Pensée du jour

"Partout où l'on s'est montré méprisant dans ses relations. Où l'on a substitué aux règles de l'humilité et de la tolérance, celles de l'arrogance et du rejet de l'autre, on est allé à l'affrontement sans issue. C'était au Rwanda (le génocide), les bras coupés de Sierra-Léone, cela n'arrive pas qu'aux autres ... Que Dieu nous en préserve ! Mais cela peut exister derrière les buissons de l'intolérance. La catastrophe arrive vite quand on n’a pas le courage de se parler, d’échanger, de regarder l'autre, de faire confiance à l’autre, si différent et si proche. Aux voisins si sacrés, aux amis si chers, aux partenaires si nécessaire"

Alpha Oumar Konaré 

 

Scrutin du 17 décembre : Les Abeilles déploient leurs longues ailes.

Dans les  états-majors politiques, l’on a finalement opté pour la voie du consensus en ce qui concerne l’élaboration des listes des candidatures. A première vue, l’on constate tout de même l’effritement de la Convention de majorité présidentielle (CMP).

De Kayes à Gao, en passant par Ségou, Bamako ou Mopti, partisans et opposants flirtent ensemble.

A Kayes par exemple, l’Adéma-Pasj  conduira la liste comprenant le Parena, l’ADP-Maliba, Sadi, Fare-Awkawuli, mais aussi Asma-CMP, Yéléma, Cnid, UM-Rda.

Le parti de l’Abeille est tête de liste aussi dans la région de Koulikoro. Avec une liste rassemblant l’URD, le Modec, UM- Rda, ADP-Maliba et le Prum. Sans surprise, l’Adéma-Pasj dirige également la liste commune (Cnid, URD, Prum) à Sikasso. A Mopti et Tombouctou, les Abeilles conduisent les listes. A Ségou et Gao, c’est le RPM qui a été préféré dans la course. Le Parti africain pour la solidarité et la justice vient en 2ème, position.

Dans le District de Bamako où la joute électorale sera rude, l’Adéma-Pasj conduit la liste composée du MPR, l’UMP, le Cnid, le PCR, Asma-CFM, APR et l’Umpc.

Au total donc, l’ancien parti au pouvoir de 1992 à 2002 se trouve tête de listes dans six grandes circonscriptions régionales. De quoi redonner plus d’ailes aux Abeilles !

 

Sept bœufs blancs pour Karim Kéita

L’article du journal « Le Pays » de  notre jeune et excellent confrère Boubacar Yalcouyé a fait des vagues à Sébénikoro où selon nos radars postés çà et là, la maitresse des céans a sacrifié sept bœufs  blancs, au même moment où Yalcouyé était sous le feu roulant des questions du juge d’instruction et du sulfureux procureur, Dramane Diarra, ce qui, à notre avis n’est pas normal.

Selon nos sources, la viande des sept bœufs blancs devrait être distribuée dans sept mosquées différentes et consigne a été donnée afin que les sept imams desdites mosquées aient une partie de la viande.

Selon nos sources, le sacrifice des sept bœufs blancs a été ordonné par un marabout réputé de  « Ma Famille d’Abord » afin de conjurer le mauvais qui se dirige vers le Fiston National. Toujours selon les mêmes sources, du côté du Château on dit que : « Ce sont des gendarmes qui auraient enlevé notre confrère et collègue, Birama Touré, qui l’auraient tué et veulent en faire porter le chapeau à Karim »

Rien que ça. « Allah ka tigné démé ! »

 

 

1 milliard pour  Millenium Banico

La société Millenium Banico dirigée très officiellement par le sieur Mamadou Nicolas Sangaré qui a bénéficié du Contrat N° 02-01\2015 avec le GIE UN-SCPC/CMDT/OHVN relatif à la fourniture de complexe coton au titre de la campagne 2016/2017 a bénéficié d’un marché de 1 075 500 000 FCFA. Mais depuis le départ de Kalfa Sanogo et surtout l’annonce de sa candidature à la magistrature suprême, on murmure du côté du RPM que Mamadou Nicolas Sangaré n’est qu’un prête-nom. Millenium Banico appartiendrait en réalité au fils de Kalfa Sanogo. Qui est fou ?

 

 

Des gilets pare-balles qui volent en éclat au premier coup de feu

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile a passé un marché de gilets pare-balles à coup de plusieurs centaines de millions de nos francs à un proche de « Ma Famille d’Abord ». Heureusement qu’avant de distribuer lesdits gilets pare-balles, le ministre Salif Traoré lui-même a décidé d’en essayer un. Il a alors pris son pistolet et a tiré à bout portant sur le gilet pare-balles qui a volé en éclats devant des témoins ébaubis. De quoi donner des sueurs froides, rien qu’en pensant au carnage qu’une éventuelle attaque d’un poste de police pourrait causer.

Ouf !