promotions 84, 87 et 94 donc les plus anciens sont restés BA1 et ceci dans tous les corps d’Armée.

C’est ainsi que le Commandant de Zone de Kati a évité de justesse au  Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre, le colonel-major Baby de tomber dans un guet-apens que voulaient lui tendre les bidasses mécontents lors de son passage au camp Soundiata Keita, pour justement s’expliquer sur la manière dont a été organisé ledit concours.

Les autorités sont averties, elles devaient rencontrer mercredi dernier un groupe de  mécontents pour désamorcer la situation. Et le plus tôt sera le mieux. Le front social est en ébullition,  il n’est pas du tout bon que les bidasses aussi rentrent dans la danse.

 

Zone aéroportuaire : un partage inégal

La zone aéroportuaire suscite beaucoup de convoitise. Les autorités ont décidé de la partager d’une manière très …disons…inégale. C’est ainsi qu’elles ont réservé 70 parcelles au Gouvernement dont 31 pour des ministres, 39 pour les membres du  cabinet du  Président de la République, 50 à la CMA,  50 pour la Plateforme, 6 pour les six procureurs de Bamako, une parcelle est prévue pour chaque juge de la Cour Suprême, 20 pour le Gouvernorat, 14 pour des généraux, 8 pour le BPN du RPM, 6 pour des journalistes, 6 pour des imans, 6 pour des artistes, 4 pour l’Adéma, 8 pour la famille présidentielle, 8 pour la SE.
Il ne reste que les députés et les ténors de l’opposition pour que le partage soit égal et se fasse sans tintamarre.
Seulement plusieurs personnes que nous avons contactées se disent surprises car elles n’ont formulé aucune demande en ce sens.

L’avenir nous édifiera.


Remaniement ministériel: la communauté chrétienne écartée

La communauté chrétienne est mécontente du remaniement ministériel qui vient de se faire du fait qu’aucun chrétien ne figure dans l’ossature gouvernementale actuelle. Ce qui est, soit dit en passant, une véritable maladresse et un manque de considération  pour cette communauté remplie de cadres valables et patriotes, de la part  Ladji Bourama et ses ouailles.
L’Archevêque et les responsables de l’Eglise se disent surpris de cette discrimination. « Le Sphinx » qui a été de tous les combats auprès de nos frères chrétiens aussi.

 

Le baga de Poulo marche

 Le ministre des Sports Housseini Amion Guindo avait entendu des rumeurs de son limogeage lors du remaniement ministériel a menacé de rejoindre avec armes et bagages l’opposition si jamais on le dégommait. Une menace qui a marché et juste titre puisqu’on est à la veille de la présidentielle de 2018 et la Codem est un parti qui compte sur l’échiquier national. Mieux vaut l’avoir avec soi que contre soi. Et  Ladji Bourama et ses afficionados l’ont compris en un quart de mot. D’où la reconduction de Poulo. Un statu quo qui risque d’assombrir un peu plus le ciel déjà nuageux du football malien.

 

 
Le nouveau PM a le sens de l’anticipation et du sabotage

Abdoulaye Idrissa Maiga a le sens de l’anticipation ou  du sabotage. Il a rencontré dans la nuit du lundi au mardi, dans le grand secret, trois syndicalistes pour tenter de porter un coup d’arrêt à la grève illimitée du personnel de la Santé qui dure depuis un mois. Avec plus ou moins de succès puisqu’on annonce déjà des défections qui, selon nos sources,  auraient été négociées au prix fort.

Le tout nouveau chef du gouvernement a aussi discrètement rencontré le DG des douanes maliennes pour anticiper une éventuelle grève des gabelous.

 

Bourse du Travail: Le ver était dans le fruit

La nomination au poste de ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle du sieur Maouloud Ben Kattra n’aura surpris personne au sein de l’UNTM. Secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, secrétaire général du Snec (Syndicat national  de l’Education et de la Culture), l’homme était régulièrement aperçu dans les allées du pouvoir depuis belle lurette. Avant même le départ du désormais ex-Premier ministre Modibo Kéita, il fréquentait avec assiduité la Primature au point qu’il commença à agacer beaucoup de ses camarades de la Bourse du Travail. Là-bas, l’on décline toute responsabilité de son entrée au gouvernement. « Ben Kattra milite au sein du RPM. Cela nous l’avons su » nous a confié un membre du Snec. Toute chose  qui explique son désistement à la dernière minute dès que le Snec déposait un préavis de grève.

Pour cet autre syndicaliste des Mines : « Maintenant les choses sont claires. Le ver est sorti du fruit, vous allez voir. » 48 heures après, l’UNTM haussait le ton. De concert avec la CSTM, la centrale historique réclamait du gouvernement, tout au moins, l’ouverture de négociations sincères avec les syndicats de la Santé. Le cas échéant, l’UNTM se réserverait  le droit d’engager diverses actions. Mais seulement pourquoi le silence assourdissant de l’UNTM depuis près d’un mois ? Les mauvaises langues disent que Yacouba Katilé attendait la nomination de sa femme, Adjaratou Séne dans le gouvernement Abdoulaye Idrissa Maiga I. Puisqu’elle n’a pas eu de strapontin, Monsieur peut désormais sortir son bazooka contre le gouvernement.

Pendant que nous mettions sous presse, un communiqué de l’UNTM déposé à notre Rédaction nous apprend l’éviction de Ben Kattra de la centrale syndicale.

 
Formation du nouveau gouvernement : Les raisons du retard

Aussitôt après le départ annoncé de Modibo Keita de la Primature, le nom de son successeur circulait déjà dans les salons feutrés de Bamako. Votre fidèle serviteur, « Le Sphinx » avait été sans équivoque pourtant sur le sujet. Le nom d’Abdoulaye Idrissa Maiga avait été précisé dans nos colonnes depuis quelques semaines. Durant tout le week-end passé, les Maliens étaient restés dans l’attente de la nouvelle équipe gouvernementale.

Seulement, voilà qu’à l’Assemblée nationale, une liste de noms de ministres circulait dans l’après-midi du dimanche. Ladite liste y avait été acheminée par un baron d’un grand parti de la place.

Histoire  de la mettre à l’appréciation du fiston national, député et non moins Président de la Commission Défense de l’Institution. Pour d’aucuns, la liste en question souffrait d’une lacune grave. En ce sens que la Première dame, Keita Aminata Maiga, épouse du Chef de l’Etat, ne l’avait pas vue ? Ce que fut fait dans la foulée.

On l’aura compris, pendant que les consultations se poursuivaient entre le nouveau PM et les partis politiques, à propos de divers sujets et que les partis planchaient sur leurs quotas, l’annonce officielle tomba dans l’après-midi de mardi. Comprenez-bien ! Madame et son fils  avaient enfin donné leur quitus.