Tous les sécurocrates de la capitale sur les dents

 Pour faire face au meeting de la Plateforme couplé avec le retour de Ras Bath de son périple européen, on a remarqué la présence d’une équipe de garde rapprochée privée composée d’une vingtaine de personnes s’exprimant toutes en Français et lourdement armées dans deux villas sises à côté de l’hôtel Eden village non loin du domicile du président de la République à Sébénikoro.
Au même moment 40 éléments lourdement armés avec 8 véhicules équipés de 12/7 étaient prépositionnés  dans la cour de la SE, 4 véhicules se trouvaient devant l’Ortm.  8 drones en service dont 2 pour les gardes du corps privés surveillaient la résidence du président de la République dont l’ensemble de la famille regroupée à Sébénikoro.

100 éléments du GMS étaient en faction devant la belle-famille du président de la République à Quinzambougou. Ce n’est pas tout, on a interdit à tous les chefs d’institutions et à tous les ministres de sortir tandis qu’il a été demandé aux caciques du RPM de rester cloitrés chez eux.  Enfin, la sécurité a été renforcée au Château de Sébénikoro où tous les membres de la famille ont été regroupés.

Et pour boucler la boucle, tous les gardes du corps ont été rappelés en renfort avec pour ordre de passer la nuit au service.


 

 
Sit-in à l’Ambassade de France

 Hier, jeudi 03 août, ils étaient des centaines de jeunes à répondre à l’appel du mouvement  «On a tout compris, Wati sera» qui organisait un sit-in devant l’ambassade de France à Bamako. Après l’exécution de l’hymne national, les manifestants ont scandé des slogans hostiles aux forces internationales,  Barkhane et Munisma, accusées de passivité face aux groupes rebelles et terroristes. «  On en a marre, A bas la Munisma, A bas la France » pouvait-on entendre. Un important dispositif de policiers a empêché les manifestants de s’approcher de l’ambassade.

Seulement, il est à rappeler que personne ne fera la guerre à la place des Maliens. Arrêtons de chercher des boucs émissaires. Tous au front !

 

Gouvernance IBK : Encore la main de l’extérieur

Dans la polémique créée autour du projet  de texte relatif  à la révision de la constitution du 25 février 1992, beaucoup de voix avaient dénoncé une ingérence extérieure. Il a été question de fortes pressions exercées sur le pouvoir pour faire avaler la couleuvre de l’Accord de paix. Aussi, n’avait-on pas hésité à murmurer le nom d’un avocat français comme l’auteur du texte. Ce que ce dernier a du reste démenti. Alors que cette situation  enflamme la scène politique, voilà qu’une autre polémique s’annonce. Elle est liée à l’Office central de prévention  de lutte  contre l’enrichissement illicite (Oclei).

C’est la récente visite d’une délégation  du Fonds monétaire international (FMI) qui a permis à la société civile de savoir les dessous. En rencontrant, en effet, les organisations patronales et les syndicats, les émissaires du FMI n’ont pas manqué de réclamer l’accompagnement des uns et des autres pour la mise en marche de l’office. Car, selon eux, c’est l’une des conditionnalités pour le décaissement de la 2ème tranche de leur aide à l’exercice budgétaire en cours. Injonction a été faite dans ce sens au gouvernement malien.

Réplique immédiate des syndicats. En faisant rapidement un examen de la 2ème tranche, ils ont su qu’elle avoisinait les 120 milliards de FCFA. Or, les services d’assiettes du pays (Impôts, Trésor, Douanes) à eux seuls dépassent les 1 300 milliards FCFA. A leurs interlocuteurs du Fmi et par ricochet le gouvernement malien, ils ont ainsi demandé de choisir  entre la stabilité du pays et les miettes d’ailleurs. Message apparemment perçu par qui de droit.

 
Gendarmerie nationale: L’argent de la Mutuelle fait débat

Ces derniers temps, les réunions se suivent et se ressemblent au sein de la Gendarmerie nationale. Et pour cause, les cotisations versées dans les caisses de la mutuelle n’auraient pas été gérées de façon orthodoxe. Des prêts non remboursés ont été signalés. Des ayants droits attendent leurs dus. Des responsables de la Mutuelle sont désormais dans le collimateur de la justice. Pas plus tard que vendredi dernier, des gendarmes ont failli en venir aux mains. La hiérarchie a dû jouer la médiation, en attendant d’y voir clair.