Loi sur la lutte contre l’enrichissement illicite

 Après 72 h de grève, le SYNTADE monte encore au créneau et dépose un autre préavis

 

Après les 72 heures de grève contre  la loi sur la lutte contre l’enrichissement illicite qu’il a observé les  25, 26 et 27 octobre dernier, le SYNTADE vient une fois de plus de déposer un autre préavis de grève. Cette foi-ci de cinq jours, prévus pour les 6, 7, 8, 9 et 10 novembre 2017. 

L’annonce a été faite  mardi dernier par les responsables du Syntade lors de la conférence de presse qu’ils ont animée à la Bourse du Travail en présence de certains membres de la Centrale Syndicale de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali(UNTM) qui l’ont déjà donné leur soutien.

Au dire du secrétaire général du Syntade Yacouba Katilé, cette loi adoptée et promulguée par le président de la République est discriminatoire, sélective, anticonstitutionnelle, ne se fondant sur aucune base juridique.

A signaler aussi que même un rapport de la Banque Mondiale a fustigé cette loi qu’il juge discriminatoire et contre-productif.

Selon Katilé, cette loi viole les conventions internationales que le Mali a eu à ratifier au niveau sous régional et au niveau international, avant d’indiquer que cette grève du Syntade n’est pas spontanée.

En effet, le Syntade a fait toutes les démarches possibles au niveau des plus hautes autorités, à savoir le Premier ministre pour montrer l’incongruité de la loi. Il dira que le Syntade porte 7 griefs contre cette loi, à savoir sa rétroactivité (manque de précision), son caractère sélectif. Ici, il dira que dans la forme et dans le fond, cette loi a exclu d’autres corporations du développement socio- économique du pays et seule une catégorie d’agents de l’Etat sont concernés. « Les députés qui ont voté cette loi ont été astucieux et se font fait exclure en même temps que les membres du gouvernement d’où son caractère sélectif. » Les autres griefs sont entre autres : la dénonciation ou le délit d’apparence. Là, il a indiqué que ce principe est contraire à notre mode de vie sociale.

Selon le secrétaire général du Syntade, ce principe à tendance à diviser notre société en créant la haine et la méchanceté dans notre société et à nous diviser davantage. Il dira qu’un autre grief serait la charge de la preuve qui est contraire à toute règle de droit où celui qui est accusé doit prouver le contraire, c’est pour cela que nous ne l’accepteront pas. Et si les 72 heures de grèves observées la semaine dernière n’ont pas suffi pour leur faire revenir à la raison, nous avons déposé un autre préavis cette fois-ci pour cinq jours à partir du lundi 6 jusqu’au vendredi 10 novembre 2017.

 A.M.N