Dissolution de la Femafoot par le Ministre des Sports

L’ultimatum de la CAF aux autorités du Mali
 
Si la suspension du Mali jusqu’à nouvel ordre par la FIFA de toutes activités sportives n’est pas levée  jusqu’au 30 avril 2017, l’équipe U-17 du Mali ne sera pas autorisée à prendre part  à la 12e édition de la CAN U-17 Gabon 2017. L’équipe nationale U-17 de l’Ethiopie (la dernière équipe que le Mali avait éliminée) le remplacera automatiquement. C’est ce qu’a décidé la Confédération Africaine de football (CAF) lors de sa réunion du 11 avril dernier au Caire.    
 A compter d’aujourd’hui, les autorités du Mali ont désormais 15 jours pour  faire lever la suspension du Mali de toutes activités sportives par la FIFA, suite à la dissolution du Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football par le Ministre des Sports du Mali Housseini Amion Guindo. En effet, la Confédération Africaine de Football (CAF)  se référant à  la décision de la FIFA de suspendre la Fédération Malienne de Football de toutes activités sportives jusqu’à nouvel ordre, informe que si cette suspension n’est pas levée jusqu’au 30 avril 2017, la sélection nationale des moins de 17 ans du Mali championne  d’Afrique en titre ne sera pas autorisée à prendre part à la Can U-17 2017, elle sera remplacée par l’Ethiopie à la phase finale de cette compétition que le Gabon s’apprête à abriter du 14 au 28 mai prochain. 
A titre de rappel, le 8 mars 2017, le Ministre des sports du Mali Housseyni Amion Guindo a dissout le Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football dirigé par l’Inspecteur Général de police Boubacar Baba Diarra. L’instance dirigeante de football  la Fémafoot a été remplacée par un Comité provisoire de normalisation (CONOR) qu’il a mis en place le 16 mars pour prétendre gérer notre sport roi. A cet effet, la FIFA a sanctionné le football malien estimant que le pouvoir politique a fait preuve d’ingérence en limogeant les dirigeants de la Fémafoot.
La FIFA : l’association régissant le football dans le monde a indiqué, dans un communiqué, que la Fémafoot « perd tous ses droits de membre », ce qui signifie notamment qu’ « aucune des équipes représentatives, aucun des clubs affiliés de la Fémafoot ne sera désormais plus en droit de prendre part aux compétitions internationales ».
Rappelons que deux de nos clubs,  à savoir,  le Djoliba et les Onze créateurs ont payé cash par leur éviction à la compétition de la coupe CAF alors qu’ils avaient tous les deux remporté leur match aller à domicile.
La FIFA assure aussi que « la suspension ne sera levée que lorsque les décisions ministérielles auront été annulées et que le Comité Exécutif de la Fémafoot aura été réinstallé ».
Sur le même sujet, en répondant aux questions de nos confrères de l’AFP  le tout nouveau président de la CAF Ahmad, Ahmad dira  que l’instance qu’il dirige "Ne plus accepter l'interférence politique dans le football".
Tombeur surprise en mars d’Issa Hayatou à la tête de la Confédération Africaine de Football (CAF), le Malgache Ahmad assure qu'il s'érigera "contre l'interférence politique" dans le football du continent.
"Je vais être tranchant: on ne peut pas se permettre d'accepter ce genre d'interférences car ça nuit au développement du football dans la région. Il faut protéger le football. J'ai vécu ça dans ma carrière de président de fédération : un chef d'État s'est immiscé pour annuler mon élection mais j'ai tenu tête. Je serai un président de la CAF qui suivra surtout le développement du football pour discuter avec les gouvernements. On ne peut pas développer le football en Afrique sans les gouvernements mais on ne peut pas accepter l'interférence  gouvernementale. Car l'objectif ce n’est pas seulement la performance, c'est aussi l'éducation de la jeunesse africaine à travers le football."
Alpha M NIANG