Dramane Dembélé : « L’Adema ne sera pas vendu »

Refusant de vendre son âme au diable comme le voulait le Comité exécutif (CE) de l’Adema, Dramane Dembélé a organisé la résistance. Ses ouailles l’ont investi candidat à la prochaine présidentielle. Aussitôt, le CE de l’Adema a réagi par un communiqué laconique diffusé sur les ondes de l’Ortm pour annoncer son exclusion de l’Adema. Pour Dra : « Résister est une mission sacrée. L’Adema ne sera pas vendu. Je suis prêt » réagit-il sur sa page Facebook. Il explique qu’on ne peut pas l’exclure car ceux qui veulent le faire sont ceux-là même qui ont violé les textes de l’Adema dont la 15è conférence nationale de mars 2017 « avait décidé de diligenter le processus du choix d’un candidat à l’interne » précise-t-il avant d’ajouter : « Le 14 février 2018, le comité exécutif a décidé du choix d’un candidat issu de nos rangs. En mars 2018, la 16ème conférence a décidé de l’investiture du camarade candidat au plus tard le 30 avril 2018. Le 19 mai dernier, une conférence nationale extraordinaire a adopté une note d’orientation sans vote entre l’option d'accompagnement négocié et le choix d'une candidature interne ». S’adressant à ses militants, il leur dit : « Soyons responsables et faisons proprement les choses. Sortons des approximations. Le communiqué laconique qui m’exclut n’a aucune valeur politique légitime sauf pour alimenter leur propagande »

 

Manipulations autour du mandat d’arrêt contre Abidine Guindo et d’autres officiers Bérets rouges


Ces derniers jours, un arrêt de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel demandant l’arrestation d’Abidine Guindo et d’autres officiers Bérets rouges est sorti subitement des tiroirs pour venir au-devant de l’actualité. Cet arrêt n° 59 date du 20 février 2018, au moment où Abidine Guindo était déjà sous contrôle judiciaire. Pourquoi donc attendre trois mois pour procéder à une médiatisation de cet arrêt, juste au moment où la période électorale est bien amorcée,  avec le dépôt des dossiers de candidature ? C’est parce qu’il y a un objectif bien précis de la part de ceux qui ont organisé cette fuite malicieuse : faire un clin d’œil au camp du Général Amadou Haya Sanogo toujours embastillé au-delà des limites légales, devenant ainsi plus un otage qu’un prisonnier de droit. En plus, au moment où approchent les élections, adresser un message aux Bérets rouges, pour qu’ils se tiennent tranquille, dans la mesure où on se méfie toujours d’eux.

 

Faux timbres fiscaux : la Direction générale des Impôts alertée

Le service national des transports, à travers les dossiers de demandes de cartes grises, avait bloqué quelques dossiers pour attirer l’attention des services des impôts, à travers une rencontre qui a eu lieu jeudi dernier dans l’après-midi. Il nous revient que le trafic de timbres fiscaux est une activité rentable car cela concerne les timbres de toutes valeurs, utilisés au niveau de tous les services de l’Administration publique. Le problème est que, à chaque dénonciation, les enquêtes n’avancent pas alors que, selon un cadre de la Direction des impôts que nous avons rencontré, c’est une perte énorme pour l’Etat qui peut être estimée à plusieurs milliards de nos francs. Il ajoute que la fabrication de faux timbres fiscaux et de fausses vignettes est une activité lucrative qui fait vivre une véritable industrie.

 

Mairie de la commune VI : l’Urd s’impose de nouveau

Après le limogeage controversé du maire Urd de la commune VI par le conseil des ministres, à l’initiative du ministre de tutelle, l’Urd qui n’avait pas dit son dernier mot a récupéré ce fauteuil arraché à leur cadre Alou Coulibaly. En effet, le nouveau maire élu par le conseil municipal était le 2è adjoint du premier bureau. C’est encore un cadre de l’Urd du nom de Boubacar Keïta, très populaire en commune VI pour ses actions citoyennes.

 

Election présidentielle : la Minusma se barricade dans les capitales régionales

A la fin de son séjour au Mali à l’occasion de la Journée des casques bleus, le secrétaire général de l’Onu, Antoine Gutteres, a tenu une conférence de presse à l’occasion de laquelle il a annoncé que la Minusma, à la demande des autorités maliennes, est d’accord pour sécuriser les candidats à l’élection présidentielle du 29 juillet prochain, mais uniquement dans les capitales régionales. Ce qui laisse le problème entier car les candidats sont obligés de battre campagne dans des villes du pays qui sont plus peuplées que les capitales régionales.

 

Association Jeunesse Alternance : la mal nommée

Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que cette association dénommée Jeunesse Alternance se retrouve ainsi et subitement dans le giron du pouvoir et se présente comme l’un des grands acteurs de l’appel à la continuité ? En tout cas, c’est tout le contraire de son nom prédestiné. A y voir de près, il y a donc de l’arnaque dans les manœuvres pour ainsi embrigader la jeunesse enrôlée pour une alternance et ensuite la livrer au pouvoir en place comme du bétail électoral. Et si alors cette association changeait de nom pour s’appeler « Jeunesse roule pour IBK », ce serait en tout cas plus franc et mieux pour elle.

 

Ecoles au nord du pays : L’étude qui donne raison à l’opposition

La Banque mondiale vient de rendre publique une étude quelle a commanditée sur l’impact de la crise sécuritaire dans le secteur de l’Education. Les conclusions donnent raison à l’opposition qui avait toujours dénoncé la fermeture forcée des écoles dans la partie nord du pays. En effet, il y a, selon cette étude, plus de 180 écoles fermées à Gao, Tombouctou et Kidal et plus de 60% des enfants en âge de scolarisation ne vont pas à l’école à Gao et Tombouctou. Ce taux est de 57% à Kidal. Le manque criard d’enseignants a été aussi souligné par cette étude dont la restitution publique a été faite par la Banque mondiale

 

Office du Niger : les leaders religieux pour l’impunité

Une délégation envoyée par Cherif Ousmane Haïdara et  conduite par Mamadou Macki Bah de l’UJIMMA, Moufa Haïdara, Président des chérifs de Bamako, Bah Issa Keïta, chef Sécurité Ansar Dine, Dr Yaya Traoré, Secrétaire Relations extérieures des leaders religieux s’est rendue  à la Direction de l’Office du Niger pour demander au Directeur de retirer la plainte qu’il avait déposée contre les meneurs des événements du 14 avril dernier au cours desquels les bâtiments de l’Office  et les domiciles de certains agents ont été saccagés, incendiés.

La délégation a finalement eu gain de cause puisque  le retrait de plainte a été accepté, formulé et déposé au Tribunal de Grande instance de Ségou. Finalement tous les pyromanes ont été relâchés avant-hier par le procureur de la République. Cassez, brûlez tout, vous pouvez vous en sortir au Mali à condition d’avoir une certaine relation.

Agence de promotion des Investissements au Mali : le torchon brûle entre la direction et le personnel

Le climat social est aujourd’hui délétère dans cette boite à sous. En cause, le traitement disparate entre les agents. Les cadres, notamment le Directeur général, roulent dans du beurre tandis que les vrais « ouvriers », toujours présents broient du …charbon. Tout est parti avec l’arrivée de l’actuel DG à l’API-Mali qui a ses entrées dans la famille présidentielle baptisée par votre journal préféré : « Ma Famille d’Abord ».

Les équipes de travail qui se rendent sur le terrain se contentent des miettes dans la dotation  de carburant : 4 à 5 litres d’essence par période ciblée. En peu de temps, le nouveau boss a commencé à bien se servir en carburant. Alors que son prédécesseur avait  500 à 600 litres, lui a déjà atteint des limites inimaginables. Des indiscrétions font savoir qu’il se réserverait de 14 millions par trimestre.  Les travailleurs qui s’attendaient à voir une amélioration de leur cas ont donc protesté. Un moment donné le PM a voulu s’en charger. Mais, c’était sans compter, avec l’intervention d’un membre de « Ma Famille d’Abord » aujourd’hui incontournable dans la gestion des affaires publiques. Dès lors, le PM a revu ses cartes à la baisse et tente désormais de jouer les bons offices. Des fortes pressions sont ainsi exercées sur les travailleurs pour f… la paix au DG, son protégé. Des mises à pied sont délivrées pêle-mêle aux membres du syndicat, toute chose contraire à la Convention de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Pour l’heure les travailleurs n’entendent pas se laisser intimider.

 

Protection civile : bonjour la  «Générale »

Actuellement, les syndicats des Surveillants de prisons et de la Protection civile tentent auprès des autorités la régularisation de leurs situations administratives. Les premiers avaient même entamé un mouvement de grève. Les seconds ont débuté leur débrayage le lundi dernier. Auparavant, cela  n’a pas plu à leur direction. Le DGF de la Protection civile a ainsi réquisitionné beaucoup d’agents afin de briser la grève. Comme si cela ne suffisait pas, lors de la dernière réunion ou AG du Comité syndical, c’est son épouse qui fait une spectaculaire incursion dans leurs rangs. Au passage, celle que l’on pourrait appeler Madame la « Générale »’ car c’est la moitié du chef, aurait traité les agents de tous les noms d’oiseau : « Vous êtes des égoïstes. Vous ne voulez pas voir mon mari ici, vous le verrez »,  a-t-elle lancé en substance. Des propos qui n’ont pas ébranlé, outre mesure,  la conviction des agents puisque la grève a bel et bien eu lieu. Après un débrayage de 48 heures, ils viennent de déposer un autre préavis de grève.