Ministère des Mines : Scandale autour des Journées minières et pétrolières

Une commission nationale d’organisation avait été mise en place suivant Décision datée du 19 septembre 2017 et signée par le chef du département, Pr Thiémoko Sangaré. Pendant près de deux mois donc, les représentants de différents ministères, une dizaine, travaillèrent. La Chambre des Mines et les sociétés opérant dans le secteur furent associées. Les représentants d’un bureau « AME TRADE »  apparaissent également sur la décision.

AME TRADE, vous connaissez ?

Au cours de leurs travaux, les représentants des départements ministériels ignoraient tout de son existence ? Seul le ministre-organisateur des journées semblait être au parfum.

En tout cas, des sous-commissions avaient été constituées. Au-delà du Secrétariat permanent, il y a eu les sous-commissions : « Média-Communication », « Protocole… »,  « Finance-sponsoring », « Conférences-exposés », « Santé-Assainissement », « Sécurité-Protection civile », « Organisation du salon de partenariat ». Des objectifs leur étaient fixés, des missions définies. Nulle part le nom  AME TRADE n’apparait dans le tableau dont « Le Sphinx » a copie. Mieux, chaque sous-commission fixa son budget prévisionnel.

Par exemple, à la date du 3 novembre, la sous –commission « Santé »  faisait valoir 13 852 410 FCFA comme budget. Pour le salon de partenariat, c’était juste plus un peu plus de 4 millions. La sous –commission « Protocole » ‘transport, carburant, hébergement,….) réclamait  28 471 250 FCFA. Bref, toutes les autres sous –commissions avaient exprimé leurs besoins. Mais, à la veille de l’ouverture des travaux, ce sont toutes les propositions de travail, du budget, toute la documentation des sous –commissions qui se retrouvèrent entre les mains de la structure AME TRADE et non du Ministère des mines. Autrement dit, ce sont les représentants du bureau AME TRADE qui supplantèrent ceux de l’Administration et de l’Etat.

Bureau d’affaires ou Agence de communication nouvelle version ? S’interrogèrent des participants.

Une petite lecture  de la décision du ministre Thiémoko Sangaré permet de savoir cependant qu’Ame Trade est une société. Ladite société a curieusement pris place dans la sous –commission « Finance-sponsoring », Et c’est là où le bât blesse. En lieu et place des représentants des ministères, c’est la société AME TRADE qui servit d’interface entre les bailleurs de fonds de l’organisation et les participants. Qui se cache derrière cette société ? A qui appartient-elle ?

Ame Trade ? Mais bon Dieu, qui a vendu son âme au Diable ?

 

IBK tance Ami, le PM, Boubèye et Karim

Dans la soirée de dimanche à lundi,  selon nos radars pointés à Sébénikoro, IBK a réuni son épouse, Ami, son fils Karim, le Premier ministre,  Abdoulaye Idrissa Maîga et Soumeylou Boubèye Maiga pour leur remonter, à  tous,  les bretelles. Le châtelain de Sébénikoro a condamné le comportement de chacun d’entre eux. Il les a accusés d’être la source de tous ses malheurs de par leur comportement.

Au Premier ministre à qui il a rappelé qu’il est son beau-frère, il a dit qu’il n’était pas du tout content de son comportement suite à l’altercation qu’il a eue avec les représentants de la CMA. Lesquels  ont juré de rendre impossibles les élections régionales ; obligeant ainsi le gouvernement à les reporter.

En conclusion, Ladji Bourama aurait dit qu’ils entendront parler de lui ces jours-ci. Car, après tout, il est le seul maitre à bord leur a-t-il réaffirmé.

 

 
Après avoir arrosé tout sur son passage à Sikasso, IBK continue à Kita

Cette fois-ci, c’est à travers le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo qu’IBK a étendu sa « générosité » à l’église catholique. Le chef du département a fait le déplacement pour le Pèlerinage de Kita avec 50 briques réparties dans des enveloppes petit format kaki de 500 000 FCFA qu’il a remises aux responsables de l’Eglise catholique du Mali au nom du président de la République. Dans son discours qui a eu l’aval de l’Archevêché, Thierno Hass Diallo a demandé solennellement aux catholiques du Mali de voter IBK à la présidentielle de 2018. Selon nos sources, il a été hué pendant son discours par l’assistance qui n’a pas du tout apprécié le fait que le ministre associe la religion à la politique. Les mêmes sources affirment que l’Archevêque, Jean Zerbo a reçu un appel d’IBK qui lui a souhaité un très bon pèlerinage, tout en lui rappelant que les cadeaux qu’il lui a envoyés ainsi qu’aux 100 responsables de l’Eglise catholique du Mali , c’est pour qu’ils prient pour lui, sa famille et notre pays, le Mali.     

Dans la même veine, le gouverneur a donné 5 bœufs et des denrées alimentaires au nom du président de la République. Tout au long de son trajet, le ministre Diallo a distribué des pagnes wax, des tee-shirts et des casquettes à l’effigie d’IBK agrémentés de billets de 2 000 FCFA neufs. Il a aussi profité de son périple pour rendre visites à deux imams de Kita à qui il a remis 100 000 FCFA au nom du Président.

 

Tout pour rencontrer Macron

Les autorités du Burkina Faso ont demandé à la Munisma de transférer à Ouagadougou,  et ce dans les plus brefs délais,  le corps d’Alfred Millogo, le soldat de 1ère classe de 27 ans décédé le 26 des suites de ses blessures survenues lors de l’attaque du 9 novembre dernier, afin de lui rendre hommage. Elles envisagent d’organiser une cérémonie des Nations-Unies en présence du président de la République française, Emmanuel Macron en visite les 28 et 29 novembre dans le Pays des hommes intègres. Sans aucune dignité, les autorités ont sauté sur l’occasion pour dire qu’elles sont disponibles  pour participer à ladite cérémonie dans le cas où les burkinabés les inviteraient. Tout cela dans l’unique but de rencontrer le jeune et dynamique Président français.

 

Ras Bath met IBK et ses ouailles en quarantaine

 Incroyable mais vrai. Le mardi dernier, alors que se tenait le procès en appel de Ras Bath, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, tous les membres de sa famille et de son cabinet, les membres du gouvernement, l’ensemble des députés de la CPM, les membres du Bnp du RPM, la direction de l’Ortm ont été tous mis sous quarantaine chez eux à Bamako à cause d’éventuels risques sécuritaires que le procès en appel de Mohamed Youssouf Bathily, le bouillant et très populaire chroniqueur, plus connu sous le nom de Ras Bath, pouvait provoquer.

Les chefs d’institutions ont également gardé profil bas en restant chez eux, avec leurs familles. Idem pour les députés CMP. Les bureaux du siège du RPM sis à l’Hippodrome sont demeurés désespérément vides. Le directeur de l’Ortm, Sidiki Konaté,  avait, lui aussi, déserté son bureau de Bozola. En fait, ils sont restés tous confinés chez eux, en attendant le verdict.

Sur ordre des sécurocrates du pouvoir, la sécurité a été renforcée dans tous les lieux sensibles de la capitale (domiciles des caciques du régime, Ortm, les principales artères de la capitale, l’Aéroport Modibo Kéita, où l’avion présidentiel était en position de départ et les pilotes avaient établi un plan de vol dans le cas où.      

 L’annulation du jugement du tribunal de grande instance de la Commune IV a été accueillie avec un ouf de soulagement par tout ce beau monde, malgré la volonté de tout le régime d’anéantir Ras Bath et son père, un autre empêcheur de tourner en rond.

C’est une foule nombreuse qui a envahi, très tôt ce matin la Cour d’Appel et les rues adjacentes  pour soutenir Ras Bath. On notait également la présence des députés Mariko et Gassama. Des membres de « Ma Famille d’Abord » et plusieurs personnalités du régime sont formels : « IBK ne pourra jamais remporter la présidentielle de 2018 si Ras Bath est en vie »

Toutes ces mesures de sécurité auraient coûté la bagatelle de 25 millions de FCFA au budget national. Tout juste après la tombée du verdict, la Prima dona a participé avec une escorte à peine visible à l’inauguration de l’école Sory Diakité à Hamdallaye.

Ouf, on a eu chaud !

 
En escale à Paris pour des vacances au Canada : le président ATT reçu par les autorités françaises avec tous les honneurs

Le président ATT s’est rendu au Canada pour y passer des vacances. Mais pour rallier le pays de l’Erable, il a fait escale à Paris où il a été reçu par les autorités françaises avec tous les honneurs. C’est la preuve de la considération que les autorités françaises ont envers cet homme qu’ils considèrent d’ailleurs comme un ancien chef d’Etat, pour n’avoir jamais cautionné la rupture de l’ordre constitutionnel, même si chez nous, s’agissant du président ATT, certains essaient de faire autrement. Mais,  c’est aussi cela,  la vie  nous apprend qu’on n’est pas toujours prophète chez soi.