CES ENFANTS ET VEUFS DE SOLDATS MALIENS LAISSÉS POUR COMPTE
«
A cause de Dieu, aidez-nous ! »

De guerre lasse en désespoir de cause, elles se sont rendues au siège de l’Association KAROUAL Renouveau  International en début de semaine dernière pour y rencontrer son El Hadj Oumar Abou Touré, Président de l’Association. Leurs époux, Gendarmes, Gardes et Policiers sont morts pour la patrie. Et avec de nombreux enfants sous le bras, elles ne bénéficient de la moindre assistance de l’Etat. « Ces dames que vous voyez ici, selon le Président de Karoual Renouveau, sont les épouses de militaires. Leurs maris ont péri. Elles n’ont aucun moyen, aucun espoir. Et pis ! Elles n’ont obtenu aucun droit. Voici leurs témoignages pathétiques.



Safiatou Oumar Sidibé. Feu mon mari était Gendarme du nom de Issa Youssfou Traoré. On était à Bankass. En 2015, le poste de Gendarmerie où il se trouvait a été attaqué en 2015. Il fut tué laissant derrière lui quatre (04) orphelins et une veuve que je suis désormais.
Nous vivons en location, mes enfants et moi dans une chambre unique. Je n’ai perçu aucun droit de mon défunt mari. Je demande aux autorités de penser au sort de ces femmes et enfants. Les charges sont insuportables. Les enfants sont inscrits à l’école… Nous ne bénéficions d’aucun droit ! Aucun ! Pis ! Après sa mort sur le champ de bataille, nous n’avions reçu le moindre de ses objets personnels (argent, téléphone, habits…), rien ! Seulement, le message annonçant sa mort. Nous demandons aux autorités, à cause de Dieu de nous venir en aide. Surtout de nous payer nos droits. Il se trouve qu’il y a deux poids et deux mesures. Certaines d’entre nous perçoivent leurs dûs. D’autres non ! C’est parce que nous n’avions aucun soutien que nous avons approché les responsables de KAROUAL.
Je m’appelle Nafi Diawara : Mon défunt mari était Gendarme. Il a été le 02 Juin 2015 à Dogofry. Il a laissé derrière lui trois arphélins dont deux garçons et une fillette. Nous vivons en location. Feu mari n’a laissé aucun héritage. Pas même un terrain vierge !
La hiérarchie nous avait promis de prendre la scolarité des enfants en charge, de donner un logement. Mais rien de tout cela n’a été fait ! Elles ignorent même à l’heure actuelle si nous existons. La situation est vraiement intenable ! Nous avons besoin d’aide et de soutien ! Nous souffrons !
Je m’appelle Halima Traoré : mon mari était gendarme. Il a été tué à Sévaré. Nous avons 4 enfants. Nous sommes en ce moment à la charge de ma belle-mère. Nous n’avons perçu le moindre droit et assistance.  Nous sommes laissées à nous-mêmes. Nous en appelons aux pouvoirs publics.
 
Je m’appelle Astan Bocoum. Feu mon mari était gendarme, de la promotion 200. Il a été tué suite à l’attaque de Boulkessi [pleurs]. Il laisse derrière lui une fillette avec laquelle nous vivons en location. Pour faute de paiement de frais scoalires, elle a été chassée de l’école.  Et aujourd’hui, nous risquons d’être mis déhors par le propriétaire de la maison pour non-paiement de loyers. Je ne travaille pas et je ne gagne rien !
 
A tous Maliens, nous demandons aide et assistance. A cause de Dieu ! Nos maris sont morts pour la patrie [sanglots]
Je me nomme Assetou Maïga. Mon mari était gendarme du nom de Abdoulaye Dougnon. J’ai trois (03) filles. Je suis désormais tout pour elles. Elles ont été plusieurs fois renvoyées de l’école pour nos paiement des frais scolaires. Dieu merci ! Le Directeur de l’école en question est homme de Dieu ! Il m’accorde des faveurs ! Je demande au chef de l’Etat de penser à nous, à toutes ces veuves et orphélins dont les maris et pères sont morts pour la patrie.
Je m’appelle Adam Sidibé. Mon mari est décidé en 2014 à Tombouctou. Il était Garde. Gravement blessé, il a été évacué sur Bamako à l’hôpital Luxembourg. Mais il n’a reçu aucun médicament. Nous avons-nous-mêmes payé les ordonnances. Avec mes enfants, nous vivons dans une chambre unique dont la toiture est percée en maints endroits. Nous apprécierons vraiment des aides. Nous en avons besoin. Nous sommes demunis.
Je me nomme Ténémah Coulibaly. Mon mari s’appellait Bakary Yacouba Koné. Il était policier, décédé en 2015. Il était en poste à l’ORTM où il était permanement en garde suite aux événements de 2012. Le stress et la fatigue sont à l’origine de sa longue maladie des suites de laquelle il mourut laissant derrière lui 7 enfants. Nous percevons une pension très minime par rapport aux charges. Par pitié, aidez-nous !
 .