​​​​FÉDÉRATION MALIENNE DE FOOTBALL

Un comité de normalisation en place

 
Le mercredi dernier, la fédération internationale de football association (FIFA) et la confédération Africaine de football (CAF) ont procédé à la mise en place d’un Comité de Normalisation à la tête de la fédération malienne de football (Fémafoot) afin de trouver une solution à la crise sans précédent qui secoue le football malien depuis plusieurs années.

Trouver une solution définitive à la crise que traverse le football malien avec à la clé, l’élection du président de la Fédération malienne de football au plus tard le 30 avril prochain ! Telle est la mission assignée aux cinq membres du Comité de Normalisation mise à la tête de notre sport roi mercredi dernier par la FIFA et la CAF.

Ce bureau du CONOR est dirigé par une dame, Mme Daou Fatoumata Guindo, ancienne ministre chargée des Relations avec les Institutions de la République sous le règne du Président Amadou Toumani Touré ATT.

La présidente du CONOR sera accompagnée dans sa délicate mission par des cadres valables de ce pays. Il s’agit entre autres, de Mamadou Gaoussou Diarra, ancien ministre de la jeunesse et de la Construction Citoyenne comme Vice-président, de Mahamadou Samaké dit Sam (ancien président du Stade Malien de Bamako),  Youssouf Diallo, et Losséni Bengaly tous membres.

Le football malien avait-il besoin d’un Comité de Normalisation à sa tête ? Certainement pour des intérêts personnels et égoïstes, certains responsables de sport et du football en particulier dont le ministre des Sports Houseyni Amion Guindo ont manigancé la mise en place de cette structure.

Rappel des faits : c’est vrai que depuis un certain temps, c’est la traversée du désert au sein de l’instance suprême du football malien. En effet, au lendemain de l’élection de l’Inspecteur général Boubacar Baba Diarra à la tête de notre sport roi en 2013, certains membres éjectés du bureau par le président ont tenté de prendre en otage notre football. Ils étaient soutenus par le premier responsable du département des sports, le ministre lui-même. C’est dans cette situation qu’est née la crise que traverse notre football.

Une crise qui a connu son paroxysme en mars 2017 avec la dissolution du Comité Exécutif de la fédération malienne de football sous la présidence de l’Inspecteur Général de police Boubacar Baba Diarra par le ministre des Sports d’alors Houseyni Amion Guindo.  Il a remplacé le comité exécutif dissout par un comité provisoire.

Faut-il le rappeler, la dissolution de l’instance dirigeante qui était légalement élue à la tête de du football malien a occasionné la suspension de notre pays à toutes les activités de la FIFA, avec effet immédiat.  Les conséquences furent grandes, les trois équipes qui représentaient le Mali aux compétitions Africaines des clubs ont été retirées de la course, nos arbitres internationaux qui étaient désignés par la CAF ont été remplacés, le remplacement de la sélection nationale U-17 championne d’Afrique en titre à la coupe d’Afrique des moins de 17 ans du côté du Gabon était annoncé, même le financement du gazonnage des terrains des régions du nord de notre pays avaient été annulés.

Le ministre est ensuite revenu sur sa décision en réhabilitant le Général Boubacar Baba Diarra et son Comité Exécutif à la tête de la fédération malienne de football. Les choses sont redevenues normales jusqu’à la fin du mandat de ce dernier.  Ne voulant briguer un second mandat à la présidence de la fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra a passé le témoin à son premier vice- président Mamoutou Touré dit Ba Vieux à l’issue des travaux de leur assemblée générale élective tenus les 8, et 9 octobre 2017 à Bamako.

 

Mais, le département des Sports à travers le ministre ne reconnaitra pas ce bureau issu des assises de l’assemblée générale électives, et a tout fait auprès de la CAF et la FIFA pour mettre en place un comité de normalisation à la tête de notre sport roi. Et c’est désormais chose faite. En effet, depuis mercredi dernier, c’est un Comité de Normalisation qui dirige le football malien. 

Pourtant, Me Jean Claude Sidibé nouvellement nommé ministre des Sports n’était pas favorable à la mise en place de ce CONOR. Pour lui, le choix de mettre en place le CONOR est un échec pour les dirigeants sportifs maliens. Juste après sa nomination à la tête du département des sports, il a tenté un dernier baroud d’honneur pour rapprocher les deux groupes, mais sans succès.

 

Liste du bureau du CONOR

Président : Mme Daou Fatoumata Guindo, ancienne ministre

Vice-président : Mamadou Gaoussou Diarra, ancien ministre

Membres : Mahamadou Samaké dit Sam (ancien président du Stade Malien de Bamako), Youssouf Diallo et,  Losséni Bengaly.

A.M. NIANG