ASSOCIATION DE SANTÉ COMMUNAUTAIRE DE GARANTIGUIBOUGOU - ASACOGA

 

Quand les rapaces du RPM prennent la santé de la population en otage


 C’est tout simplement gravissime ! Non content d’avoir causé la faillite de ce service public, le maire RPM de la Commune V du District de Bamako contribue en ce moment à bloquer la machine et compromettre tous les acquis, bien entendu, au détriment de sa population.

Les faits portent sur le Centre de Santé Communautaire de Garantiguibou (ASCOGA). Une structure tombée en faillite pour cause de mauvaise gestion. Et c’est l’Assemblée Générale qui, en 2014, a fait le triste constat soit une dette de 13.223.070 F CFA envers les fournisseurs de médicaments, des arriérés de salaire de deux mois à hauteur de 1.200.000 F CFA, ceux de l’INPS (6.486.034 F CFA, de la SOMAGEP (196.094 F CFA), d’EDM S.A (428.856 F CFA). Aussi, la structure n’avait même pas de compte bancaire.

Au regard du désastre ainsi enregistré, l’Assemblée Générale a très logiquement chargé une nouvelle commission de gestion présidée par Dr Traoré Bintou Sangaré, chargée de redresser la situation et de rembourser les créances. Ce, par décision N°73/MCV en date du 01 Mars 2013.

Et deux ans après la prise en main de la nouvelle équipe, la situation s’améliora de manière très satisfaisante. En effet, au moment du dépôt du bilan à la date d’Août 2017, les salaires étaient régularisés et payés au plus tard le 25 du mois, idem les factures d’eau et d’électricité ; les arriérés INPS ainsi que les autres factures de l’ordre de 1.772.450 F CFA furent acquittées; les rayons de la pharmacie garnis et le plateau technique fonctionne normalement…

Ledit centre a aujourd’hui deux comptes bancaires à la BIM dont le solde au 30 Août 2017 était de 20.116.488 F CFA et de 66.655 F CFA et une liquidité de 1,7 millions F CFA. Tout baigne donc ! La commission de gestion méritait évidemment les félicitations du Maire. Mais ce dernier avait une autre idée derrière la tête. En lieu et place des congratulations, il décida de mettre en place un bureau provisoire et tenez-vous bien, composé pour la plupart, des membres de l’équipe à l’origine de la faillite. Ce n’est pas tout. Le président dudit bureau, à savoir Seydou Dabo, ne réside pas au quartier Garantiguibougou.

Aussi, cette structure a été installée en toute illégalité puisque ne respectant pas les principes édictés par les statuts et règlement intérieur de l’ASACOGA.  En d’autres termes, il revient à cette A.G de valider un bureau même provisoire. Par ailleurs, la commission de gestion n’a pas présenté son bilan financier. C’est à l’absence de sa présidente que le Maire a unilatéralement décidé de tout chambouler et d’exiger ensuite la passation de service avec le bureau provisoire fantoche.

Toute chose que la présidente de la commission de gestion a refusée et le lui a fait savoir par correspondance. Les membres de ladite Commission ont, en outre rencontré le Maire en vue de lui signaler le caractère illégal et illégitime de son bureau provisoire. Pour toute réponse, il leur a avoué ne rien ignoré de tout cela. Mais qu’à cela ne tienne, le bureau en question continuera de bénéficier de son soutien indéfectible.

Il nous revient que le maire en question et son équipe sont du RPM. Ceci explique donc cela. Mais où est donc la morale ? Après tout, ne s’agit-il d’abord de l’intérêt vital des populations ?

Aux dernières nouvelles, les membres de la Commission de gestion auraient décidé de saisir le Bureau du Vérificateur général.

A suivre donc

Batomah Sissoko