Scandale à l’Aéroport Bamako-Senou : Le « Camp Damien BOITEUX » démantelé et vendu !

A quand le coup de sifflet final des scandales aux « Aéroports du Mali ».? Pendant que le président de la République du Mali soucieux de la sécurité et de juguler le terrorisme, il nous est revenu que des cadres insouciants du devenir de leur pays ont totalement démantelé et vendu le Camp Damien Boiteux du nom du premier soldat français tombé sur le champ d’honneur lors de la libération du nord Mali par les Forces Seval. 

Du jamais vu dans l’histoire d’un pays en situation de guerre, ce camp construit sur 35 hectares à l’aéroport International Président Modibo KEITA de Sénou par les forces Serval d’une valeur de plus de 3 milliards de nos francs qui vient de disparaître dans des situations obscures a été officiellement remis aux « Aéroports du Mali ». 

De sources concordantes font état de démantèlement et de ventes de ce camp par certains cadres de cette entreprise bien habitués à cette pratique sans qu’il y est la moindre trace dans les comptes de cette société qui vit pourtant ses périodes les plus difficiles depuis plus de 15 ans.

Premier Camp ayant vu le jour dans la crise malienne avant son démantèlement mystérieux, il avait une capacité d’accueil de plus de 2 000 hommes avec des zones viabilisées :

de vie (logement, restaurant, loisirs, etc…),
de pharmacies (hôpital et pharmacie),
centrale électrique,
confort,
aire de décrottage,
de stockage ;
sport,
eau ;
convoi,
route de plus de 4 000 m,

La liste est encore longue.

Cette mauvaise gestion étant la pratique aux Aéroports du Mali depuis bientôt 5 ans selon les sources bien introduites a conduit au rejet pure et simple des comptes 2016 des Aéroports du Mali par les vérificateurs.

Hélas Mme Faye Oumou Dème, l’intérimaire qui était en train d’assainir la situation a été balayée sans raison professionnelle au désarroi du personnel.  Un appel à candidature a été aussitôt lancé et on veut, dès à présent, procéder à la passation de service entre elle et le nouveau directeur.  Le syndicat des aéroports du Mali a saisi la Direction pour s’opposer à cette mesure arbitraire.

Affaire à suivre !!!


Reconstruction du Marché Rose : un scandale financier en perspective

La pose de la première pierre du nouveau Marché Rose s’est effectuée à grandes pompes au grand bonheur des commerçants qui ont trop attendu ce moment pour espérer reprendre leurs étals ravagés par un incendie il y a de cela plusieurs années. Mais depuis que le coût de réalisation a été annoncé, soit 37 milliards de francs CFA les gens se posent des questions sur ce que doit être le nouveau Marché Rose pour coûter cette fortune. D’ores et déjà, beaucoup de Maliens se sont lancés dans des recherches sur les coûts des grands édifices du genre connus en Afrique et ailleurs pour se situer car 37 milliards de nos francs, c’est trop cher payé. Même le Centre commercial de Dubaï et le Forum d’Adjamé en Côte d’Ivoire n’ont pas atteint ce coût-là. Et avec moins que cela, le Burkina Faso a construit une toute nouvelle ville au sein de Ouagadougou, Ouaga 2000. C’est dire que ce dossier de reconstruction du Marché ne fait que s’ouvrir.

 

Projet de bradage de la gare routière de Sogoniko : prête-noms à vos marques !

Il nous est revenu que la gare routière de Sogoniko est dans le collimateur des nouveaux maîtres de Bamako que rien ne peut arrêter dans leur boulimie du foncier. On avance des raisons d’insécurité, de saleté et tutti quanti pour tenter de motiver la vente de cet espace public et de déménager la gare routière. Les prête-noms habituels se frottent déjà les mains pour être en mission. Pourquoi pas, comme d’habitude, des poches de Sébénicoro pourraient bien pousser des gens à postuler comme ce fut le cas avec les bâtiments administratifs du centre-ville rapidement remplacés par de gigantesques chantiers d’immeubles futuristes que les nouveaux propriétaires viennent discrètement visiter les weekends, sans se douter que les langues se délient parfois.

 
Un espace public de Sougouni coura convoité par le nouveau lobby du foncier

En même temps que la gare routière de Sogoniko, un espace appartenant à l’Etat à Sougouni-Coura est condamné par les bradeurs du patrimoine public. Les occupants actuels sont déjà au courant car on veut les empêcher désormais d’y mener des activités ou d’y ériger une quelconque installation. C’est pourquoi ils se sont organisés au sein d’un syndicat dirigé par un ancien Béret rouge. Ce qui ne facilite pas la situation pour ceux qui voulaient très rapidement mener l’opération de bradage. A ce rythme, il ne sera pas faux de dire qu’à Bamako, par ces temps qui courent, on brade plus que l’on ne construit.

 
Scandale foncier en commune IV de Bamako : un dossier encombrant pour Moussa Mara et son parti Yéléma

Les irrégularités constatées dans la gestion du foncier en commune IV dont l’acquisition illégale, voire frauduleuse, d’un titre foncier au nom de la mairie pour le morceler en une soixantaine de parcelles revendues sans la décision du Conseil municipal et sans lisibilité dans les écritures de la mairie, fait l’objet d’une enquête confiée aux gendarmes du camp I de Bamako où la plupart des personnalités entendues sont des responsables du parti Yéléma de Moussa Mara dont lui en personne. Selon des révélations qui nous parviennent, des têtes vont tomber car les limiers du camp I. En tout cas, l’ex Premier ministre devenu un des ennemis jurés du pouvoir n’avait pas besoin de ce dossier qui le poursuivra à coup sûr, surtout à quelques encablures de la présidentielle de 2018.

Appel d’offres concernant le marché du PVI : chassez le naturel, il revient au galop !

C’est le moins que l’on puisse dire avec ce marché du Programme de vérification des importations pour lequel la société Bivac, un clone local de la Multinationale Véritas, est sur le point de rempiler à la fin de son mandat en décembre de cette année. La commission de dépouillement avait choisi la société Web Fontaine, mais selon les observations de la Direction générale des marchés publics, cette société doit être disqualifiée après étude de son dossier et le jackpot devra donc revenir à Bivac. Un remake du dernier appel d’offres concernant ce marché du PVI où la société Cotecna qui était en pole position, a été recalée à la dernière minute sous le prétexte qu’elle n’avait pas de quitus international. Et c’était la deuxième fois que cette société se voyait ainsi éliminée de la course pour des raisons pas trop évidentes. Certainement que nous reviendrons sur ce marché du PVI.

 
SAHEL OCCIDENTAL: Des hommes armés sévissent encore

Tout a commencé dans la nuit du 24 au 25 septembre. Aux portes de la ville de Nara, c’est le poste de gendarmerie de Mourdiah qui a été la première cible. Selon des témoins contactés par « Le Sphinx », les assaillants étaient assez nombreux et circulaient dans des véhicules et à motos. Lourdement armés, ils n’avaient en face qu’une poignée de gendarmes. Combat alors inégal, certains pandores ont dû se fondre dans la nature. Les assaillants sont repartis tout de même avec leurs véhicules et du matériel de leurs bureaux, sans oublier armes et munitions.

A l’appel, certains éléments manquaient toujours. Comme une habitude, cet après coup que les renforts sont arrivés sur place.

Mardi 26 septembre, les hommes armés se sont ensuite signalés dans la localité de Dioura, un carrefour stratégique sur la route de Léré, pas très loin de Foita,  à la frontière mauritanienne. Là, c’est un agent des services socio-sanitaires du nom de Bara Kalilou Yara,  qui a été enlevé. Jusque-là l’on ignore sa destination et son sort. Mais, tout indique que dans les deux cas, Mourdiah et Dioura, les assaillants proviendraient de la forêt de Wagadou qui se prolonge en Mauritanie.

Rappelons que toute la zone, de Nampala à Léré, Nara et environs, fait partie du Sahel occidental, géographiquement parlant. Depuis les années 90, elle est la proie régulière des hommes armés, des rebelles mais point de terroristes !

 

 Ex-Bas Aérienne B: On reparle de la fameuse « Villa »

Ladite villa avait été occupée par l’ex-chef d’Etat, le Général Moussa Traoré, jusqu’à son déménagement au Palais présidentiel de Koulouba. Puis, c’est son successeur, le Général Amadou Toumani Touré qui l’occupa de 1991 à 1994. Nommé Premier ministre, Ibrahim Boubacar Kéita y élit domicile jusqu’au à son départ de son poste. Notons qu’à côté de la fameuse villa, il y avait une autre de même envergure. A un pas du départ du pouvoir du chef de l’Etat de l’époque, Alpha Oumar Konaré, la presse faisait état de la volonté de certains responsables politiques de s’approprier leurs domiciles de fonction. Pour le cas de la villa de l’ex-Base Aérienne B, le nom de son occupant avait été évoqué. Face au tollé soulevé, Konaré et les siens quittèrent le pouvoir sans y parvenir.

Aujourd’hui, c’est son ancien Premier ministre qui est au pouvoir. D’importantes  sommes d’argent ont été dépensées pour faire des deux villas la « Maison des Hôtes » de marque.

Et depuis quelque temps, l’actuel chef de l’Etat passe de bons moments dans celle qu’il occupait auparavant. En plus du Palais de Koulouba, siège de la Présidence de la République, il dispose déjà d’un domicile, ultra rénové, à Sébénikoro. Des rumeurs évoquent d’une possible vente de la fameuse villa. Si cela se confirmait, qui en serait l’acquéreur ? Des administrateurs attestent qu’une vente a bel et bien eu lieu. Et que des traces de documents ont passé par le Trésor public. Le chef de l’Etat rendrait un énorme service à la Nation en éclairant l’opinion publique. Au nom de la morale dans la gestion des affaires de l’Etat.

 
Vie de l’Adéma-Pasj: Qu’est-ce qui fait courir le Pr Dioncounda Traoré

Le week-end dernier, l’ancien président de la République de Transition, le Pr Dioncounda Traoré, se trouvait à Sikasso en 3ème région. L’accueil à l’entrée de la ville n’échappa à personne. Gouverneur, maire, responsables politiques et administratifs, tous étaient présents. Une semaine auparavant, le Professeur se trouvait à Ségou, en 4ème région. Atmosphère quasi-identique lors de son passage. En début de mois, il était dans la ville minière de Kéniéba avant de faire une escale dans son Nara natal. Dans les localités visitées, rapporte-t-on, Dioncounda Traoré parraine des activités culturelles et sportives, rencontre des notabilités ou les responsables politiques et administratifs. Point de mots sur ses ambitions politiques, précise-t-on pour le moment. Pendant ce temps, une pétition circule toujours à Bamako et ailleurs prétendant lui faire appel en vue de la présidentielle de 2018. Y aurait-il une relation de cause à effet ? Le professeur serait-il réellement tenté par l’aventure ? Ou bien, y aurait-il anguille sous roche ?