Amy Kane : l’ex-Gouverneur enfin à la retraite. Son successeur, le Colonel Débérékoua Soara a du pain sur la planche

C’est sur décision du conseil des Ministres du mercredi dernier, que le Colonel Débérekoua Soara a été nommé Gouverneur du District en remplacement d’Amy Kane, la championne auto-proclamée de l’opération Bulldozer et à l‘origine des graves déboires d’IBK.
Le successeur, Colonel Débérékoua Soara hérite de sales dossiers, parmi lesquels ceux relatifs à la spéculation foncière dans les communes V et VI avec l’octroi abusif d’une parcelle à sa propre fille et la dilapidation du patrimoine de l’Etat à propos de «la bande des 140 mètres» à Sabalibougou et Daoudabougou. Scandales auxquels il faudra ajouter le dossier des déguerpis ayant gagné leur procès contre le Gouvernorat du District, et par extension, l’Etat malien.
Le Colonel Débérékoua Soara doit en outre tirer leçon de l’échec de son prédécesseur policière faussement appelée «dame de fer» : ce n’est pas l’uniforme, encore moins la force qui gère ceux du District : mais l’écoute, le tact et l’intelligence !

Silence : les gendarmes rançonnent les populations sur le seuil-barrage de Talo

Au moment où IBK prenait son bain de foule à Ségou, à quelques dizaines de kilomètres de là, plus précisément dans le cercle de Yangasso, des gendarmes dévolus à la surveillance stricte de l’ouvrage (barrage-seuil) de Talo, se livraient à leur sport favori : les exactions et abus sur les populations. 
Pour la seule traversée de l’ouvrage, les charretiers sont astreints au paiement de 250 F CFA et les motocyclistes, 200 F CFA. Un droit de traversée imposé par les gendarmes pourtant affectés-là pour la seule et unique surveillance de l’édifice.
Les pêcheurs eux, sont appelés à «offrir» à nos bidasses leurs premières prises. Sinon, pas de pêche !  
Rappelons-le : ces gendarmes ne sont affectés-là pour aucune de ces raisons : c’est pour la seule protection et surveillance de l’ouvrage.
Aujourd’hui, à cause de leur attitude, la grogne est de plus en plus perceptible dans la zone. Certains ont carrément arrêté de pêcher. D’autres n’ayant pas le choix puisque leur centre d’activité étant situé en amont ou en aval du barrage, continuent de payer... Et à nos pandores, de s’enrichir abusivement !
Qu’IBK aille donc demander à ces populations de voter pour lui. Il entendra leur réponse. Nous y reviendrons !

 

«Affaire B.S. Diarra» : un policier haut-gradé et hors-la-loi identifié

Il s’agit bien d’une «affaire» et elle n’est prête de connaître son épilogue. Elle porte sur notre confrère B.S. Diarra du journal «La Sentinelle», un journaliste qui dérange, selon toute évidence. A l’image d’autres confrères, il fait lui aussi objet de tentative d’intimidation et même de menaces de mort.
Mais bien entendu, des auteurs et complices de cette tentative de meurtre ont été, pour la plupart identifiés par nos soins. Et nous sommes à mesure de parler du cas d’un responsable de la police nationale niché dans un cabinet sécuritaire avec complicité à la DGPN, véritable instigateur de l’opération et passé maître de la bassesse et de la manipulation. Il n’a hésité un seul instant à s’acoquiner avec des délinquants de la place en vue de commettre sa basse besogne dans la plus grande lâcheté !
 Il a, en outre, entrainé dans son sillage de jeunes policiers inexpérimentés et naïfs leur faisant croire que notre confrère, pourtant si bien connu dans le microsome de la presse malienne, était un «voleur», un «dealer», «un traitre» et même un «djihadiste». «Un ingrat» («a fili-la- a yèrema» ou «a-ta Yérédon» sont entre autres qualificatifs de ce policier hors-la-loi à l’endroit de ce respectable confrère dont le foyer fut, par lui, délibérément disloqué…  Il paraît que le minable perçoit le reste du monde à son image.
Puisque chaque chose a son temps, nous vous révèlerons, le moment venu, toutes les frasques de ce délinquant qui, par ses actes, souille l’honneur de tous les uniformes au Mali ! Et il n’est pas étranger à «l’affaire Papa Mambi Keïta» et non plus à la «disparition» de notre confrère Birama Touré ! Chaque chose a son temps, disions-nous !  «Le Sphinx» veille et n’oublie pas ! 

Mais où est donc passé Erdogan ?

400 millions de FCFA pour du pipeau était le titre de notre article sur le Salon de l’Industrie qui fut, effectivement un vrai fiasco. Mais le véritable pipeau est l’œuvre des communicants d’IBK qui ont pavoisé,  trois mois avant le salon, tous les grands artères de Bamako, d’un portrait géant où l’on aperçoit le président de la République du Mali aux côtés de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, un portrait annonçant en grande pompe le salon industriel de Bamako. C’est donc tout naturellement qu’on a pensé que le président turc allait venir au salon d’autant plus son pays en était l’invité d’honneur. Au finish,  Erdogan a fait faux bond à IBK, il ne lui a même pas envoyé son Premier ministre mais son ministre des Douanes et du Commerce, Bülent Tüfenkci.

Décidemment IBK devient infréquentable, après le Premier ministre français, Edouard Philippe qui a remis sine die sa visite, c’est au tour d’Erdogan de refuser de lui donner l’occasion de faire du marketing médiatique en cette veille d’élection présidentielle.

 

IBK à Ségou : Gesticulations et zèle d’un député


Présentement, notre cher élu de la Nation voudrait mieux apparaître aux yeux du Président Ibrahim Boubacar Keïta, IBK. Le week-end dernier, celui-ci s’est effectivement rendu en 4ème région, à Ségou. L’on imagine tous les moyens alors mobilisés. Pour certains, cela ne suffisait pas. Il fallait démontrer au chef de l’Etat qu’il était très « bien aimé » en cette veille électorale. Après Bamako, la capitale, l’on traverse des contrées relevant de la 2ème région, Koulikoro : Baguinéda, Fana, etc.

C’est ainsi qu’un député de cette région a cru devoir sensibiliser davantage en lieu et place des populations riveraines ou des militants du parti RPM, ce sont les Académies d’Enseignement qui furent mises à contribution. C’est ce qui explique la forte présence des élèves lors du passage du chef de l’Etat, sous un soleil de plomb. Pour joindre l’utile à l’agréable, des centaines de tee-shirts et de banderoles à l’effigie de l’hôte de marque, étaient disponibles.

Mais, selon des indiscrétions, tous ces faits et gestes n’auraient guère échappé à IBK. Le chef de l’Etat aurait souhaité, murmure-t-on, que l’on laisse les enfants se reposer d’autant plus qu’ils n’ont pas encore l’âge de voter.

 

Soutien à IBK : les appétits s’aiguisent  
Lors de la dernière réunion de ce qui constitue encore la CMP (Convention de la majorité présidentielle), de nouvelles figures bien que déjà vues ont fait entendre leurs voix. A commencer par Assarid Ag Imbarcawane, non moins Secrétaire général de l’Adéma.
Prenant la parole, nous a-t-on rapporté, il aurait fait savoir qu’il était déjà dans le navire IBK. Mieux, l’ancien élu de Gao aurait confié que pas moins de six (6) autres membres du Comité Exécutif de son parti étaient du même avis. Toute chose qui laisse penser à des fissures prochainement dans le Mali.
Puis, ce fut le tour du député Hady Niangado de déclarer qu’il n’entendait pas attendre les hésitations de la Codem, parti qu’il vient de quitter d’ailleurs. Devant un parterre de responsables de la CMP, il dévoila son ambition de lancer un mouvement « ensemble pour le Mali » avec pour but de faire triompher IBK cette année.
Comme on pouvait l’imaginer, ces différentes prises de position commencent à inquiéter les barons du RPM, le parti présidentiel.

 

Convention de la Majorité présidentielle : des opportunistes frappent à la porte
D’une soixantaine de partis politiques, le regroupement avait bien connu une saignée avec le départ de l’Adp-Maliba, Sadi et d’autres. A l’approche du scrutin présidentiel de 2018, il y a curieusement du beau monde qui s’annonce. Selon des confidences, la dernière réunion de la CMP aurait enregistré la présence de plus de 150 partis et mouvements frôlant les 160. Avec ce beau monde, l’entourage du Président IBK commencerait à s’inquiéter. Serait-ce un soutien effectif et sincère ou l’opportunisme ? S’interroge-t-on.
Pour l’heure, l’on s’attèle à tout réorganiser. Exit donc la fameuse plateforme créée par un député de la région de Koulikoro, il y a quelques semaines,  qui n’avait guère eu l’aval du parti, le RPM, encore moins de « Ma Famille d’Abord »
Concernant cette dernière, il a été conseillé de prendre un peu de recul. C’est ce qui explique qu’actuellement la Première dame et le « Fiston national » se font discrets dans l’animation des structures de soutien au chef de l’Etat.
Dans les jours à venir, assure-t-on, une nouvelle plateforme, synthétisée et filtrée, devait naître avec l’espoir de faire réélire « Boua »


Coucou, le revoilà !
Coucou, le revoilà. Ministre de l’Energie et de l’Eau, pendant un bon moment, le patron de la section RPM de la Commune I de Bamako vient d’être recasé à la Présidence de la République en qualité de conseiller spécial. C’était à l’issue du Conseil des ministres de mercredi dernier. C’est le contraire qui aurait étonné en cette veille des élections générales.
Enfant du cercle de Baraouéli, Mamadou Frankaly Keïta avait joué de toute son influence pour rapprocher Ladji Bourama des érudits de la contrée. Il y avait de cela quelques années, l’un d’eux fit le déplacement à Bamako. Et lorsqu’il s’entretint avec IBK, ayant des ambitions présidentielles, il lui promit alors le pouvoir suprême, d’une manière ou d’une autre. Puisque cela se réalisa enfin en 2013, Mamadou Frankaly Keïta fut promu ministre. Quant au grand érudit de Baraouéli, tout fut mis en œuvre pour lui offrir une belle bâtisse dans son village situé à quelques kilomètres de Baraouéli-ville. Bien sûr, le courant fut acheminé au village peu de temps après. Ceci expliquerait-il le come-back de M. Frankaly aujourd’hui ?